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Ouest France du 11 mai 2006

Volley-Ball : Les Costarmoricains ratent le coche

Pro B (finale aller des play-off) Saint-Brieuc - Asnières: 2-3

Menés deux sets à zéro, les Parisiens ont su, tout en se faisant plaisir dans le jeu, renverser la tendance avant de s'imposer devant une équipe briochine qui n'a pas su donner à cette rencontre le grain de folie qu'on était en droit d'espérer.

A voir les cheveux colorés des 3 B parisiens Bleuze, Bazin et Blaise, le public pouvait croire qu'il allait assister à une rencontre festive. Mais du côté briochin, on devait rapidement se rendre compte que le grain de folie ne serait à nouveau pas au rendez-vous. C'est avec sérieux qu'ils entraient dans la rencontre qui ressemblait d'entrée à un classique match de championnat. Julien Laporte qui allait réaliser une prestation de qualité emmenait dans son sillage des partenaires qui profitant d'une mise en route parisienne laborieuse creusaient rapidement un premier écart. Avec Sayfulin et Hudima qui faisaient tourner le compteur on se retrouvait vite à 16-11.

Patin resserrait alors rapidement les boulons au temps mort technique. Peros se rappelait alors au bon souvenir de ses anciens partenaires et ramenait son équipe à égalité 16-16. Mais ce n'était que feu de paille. En bon capitaine Bellebon relançait la machine pour faire tomber le premier set dans l'escarcelle briochine 25-21. La seconde manche allait être la copie conforme. Avec un résultat final identique 25-17. Les choses semblaient bien engagées pour les locaux. Mais en continuant à jouer avec beaucoup de plaisir, les Parisiens remettaient le nez à la fenêtre. Bleuze et Zorguy faisaient bien des misères à une défense locale devenue friable. 25-23, le match était relancé. Nénad Djordjevic faisait alors entrer sa classe biberon avec Temgoa et Tupou. Mais Asnières ne desserrait pas l'étreinte et menait rapidement 16-10. Le retour sur le terrain des briscards ne changeait pas la donne. 25-22, on allait se départager au tie-break. Déjà vainqueur à deux reprises en championnat, les parisiens euphoriques retrouvaient leurs automatismes pour réussir la passe de trois. Ce qui au vu de la rencontre n'est finalement que très logique même si les Briochins ont pu rêver pendant deux sets. « Ce match est à l'image de notre saison avec un relâchement classique au troisième set qui relance à chaque fois l'adversaire. Ceci dit, notre objectif était atteint avant le match », concluait le capitaine briochin David Bellebon.