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Ouest France du samedi 14 décembre 2002 |
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Les Rennais engagent leur avenir Pro A : le Rennes EC se déplace à Asnières ce soir (20 h) A Asnières, Rennes joue un match couperet qui devrait conditionner son avenir. Nul besoin de se voiler la face, l'heure est venue pour les Bretons de sortir du trou où ils ont pris place depuis quelques semaines. Face aux banlieusards parisiens, qui ne comptent qu'un seul succès, la tâche semble abordable. Mais le REC est convalescent et jamais à l'abri d'une surprise ou d'une désillusion. Le temps passe, les journées défilent et le goût de la victoire, si intense en début de championnat, a disparu du registre des saveurs rennaises. Il faut remonter au dimanche 17 novembre pour se remémorer le parfum du succès et encore, il avait un arrière-goût mi-figue mi-raison. Ce soir-là à Courtemanche, le Rennes EC avait disposé d'Avignon pour le compte des seizièmes de finale de la Coupe de France... Depuis plus rien ! Le compteur est bloqué à deux. Le REC patine, s'angoisse, cafouille son volley si tonitruant lors des premières journées. Cette période faste est, aujourd'hui, au rang des souvenirs. Désormais, les Bretons sont dans l'obligation d'enfiler le bleu de chauffe. Devant Tourcoing, samedi dernier, ils ne sont pas parvenus à faire trembler un leader, vraiment impressionnant. Face aux Nordistes, Lundtang et ses partenaires, déstabilisés par l'absence d'Éric Martin au poste de libero, ne furent pas en mesure de contrarier l'insolente marche en avant des équipiers de Laurent Capet, même si Knudsen et Coskovic sont apparus plus dans leur sujet. Cela ne suffit pas pour titiller Tourcoing, surtout quand la réception est aux abonnées absentes. A Asnières, les Rennais sont au pied du mur. Il n'est pas infranchissable. Mais la spirale dans laquelle sont aujourd'hui empêtrés les hommes de Basic n'incite pas à l'optimisme. La briser constituerait une bonne bouffée d'air. Le gain du match de ce soir a une importance capitale. Les mots ne sont pas vains. Ils conditionnent le futur des Rennais. Un succès et le REC serait nominé dans la catégorie des équipes du ventre mou du championnat. Une position qui lui conviendrait à merveille, lui qui n'avait d'autres prétentions que d'assurer son maintien pour son retour en Pro A. Une défaite et le REC serait nominé dans la catégorie des galériens en quête de maintien. Une position plus difficile à assumer et surtout bien moins palpitante. Martin de retour Jean-Yves Le Roux, le président, se refuse à toutes prospectives et tente de rassurer. « Cette rencontre n'est pas capitale mais elle reste très importante. Un succès nous permettrait de mettre Asnières à deux points, surtout qu'après nous les recevrons à Courtemanche. Il ne faut pas mettre de pression sur les joueurs mais il ne faut pas se masquer non plus, elle existe bien. Face à Tourcoing, on a remarqué que si un élément nous manquait, on pouvait être rapidement mis en difficulté. Veljko Basic n'a rien à se reprocher. Je reste convaincu que nous possédons une bonne équipe. Maintenant, il faut conclure un match. A Asnières, on a les moyens de faire quelque chose. » Martin, absent samedi dernier, sera là, tout comme Pavel Holcik, souffrant du dos cette semaine, mais qui finalement tiendra sa place. Tout le monde est sur le pont pour ce rendez-vous à l'odeur de soufre. Stéphane BOIS. |