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Ouest France du vendredi 13 décembre 2002 |
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Asnières n'a que le maintien à l'esprit Pro A : adversaire du Rennes EC, samedi à 20 h Le Rennes Etudiants Club, qui reste sur quatre défaites consécutives, se déplace samedi à Asnières. Face à l'avant-dernier du championnat, les Bretons n'auront pas le droit à l'erreur. Seulement, les banlieusards parisiens sont dans le même état d'esprit et comptent sur la venue du REC pour se refaire une petite santé après un difficile début de championnat. Toulouse, Avignon, Asnières, Rennes : quatre formations que bon nombre d'observateurs comptent parmi les « candidats » à la relégation. Ces équipes n'ont qu'une idée en tête cette saison : sauver leur peau et rester en Pro A. Aussi, les confrontations directes sont particulièrement importantes. Si Rennes a gagné à Avignon, en revanche l'équipe de Basic a perdu à Toulouse. Du coup, le match de samedi à Asnières s'annonce capital, tant sur le plan mathématique que de la confiance. La formation des Hauts de Seine pointe actuellement à la 13e place (sur 14). Une seule victoire à l'actif des banlieusards parisiens, face à Dunkerque 3-0. Un début de saison particulièrement délicat avec des revers face à Poitiers (3-1), Tours (3-0), Nice (3-1), Sète (3-2) et Paris (3-1). « Mais il faut remarquer que l'on a joué que des gros morceaux, note l'entraîneur André Patin. Le calendrier n'était pas évident et on devrait aborder une période plus évidente. Je constate tout de même que mise à part face à Tours, nous avons toujours pris au moins un set. Cela prouve que nous ne sommes pas largement dominés. Il faut dire que notre préparation a été perturbée. » En effet, Asnières, qui a perdu des éléments importants à l'intersaison comme Marion (Tourcoing) ou Ognier (Nice), a dû reconstruire un collectif en l'absence de son passeur, Mathias Patin, brillant troisième du Mondial avec l'équipe de France. « Travailler sans le passeur, ce n'est pas l'idéal au niveau des automatismes, reconnaît l'entraîneur et père de l'international. Il y a encore des petits ratés dûs à ce manque de travail en commun, des imprécisions qui ne pardonnent pas. Mais cela tend à s'améliorer. Nous avons parfois eu notre chance au cours de nos dernières rencontres, mais nous n'avons pas su les saisir par manque de constance et de confiance. Le vrai critère en volley, c'est la régularité dans le positif. Nous en manquons encore. » Salle indisponible Fort d'un recrutement intéressant, avec notamment le central Bulgare Radko Kolev qui évoluait à Tours l'an passé, ou encore l'attaquant yougoslave Jovan Vukanovic, Asnières espère bien avoir mangé son pain noir. Pour confirmer l'embellie, une victoire face à Rennes est indispensable. « C'est un match très important même si on ne saura que plus tard s'il était capital, enchaîne André Patin. Toutes les équipes sont abordables dans ce championnat car un match recense beaucoup d'incertitudes. A nous de savoir finir les rencontres. » Parmi les handicaps d'Asnières, il a incontestablement la salle dans laquelle évoluent les partenaires de Mathias Patin. « Depuis près de deux ans, notre gymnase est indisponible en raison de travaux dans la piscine adjacente. Du coup, nous sommes obligés de jouer à 20 km de là, dans une salle excentrée. Le public ne nous suit pas et c'est difficile pour l'équipe. » Aux Rennais, donc, de profiter de tout cela pour ramener un deuxième succès à l'extérieur après celui obtenu à Avignon. C'était le 2 novembre, déjà... Edouard REIS-CARONA. |