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La Nouvelle République
du 14 avril 2007

Dans les conditions du réel (14/04/2007)
 

Le Stade Poitevin a le sentiment d'avoir rempli une grande partie de sa mission en se qualifiant pour les play-off et il n'a pas tort car le championnat de France n'a pas fait de quartier en laissant quelques pointures sur la bande d'arrêt d'urgence. La rencontre face aux Parisiens constitue donc une échéance sans enjeu puisque Poitiers est assuré de participer aux phases finales et Asnières a obtenu son maintien. « Ce qui ne nous empêchera pas de disputer cette rencontre avec le plus grand sérieux » indique l'entraîneur parisien, Mathias Patin qui n'oublie pas que les siens se sont imposés au tie break lors du match aller. De son côté, le Stade Poitevin, privé de Kilama et donc d'une rotation sur le poste de receptionneur-attaquant, doit se placer dans les conditions des play-off. Ce qui n'échappe à personne.

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Lecat : “ Outsiders en play-off ” (14/04/2007)
Les deux dernières rencontres de championnat sont moins anodines qu'elles n'y paraissent. Le suspense est évacué pour les play-off mais ces matches vont servir de tremplin au Stade Poitevin. L'entraîneur fait le point.

Depuis mardi, l'essentiel est acquis avec la présence du Stade Poitevin en play-off. En revanche, il s'agit de la troisième et dernière chance du club pour décrocher la Ligue des Champions. Avez-vous le sentiment que vos joueurs sont sous pression, ce qu'ils ne supportent pas toujours ?

« Quelle pression ? Au club, des titres ont été annoncés mais pour accéder au sommet, il faut s'appuyer sur des joueurs de grande expérience, ce que nous ne possédons pas à Poitiers. Pas encore. Nous avons disputé les phases finales de la coupe de la CEV, nous étions dans le dernier carré de la Coupe de France et nous voici en play-off. Cela prouve une certaine stabilité dans les résultats mais c'est tout. Je ne considère pas pour autant que nous avons raté les deux opportunités précédentes car il nous manquait deux points pour battre Piacenza et un peu de fraîcheur, donc de lucidité, pour s'imposer devant Tourcoing. Ici, il y a plus de pression qu'ailleurs mais cela nous permet avancer. »

Vous parlez de stabilité du groupe mais on annonce déjà plusieurs départs…

« Je n'anticipe jamais. Nous sommes en pleines discussions avec les joueurs en fin de contrat et nous allons essayer de conserver l'ossature du groupe. Ce que je souhaite, évidemment, mais il y a les impératifs du marché. Le problème est économique, tout le monde le sait. Nous ne disposons pas de suffisamment d'argent pour acheter des joueurs très performants, c'est la raison pour laquelle il faut fidéliser nos joueurs et saisir des éléments d'expérience à des prix abordables. Je suis persuadé que, seule la continuité peut garantir l'existence d'un groupe qui gagne. »
 
“ Le titre de champion de France est le plus difficile à obtenir ”
 

On peut tout de même imaginer que vous allez repartir avec un groupe modifié alors que vous-même n'avez qu'un an de contrat pour reconstruire…

« J'ai effectivement un an de contrat, ensuite on verra. Et si on doit modifier cette équipe de manière importante, on le fera pour trouver un nouvel équilibre. Ce sera sans doute compliqué car les calendriers pré-olympiques sont déments la saison prochaine mais nous sommes là pour apporter des solutions. »

Êtes-vous seul pour gérer les mouvements d'intersaison ?

« Nous travaillons de manière collégiale et c'est quelque chose que je respecte. Il ne faut pas faire n'importe quoi. Mais nous manquons de temps alors que j'en demande. Je vous donne l'exemple de Baranek qui a eu peu de temps de jeu la saison dernière et qui est titulaire cette année. Il faut savoir être patient et respecter le rythme de progression de chacun. »

Dans quel état d'esprit abordez-vous ce match contre Asnières ?

« L'assurance de participer aux play-off a levé la chape qui pesait sur les épaules des joueurs. Psychologiquement, je les sens bien. Il reste deux rencontres sans enjeu à disputer mais il s'agit de passerelles pour améliorer le collectif. Nous allons arriver dans le dernier carré en position d'outsiders, sans pression, et c'est sans doute une très bonne chose pour nous. Asnières ne sera pas pris à la légère, au contraire. Nous sommes prêts. »

Vers qui va votre préférence pour la demi-finale : Paris ou Cannes ?

« Sincèrement, je n'ai aucune préférence. Les deux équipes sont en avance sur nous. L'une a déjà atteint ses objectifs de champion, l'autre est composée de joueurs d'expérience et a les moyens de ses ambitions. Le titre de champion de France est le plus difficile à obtenir. Il faudra battre tout le monde pour passer. Je suis dans cet état d'esprit. »

Propos recueillis par Jean-Jacques CECCON

 

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