Premier
de la saison régulière de Pro B, Asnières Volley n'a pourtant
rien d'un ogre. A l'heure d'entamer samedi sa poule de promotion
face à Chaumont, le club des Hauts-de-Seine a su rester fidèle
à ses principes, puisqu'il est souvent considéré dans le monde
du volley comme le meilleur club formateur de France. Avec un seul
étranger (le Serbe Marko Peros) et un seul joueur qui atteint les
26 ans (Renaud Doué), Asnières fait tache dans le paysage de la
Pro B.
« Dans les autres équipes, il y a
pléthore d'étrangers et beaucoup de joueurs d'expérience. Ici,
on est en cohérence avec notre politique », explique avec fierté
André Patin, l'entraîneur. Une fierté compréhensible puisque
outre son fils, Mathias, qui approche les 100 sélections avec les
Bleus, André Patin a remporté les titres nationaux chez les
jeunes en dirigeant Sébastien Frangolacci, Philippe Barça-Cysique
et Hubert Henno, tous internationaux désormais.
L'éclosion de la nouvelle génération
asniéroise cette saison risque cependant d'impliquer de nouveaux
départs à l'intersaison. « Je suis rodé maintenant. Mais si on
monte en Pro A, les jeunes voudront également se montrer pour
prendre de la valeur », espère André Patin. Avant de parler
d'avenir, Asnières va devoir gagner sa place parmi l'élite en
remportant la poule à quatre qui comporte également
Saint-Quentin, Chaumont et Martigues, trois adversaires qui ont déjà
battu Asnières cette saison.
Gaël Anger