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du 27 septembre 2002

Mathias Patin : « Un aboutissement pour moi »

Si sa sélection, au printemps dernier, lors des qualifications pour l'Euro 2003, avait pu être une surprise, celle pour le Mondial brésilien, qui débute demain, est une confirmation. Mathias Patin (28 ans), le passeur d'Asnières (Pro A), repart en campagne avec l'équipe de France et livre ses impressions à deux jours du premier match face à la Tunisie.

PATINOIRE D'ASNIERES, LE 16 SEPTEMBRE. Même lors de ses brefs passages à Asnières, Mathias Patin s'entretient afin d'être au top dimanche pour l'entrée en lice de la France dans le Mondial. (LP/FREDERIC DUGIT.)

Philippe Blain (entraîneur national) a choisi de vous faire de nouveau confiance pour le Mondial. Vous attendiez-vous à cette sélection ?

Avoir autant la confiance des entraîneurs me surprend un peu, c'est vrai. Lorsque je suis arrivé à la passe, en mai pour les qualifications à l'Euro 2003, j'évoluais pour la première fois comme titulaire en équipe de France. Les résultats ont suivi et j'ai bénéficié de notre bon parcours, notamment lors des poules de Ligue mondiale. Ces Mondiaux constituent un aboutissement pour moi.

Que vous ont appris vos deux premières campagnes tricolores ?

Elles m'ont apporté une expérience du très haut niveau et de tout ce que cela exige. J'ai bénéficié d'un entraînement différent et de points de vue sur le jeu autres que ce que j'ai connu en club. Tout cela m'a sûrement fait progresser mais j'ai du mal à m'en rendre compte. C'est peut-être lorsque je retrouverai Asnières en championnat que je m'en apercevrai le mieux.

Après le championnat, vous avez enchaîné avec les qualifications pour l'Euro 2003 puis la Ligue mondiale sans prendre de repos. Où en êtes-vous sur le plan physique ?

La fatigue se fait sentir de temps à autre. Mais nous sommes en compétition presque en permanence et on apprend à gérer cela au mieux. Parfois, on pense un peu à la blessure mais cela ne me hante pas. Le poste de passeur est moins exposé. L'épaule est moins sollicitée que celle des attaquants et nos sauts ont une amplitude moindre.

Au point de vue volley, ne ressentez-vous pas une saturation sur le plan mental ?

C'est peut-être l'aspect le plus dur à gérer. Garder sans cesse la motivation n'est pas évident. Mais le groupe s'est fixé des objectifs intéressants et réussit de bonnes performances. Tout cela aide à bien gérer les choses sur le plan mental.

Votre expérience en bleu aura-t-elle de l'influence sur votre rendement futur en club ?

Au niveau volley, je suis sûr d'arriver au top à l'ouverture du championnat de Pro A (NDLR : le 26 octobre) . Même si une petite fatigue persistera, je serai bien physiquement. Le problème est que je ne disposerai que d'une semaine pour pouvoir me régler par rapport au reste de l'effectif. Travailler les relations passeur-attaquants demande du temps, d'autant que nos trois centraux ont changé. Je vais vite devoir m'adapter.

Quels sont les objectifs de l'équipe de France ?

On a hérité d'une poule difficile avec la Russie, vainqueur de la Ligue mondiale, la Tunisie, championne d'Afrique, et une Bulgarie très physique. On s'est fixé comme objectif les demi-finales, ce qui est difficile mais jouable si on retrouve le jeu que nous avions produit au début de l'été.

Propos recueillis par Laurent Degradi