Sauf mention contraire, tous les articles sont issus du journal Le Parisien
Le volley à Asnières, c'est comme le football à Saint-Etienne! (Asnières-info)
"Patin n'a qu'à moins bien former ses jeunes, les autres ne viendront plus lui piquer." (Volley-ball Magazine)
Le Stade Poitevin a le sentiment d'avoir rempli une grande partie de sa mission en se qualifiant pour les play-off et il n'a pas tort car le championnat de France n'a pas fait de quartier en laissant quelques pointures sur la bande d'arrêt d'urgence. La rencontre face aux Parisiens constitue donc une échéance sans enjeu puisque Poitiers est assuré de participer aux phases finales et Asnières a obtenu son maintien. « Ce qui ne nous empêchera pas de disputer cette rencontre avec le plus grand sérieux » indique l'entraîneur parisien, Mathias Patin qui n'oublie pas que les siens se sont imposés au tie break lors du match aller. De son côté, le Stade Poitevin, privé de Kilama et donc d'une rotation sur le poste de receptionneur-attaquant, doit se placer dans les conditions des play-off. Ce qui n'échappe à personne.
Les deux dernières rencontres de championnat sont moins anodines qu'elles n'y paraissent. Le suspense est évacué pour les play-off mais ces matches vont servir de tremplin au Stade Poitevin. L'entraîneur fait le point.
Depuis mardi, l'essentiel est acquis avec la présence du Stade Poitevin en play-off. En revanche, il s'agit de la troisième et dernière chance du club pour décrocher la Ligue des Champions. Avez-vous le sentiment que vos joueurs sont sous pression, ce qu'ils ne supportent pas toujours ?
« Quelle pression ? Au club, des titres ont été annoncés mais pour accéder au sommet, il faut s'appuyer sur des joueurs de grande expérience, ce que nous ne possédons pas à Poitiers. Pas encore. Nous avons disputé les phases finales de la coupe de la CEV, nous étions dans le dernier carré de la Coupe de France et nous voici en play-off. Cela prouve une certaine stabilité dans les résultats mais c'est tout. Je ne considère pas pour autant que nous avons raté les deux opportunités précédentes car il nous manquait deux points pour battre Piacenza et un peu de fraîcheur, donc de lucidité, pour s'imposer devant Tourcoing. Ici, il y a plus de pression qu'ailleurs mais cela nous permet avancer. »
Vous parlez de stabilité du groupe mais on annonce déjà plusieurs départs...
« Je n'anticipe jamais. Nous sommes en
pleines discussions avec les joueurs en fin de contrat et nous allons
essayer de conserver l'ossature du groupe. Ce que je souhaite, évidemment,
mais il y a les impératifs du marché. Le problème est économique, tout
le monde le sait. Nous ne disposons pas de suffisamment d'argent pour
acheter des joueurs très performants, c'est la raison pour laquelle il
faut fidéliser nos joueurs et saisir des éléments d'expérience à des
prix abordables. Je suis persuadé que, seule la continuité peut garantir
l'existence d'un groupe qui gagne. »
"Le titre de champion de France est le plus
difficile à obtenir"
On peut tout de même imaginer que vous allez repartir avec un groupe modifié alors que vous-même n'avez qu'un an de contrat pour reconstruire...
« J'ai effectivement un an de contrat, ensuite on verra. Et si on doit modifier cette équipe de manière importante, on le fera pour trouver un nouvel équilibre. Ce sera sans doute compliqué car les calendriers pré-olympiques sont déments la saison prochaine mais nous sommes là pour apporter des solutions. »
Êtes-vous seul pour gérer les mouvements d'intersaison ?
« Nous travaillons de manière collégiale et c'est quelque chose que je respecte. Il ne faut pas faire n'importe quoi. Mais nous manquons de temps alors que j'en demande. Je vous donne l'exemple de Baranek qui a eu peu de temps de jeu la saison dernière et qui est titulaire cette année. Il faut savoir être patient et respecter le rythme de progression de chacun. »
Dans quel état d'esprit abordez-vous ce match contre Asnières ?
« L'assurance de participer aux play-off a levé la chape qui pesait sur les épaules des joueurs. Psychologiquement, je les sens bien. Il reste deux rencontres sans enjeu à disputer mais il s'agit de passerelles pour améliorer le collectif. Nous allons arriver dans le dernier carré en position d'outsiders, sans pression, et c'est sans doute une très bonne chose pour nous. Asnières ne sera pas pris à la légère, au contraire. Nous sommes prêts. »
Vers qui va votre préférence pour la demi-finale : Paris ou Cannes ?
« Sincèrement, je n'ai aucune préférence. Les deux équipes sont en avance sur nous. L'une a déjà atteint ses objectifs de champion, l'autre est composée de joueurs d'expérience et a les moyens de ses ambitions. Le titre de champion de France est le plus difficile à obtenir. Il faudra battre tout le monde pour passer. Je suis dans cet état d'esprit. »
Propos recueillis par Jean-Jacques CECCON
L'équipe d'André
Patin, le père de Mathias, est certes en bonne posture avec un point
d'avance sur Saint-Brieuc et, surtout, cinq sur Avignon et sept sur Nice.
Mais, à huit journées de la fin de la saison régulière, les jeux sont
loin d'être faits.
Tours VB - Asnières 92, demain, à 20 h, salle Grenon.
Pour le maintien en Pro A, comme pour la qualification en play-off, la
bagarre continue de faire rage. Ce qui donne tout son piment à un
championnat particulièrement disputé cette saison.
Dans ce contexte, il est certain que s'il est un club qui n'a pas trop
apprécié la victoire de Nice à Tours, c'est bien celui d'André Patin.
Déjà tout naturellement supporter de son fils, quand il ne l'a pas en
face de lui, l'entraîneur d'Asnières aurait bien sûr préféré que les
Niçois repartent de Touraine avec un zéro au compteur.
« C'est certain, sur ce coup, le TVB nous a pourri l'affaire,
explique-t-il. Mathias a eu beau me dire qu'ils ne l'avaient pas fait exprès,
je ne l'ai pas félicité. Mais, en même temps, ça ne m'a pas étonné
outre mesure. Parce que le TVB est plutôt moins bien à domicile qu'à
l'extérieur et, s'il arrive à se transcender contre les gros, il a
tendance à se relâcher contre les petits. C'est probablement
inconscient, mais, justement, c'est plus difficile à maîtriser. »
Pour Asnières c'est Tours qui aura la pression
Et André Patin de se dire que ce serait bien qu'il en soit ainsi samedi
soir. Sans trop y croire cependant : « Chat échaudé craint l'eau
froide. Il serait étonnant que le TVB se fasse piéger une nouvelle fois.
Et puis je n'ai pas oublié qu'on a déjà joué Tours à deux reprises,
et on a perdu à chaque fois. Il n'empêche que sur ce match, ce sont les
Tourangeaux qui auront la pression. Car, pour nous, ce type de rencontre
ne peut apporter que du bonus si on prend des points. Le maintien se
jouera quand on recevra coup sur coup Saint-Brieuc, Nice et Avignon en fin
de championnat. Evidemment, si on pouvait les affronter avec une avance
suffisante, ce serait forcément mieux. » Asnières, qui a disputé ses
deux derniers matchs avec un effectif à 100 % français (« du jamais vu
depuis 20 ans en Pro A et c'était déjà nous », se félicite André
Patin) récupérera le Croate Juricic qui a repris l'entraînement cette
semaine, mais sera toujours privé de Zorgui. Et que personne n'en doute,
côté tourangeau, comme à leur habitude, les Banlieusards joueront crânement
leur chance.
« Après tout, peut-être que les Tourangeaux joueront bien et qu'on les
battra quand même, conclut André Patin. Pour peu qu'on arrive à les
faire douter. »
Gérer le doute ? André Patin a bien compris qu'il s'agissait du point
faible du TVB.
L'ÉQUIPE D'ASNIÈRES. 1. Jean-François Perez (central) ; 2. Yannick Bazin (passeur) ; 3. Antonin Rouzier (pointu) ; 4. Florent Roure (passeur) ; 6. Clément Bleuze (réceptionneur) ; 7. Igor Juricic (central) ; 8. Grégory Patin (libero) ; 9. Vladimir Raicevic (réceptionneur) ; 10. Tommy Senger (central) ; 11. Evrard Frontin (réceptionneur) ; 12. Bandiougou Traoré (réceptionneur). Entraîneur : André Patin.
ASNIERES - POITIERS : 3-2 Coup d'arrêt pour le Stade Poitevin
Olivier Lecat était très vigilant avant ce déplacement
dans les Hauts-de-Seine. L'entraîneur poitevin avait raison mais son équipe
n'a pu éviter le piège asniérois.
Pourtant, l'entame de match fut à l'avantage des visiteurs. On eut même
l'impression qu'il y avait une classe d'écart entre les deux équipes. Anderson
Menezes et Youngberg étaient très présents en attaque, alors que les locaux
semblaient peiner à la réception. Pourtant, le Stade se faisait rejoindre
(19-19) et encaissait un 6-1 bien malvenu. Asnières avait la première manche
en poche. Les Poitevins réagissaient dans la deuxième, remettant les pendules
à l'heure (25-19).
Troisième set décisif
Les deux équipes se rendaient coup pour coup (22-22). Et après cinq balles de
sets, c'est Asnières qui reprenait l'avantage sur le fil (29-27). Le gain de
cette troisième manche allait s'avérer décisif par la suite.
Fatigués mais lucides, les Poitevins parvenaient bien à remporter le quatrième
set, synonyme de tie-break (23-25). Mais, face à un adversaire avide de faire
chuter l'un des cadors du championnat, ils courbaient l'échine pour la première
fois de la saison à l'extérieur.
Asnières bat Stade Poitevin 3-2 en 1 h 47
(25-20 en 19', 19-25 en 23', 29-27 en 28', 23-25 en 24', 15-12 en 13')
Arbitres : MM. Parville et Lambert
Asnières : Perez (10), Bazin (5), Bleuze (20), Juricic (9), Raicevic
(11), Frontin (10), puis Senger, Roure. Libero : Patin
Stade Poitevin : Samica (20), Anderson Menezes (15), Kilama (11),
Youngberg (15), Pujol (5), Kieffer (17), puis Sidibé (2), Porporatto. Libero
Lobato.
L'UN, PARIS, a été sacré champion de France de Pro A. L'autre, Asnières, a remporté le titre national de Pro B. A une semaine d'intervalle, les deux clubs phares d'Ile-de-France ont imposé leur loi sur le volley français.
Tours, le 6 mai. « C'est le bouquet final », jubile Veljko Basic, l'entraîneur du Paris Volley, arrivé de Rennes au début de la saison. Son équipe est championne en battant Tours, le tenant du titre (3-1 à l'aller, 3-0 au retour). Avec un groupe totalement renouvelé et jeune, il offre à Paris un nouveau sacre après ceux de 2000, 2001, 2002 et 2003. « Un titre inattendu », avoue Jiri Novak, l'homme de tous les trophées, « acquis avec la rage et la chance », jubile le passeur brésilien Rafaël Redwitz, l'un des sept étrangers du groupe, avec son compère Aranha, Nilsson (Suède), Novak (République tchèque), Hotulevs (Lettonie), Bergmann (Allemagne) et Skorc (Slovénie). Le Paris Volley avait connu l'accent canadien avec Glenn Hoag, il traverse une nouvelle ère cosmopolite avec Veljko Basic. Les mois suivants, Paris prendra l'accent brésilien sous la conduite de Mauricio Paes.
Avec la même réussite. Asnières, le 13 mai. Une semaine seulement après son glorieux voisin, c'est au tour d'Asnières de connaître l'apothéose d'un titre. Dominateurs et leaders tout au long de la saison régulière de Pro B, les jeunes joueurs d'André Patin remportent, en deux matchs secs (3-2, 3-1), la finale face à Saint-Brieuc. Ils permettent ainsi à Asnières de retrouver l'élite après trois saisons de purgatoire au niveau inférieur. Formée depuis des années par Patin, sans le moindre joueur étranger et composée de « potes », dixit le passeur Yannick Bazin, dont huit d'entre eux évoluent ensemble depuis six ans, l'escouade asniéroise signe là l'une des plus belles pages d'un club au passé prestigieux (six titres de champion en Elite et deux en Coupe de France). « Il n'y a qu'à Asnières qu'on peut réussir cela », affirme André Patin, le gardien du temple.


Pro A. Saint-Brieuc - Asnières : 2-3. Après avoir eu le match en mains, les Briochins ont manqué de constance pour inquiéter une équipe parisienne en confiance
Peut-être contractés par l'importance de l'enjeu, les
Briochins avaient du mal à rentrer dans le match. Fébriles en réception, ils
s'avéraient vite une proie facile pour Clément Bleuze qui alignait six points
de suite sur service (8-6). Ndaki MBoulet sonnait alors le réveil et ses
partenaires retrouvaient progressivement leur volley.
A 14-16, tout semblait redevenu possible. Mais ce n'était que feu de paille.
Frontin et Bleuze reprenaient leur pilonnage en règle. Djordjevic avait beau
chercher à casser le rythme en demandant deux temps morts, mais cela ne
troublait en rien la belle machine parisienne qui, avec un 8-2 assassin scellait
sans surprise lesort du premier set 25-18. Pour tenter d'arrêter l'hémorragie
défensive, Djordjevic faisait rentrer Knezevic a la place de Tchouassi.
Coaching payant puisque, réception stabilisée, les Briochins pouvaient enfin
alimenter leurs attaquants dans de meilleures conditions. A commencer par
Mboulet qui s'en donnait à coeur joie. Et comme Bunford et Radovic fermaient la
porte au filet, l'écart se creusait logiquement. Déstabilisés, les visiteurs
avaient le tort de s'énerver ce qui facilitait encore la tâche des Briochins
et de Mboulet qui faisait le spectacle. 25-20, le match était relancé
En pleine confiance à l'image de Bunford impérial et de Evtoukovitch qui trouvait tout de suite ses marques, les locaux ne lâchaient plus rien. Bleuze et Frontin sous l'éteignoir, les visiteurs tentaient vainement de s'accrocher. Mais Knezevic, impressionnant, et les siens faisaient la course en tête. Le duo Anton Ndaki-Mboulet faisait le spectacle avant que Pesl, en patron, ne donne le set aux locaux (25-21). Dos au mur, les visiteurs, à l'image de Bazin et Rouzier prenaient alors tous les risques. Pesl et les siens allaient résister un temps, mais Bleuze retrouvé et Juricic dans le bon timing enfonçaient vite le clou. Djordjevic multipliait les changements, mais sans résultats. 25-16, tout allait se jouer au set décisif.
En recherchant systématiquement Rossillol en grosse difficulté, les visiteurs faisaient d'entrée le trou en menant 5-1. Un temps mort de Saint-Brieuc n'y changeait rien. Les Parisiens se contentaient alors de dérouler. Et comme côté briochin le ressort était cassé, Asnières empochait logiquement la mise.
SAINT-BRIEUC - ASNIÈRES : 2-3 (25-18 en 21', 19-25 en 21', 21-25 en 25', 25-16 en 20', 15-8 en 13').
Arbitres : Mrs Leconte et Debarre. 1 000 spectateurs
SAINT-BRIEUC : Tchouassi 3, Anton 2, Radovic5, Mboulet25, Bunford8, Pesl13, Rossillol puis Knezevic4, Evtoukhovitch 4.
ASNIÈRES : Perez 5, Bazin 5, Rouzier 21, Bleuze 27, Juricic 11, Patin, Frontin 18 puis Roure, Senger 1.
Deux semaines après s’être
affrontées au gymnase des Courtilles, les deux équipes ont remis le couvert
cette fois dans le challenge de la Ligue, bouche-trou avant la reprise du
championnat le 8 décembre, pour le TLM, avec la réception des
Toulousains.
Asnières peinait à entrer dans la partie et se retrouvait mené 5 à 1 puis
8-3 face à un six tourquennois composé de Maréchal, Ateljevic, Songolo,
Tolar, Barca-Cysique et Weick. Le TLM, sur sa lancée, caracolait à 5-11
devant un adversaire péchant en réception et en défense. Barca-Cysique,
Tolar, et Ateljevic s’en donnaient à coeur joie en attaque. Et pour avoir
quelque peu déserté le filet, le club des Hauts-de-Seine payait au prix fort
cet oubli.
8-17, André Patin tentait d’insuffler du sang neuf et des idées nouvelles
en faisant entrer Taoré et Raicevic.
Mais à 18-9, 15-21, malgré un relâchement, les Nordistes continuaient de
contrôler la situation. À 15-23, les Asniérois tentaient de se remobiliser
à la faveur d’un temps mort salvateur. Sur deux services de Frontin, le TLM
se ressaisissait cependant pour en terminer à 18-25 en 21’par Songolo, le
joker médical appelé pour suppléer Montméat, victime d’une triple
fracture à un pouce.
Loin de se déconcentrer par cette réussite, les Tourquennois
s’appliquaient à mettre la pression encore et toujours au filet sur leurs
rivaux, et, il le fallait bien, devant des Asniérois beaucoup plus présents
dans l’entame du second set qu’ils ne le furent dans le premier. 4-7, 8-6,
avec un Capet continuant de faire banquette dans un six de départ où Marcelo
avait essayé, avec succès, de donner du temps de jeu à certains joueurs qui
en manquaient.
10-10 puis 12-10, Tourcoing venait d’essuyer un 4-0.
Au coude à coude dès lors avec leurs hôtes jusqu’à 20-20, les
Tourquennois, faute de n’avoir pu décrocher leurs adversaires, en étaient
quittes pour lâcher un set : 26-24 en 31’, comme il y a deux
semaines… Le TLM était loin de donner les garanties d’une confiance bien
ancrée mais Asnières, plus constant, allait, lui, donner un sacré coup de
main en multipliant les mauvais choix. 8-16 sauf à déjouer à son tour,
Tourcoing était placé d’idéale façon pour reprendre son emprise sur le
match. Asnières chahuté à 9-18, 13-22, s’inclinait 25-17 en 18’. Loin
d’être profitables, la coupure et le changement de côté amplifiaient les
lacunes asniéroises (1-5).
Le TLM commettait alors l’erreur coupable de s’endormir. 9-7, le réveil
était brutal. Asnières, ragaillardi, menait aux Télémistes un 13-11. Piqué
au vif Tourcoing alignait alors une série de points pour s’envoler à 13-18 !
Mais c’est en grignotant chaque point que la ligne d’arrivée était
atteinte à 20-25 en 18’.t
JACQUES COUDURIER
ASNIÈRES - TOURCOING : 1 - 3
(18-25, 21’; 26-24, 31’ ; 17-25, 18’ ; 20-25, 18’).
Arbitres : MM. Chaladay et Juan.
• Six de départ de Tourcoing : Maréchal, Ateljevic, Songolo,
Tolar, Barca-Cysique et Weick.


Cahin-caha, le TLM continue d’avancer
dans ce début de saison un peu chaotique. Avec trois défaites à domicile,
voilà une formation dans l’incapacité de rivaliser avec les grosses écuries
de ce championnat que sont Paris, champion de France en titre, Tours, Cannes
et Poitiers, autres cylindrées à avoir conquis le titre ces dernières années
alors que Tourcoing jouait, bien malgré lui, les dauphins de pure
composition, après avoir affiché ouvertement ses ambitions d’inscrire au
moins une fois son nom au palmarès d’une compétition.
Avec tous ces points abandonnés en cours de route en sept lieues, la troupe
de Marcelo s’est mise dans la peau d’un improbable roi sans couronne :
être ou ne pas être, telle est la question dans ce championnat mal engagé.
Reste la Coupe également avec ses aléas, son tirage favorable ou pas, cette
part de chance, même si pour briguer la victoire finale il faut être en
mesure de battre tout le monde n’importe où et à tous moments. Cette
culture de la victoire, étrangère pour l’heure aux Tourquennois, attachée
à regagner confiance et sérénité avec un groupe renouvelé, et après
quelques couacs pour le moins malvenus face à Montpellier, Poitiers ou Paris,
salle Pierre-Dumortier.
Alors, gagner dans les Hauts-de-Seine vendredi soir face à un promu, c’était
le moins que pouvaient faire Laurent Capet et les siens pour se relancer dans
la course aux demi-finales. Un set de mise en route (18-25) et l’affaire était
dans le sac.
« Arriver en demi-finales ne sera pas une mince affaire. Ce sera même
très dur. Il y a beaucoup de postulants et seulement quatre élus.
Beauvais constitue une surprise en soi après huit journées. Ils ont
emmagasiné beaucoup de confiance avec Lica, leur pointu roumain, qui est
l’un des meilleurs marqueurs de ce championnat, l’un des trois meilleurs
d’Europe. Un championnat relevé où il nous faudra pour rivaliser avec les
meilleurs travailler notre physique, notre technique, notre tactique, durant
cette trêve. On a sur ces trois plans une belle marge de progression »,
soulignait Marcelo au sortir de ce quatrième déplacement victorieux, alors
que les Anges Verts attendent toujours, avec une belle fidélité et une belle
patience, un premier succès à domicile.
Beauvais, battu en Picardie par Cannes 3-0, Poitiers défait en quatre sets
chez lui par de valeureux Briochins, l’écart a fondu. Il n’est plus que
de deux longueurs sur Poitiers, quatrième, et quatre sur Beauvais, troisième.
Jacques COUDURIER
Michel LABAEYE (directeur sportif du TLM) : « On fait quatre erreurs de relance dans le premier set quand on était à + 2. On les fait jouer ensuite. Mais nos joueurs ont su très vite se ressaisir. A l’arrivée, on fait une prestation très propre ! Tourcoing a six semaines devant lui pour travailler d’arrache-pied et montrer ses muscles face aux autres prétendants qui trônent, déjà, dans la Galerie des Glaces de la FFVB avec des trophées en pagaille, quand le TLM se lamente de n’être qu’un second attitré. » MARCELO (entraîneur du TLM) : « On ne perd pas un set, c’est Asnières qui nous le prend. C’est une équipe qui sait bien jouer au volley. Elle s’est bien comportée. Avec André Patin qui est un très bon formateur et très bon pédagogue, Asnières est entre de bonnes mains. Ce match s’est joué une fois encore sur la confiance. Je félicite le groupe pour cette belle réaction. Ce n’est qu’une étape. Pour arriver en haut, il faut battre les plus forts ! » André PATIN (entraîneur d’Asnières) : « On perd contre une belle équipe mais sans se battre. On a subi. Mes joueurs n’ont pas pu, ou pas su trouver les ressources pour se révolter. On a fait des fautes. Trop de fautes. On fait des cadeaux… »





BEAUVAIS (3e) - ASNIÈRES (5e), ce soir (20 heures). Arbitres : MM. Deregnaucourt et Berard.
Asnieres : Perez, Bazin, Rouzier, Roure, Zorgui, Bleuze, Juricic, Raicevic, Senger, Frontin. Libero : G. Patin. Entr. : A. Patin.
Battu la semaine dernière sur son parquet des Courtilles par Rennes (2-3), Asnières se rend à Beauvais avec la ferme intention de renouer avec le succès. « Beauvais est invaincu et vient de battre Poitiers, précise André Patin.
Pour gagner, on devra retrouver le niveau qui était le nôtre à Toulouse (NDLR : victoire 3-0, 1re journée). » Ce match aura également une saveur particulière pour Antonin Rouzier, Florent Roure et Grégory Patin qui portaient les couleurs de Beauvais la saison passée.
Les Rennais ont obtenu un succès important en banlieue parisienne. À confirmer contre Toulouse samedi prochain à Courtemanche
Cela devient, déjà, une bonne habitude. Après avoir joué et perdu un tie-break décisif, mardi lors de l'ouverture du championnat contre Poitiers avec à la clé un premier point au classement, Rennes a récidivé face à Asnières, samedi soir. Mais cette fois-ci, les coéquipiers de Christian Strehlau ont fait pencher la balance du bon côté en obtenant une première victoire en championnat.
Un succès logique pour les hommes de Boris Grebennikov dans des conditions particulières. « Le temps était très orageux et la salle fermée. Les joueurs transpiraient beaucoup. Il fallait nettoyer souvent le parquet et les coupures furent nombreuses. »
Après deux premiers sets maîtrisés de bout en bout, les Rennais perdaient un peu de leur concentration et de leur attention. Des soucis qui s'expliquaient aussi par une baisse de régime de Mihaïlov. « Danail a été malade pendant trois jours. Il a été obligé de changer de maillot trois fois pendant le match. Il a laissé beaucoup d'énergie au début de la rencontre. L'ensemble a aussi subi un coup de mou sur les troisième et quatrième manches. »
Le gardien de la salle avait alors la bonne idée d'ouvrir les portes. Les Rennais retrouvaient des couleurs et ne laissaient aucune chance à Asnières lors du tie-break décisif. « La fraîcheur est revenue en fin de quatrième set et la condition physique aussi. Nous avons terminé le match comme un TGV à 200 à l'heure (sic) ! ».
Un beau succès pour le REC qui ne s'attendait pas à une partie de plaisir dans les Hauts-de-Seine. « Je me méfiais de cette formation que nous avions affrontée deux fois lors des rencontres de préparation. Je savais que cela ne serait pas facile. C'est une équipe qui a l'habitude d'évoluer ensemble. Elle a de belles capacités techniques et est capable de réaliser des exploits. »
Peu à peu, les automatismes se mettent également en place, à Rennes. Si le pointu Ondrej Hudecek avait été le grand artisan de la belle résistance face à Poitiers, l'entraîneur louait cette fois-ci une performance d'ensemble : « Nous avons fait preuve d'un bel esprit collectif. L'équipe a été soudée de bout en bout et a affiché une sérénité de tous les instants. Tous les joueurs ont bien joué. Mihaïlov, Nemec, Hudecek et Strehlau ont tous affiché des statistiques assez proches (une douzaine de points). Nous avons aussi dominé au contre (8-6). Asnières a uniquement été supérieur au service. »
Boris Grebennikov compte s'appuyer sur ces bonnes intentions pour s'installer encore plus confortablement dans le haut de tableau. L'opération commence samedi prochain avec la réception de Toulouse. Des Toulousains qui avaient été nettement dominés lors de la première journée à domicile... contre Asnières.
Pro A. Asnières - Rennes EC : 2-3. Après avoir remporté les deux premiers sets, les Rennais, trop sûr d'eux, ont laissé filer les deux suivants. Ils ont retrouvé leur jeu dans le tie-break pour décrocher un premier succès.
Le REC se déplaçait en terre francilienne pour cette deuxième journée de pro A. les joueurs de Grebennikov affrontaient le promis Asnières, qu'ils avaient déjà battu sans perdre une manche en préparation. De quoi leur donner confiance, et même un peu trop pendant deux manches.
Les bases de la rencontre étaient jetées dès l'entame. Avec un bloc compact au contre et Strehlau présent devant le filet, les Rennais faisaient rapidement le break (5-7). Asnières s'accrochait en jouant le plus simple possible mais commettait de nombreuses fautes techniques. De quoi redonner l'avantage aux visiteurs (13-17). Rajoutez-y 5 services dans le filet et la manche allait aux Bretons (19-25, 25'). Asnières pouvait compter sur Bazin et Rouzier au service pour se détacher (3-2 puis 7-4). Les deux formations tentaient alors des points difficiles, mais les nombreux temps morts finissaient par casser le rythme. À ce jeu c'est Rennes qui s'en sortait le mieux (11-11) et finissait même par déstabiliser son adversaire. Cardos y était pour beaucoup, jouant de la naïveté des locaux sur certaines phases de jeu. La bonne gestion du temps bretonne les plaçait dans des conditions idéales (23-25, 32'). Mais à trop vouloir jouer « tactique », les « Blancs » oubliaient d'attaquer. La réception devenait aléatoire (4-3 puis 12-9). Cette fois les temps morts n'y changeait rien. Trop sûrs d'eux, les Rennais laissaient filer la manche (22-15 puis 25-19, 25'). Asnières voulait la victoire et tentait de faire céder Rennes dans de longs échanges. Les visiteurs jouaient avec les serviettes pour casser le rythme (12-8 puis 13-14). Nemec enchaînait enfin les smashes sur les côtés, et le plus dur semblait être fait. Mais les locaux retrouvaient leur fluidité pour finalement s'imposer sur le fil (25-23, 30'). Pourtant, comme par magie, le REC retrouvait son jeu dans cette ultime manche. Ne laissant aucune chance à leur vis-à-vis, les Bretons multipliaient les grosses frappes et se détachaient rapidement pour leur première victoire à l'extérieur (6-15, 13').

PREMIÈRE SORTIE RATÉE POUR TOULOUSE QUI S'INCLINE SÈCHEMENT 3 SETS À ZÉRO, AVEC BEAUCOUP DE DÉCHETS.
Spacer's : addition salée et service pas compris
Deuxième
match dans le tout nouveau Palais des sports et deuxième revers pour les
équipes toulousaines. Après les handballeurs défaits contre Dunkerque,
les volleyeurs aussi ont subi la loi de l'équipe d'Asnières, pourtant
promue. Décidément, les locaux ne sont pas encore dans leur jardin...
Trois sets secs : l'addition est salée pour les Toulousains dans une
rencontre où, des deux côtés du filet, le service n'était apparemment
pas compris : 12 et 13 fautes d'engagement ! « Même si, comme le
remarquait après coup le capitaine des Spacer's Davy Chedemail, nous
avons eu des possibilités (notamment dans le second set). Au niveau
comptable, la différence n'est pas si grande. Après, il est vrai que
nous avons manqué d'agressivité. » Au contraire des visiteurs, qui,
dixit l'entraîneur toulousain Josef Smolak, « ne laissaient jamais
tomber le ballon ».
Après un premier set qu'on dira d'observation, le deuxième - le plus
long, le plus accroché - verra Toulouse avoir jusqu'à cinq points
d'avance (16-11, 17e). La fin se jouera au couteau, les Spacer's obtenant
même une balle de set (24-23, 29e).
3ème MANCHE À SENS UNIQUE
La troisième
manche ne sera pas vraiment du même tonneau : comme impuissants, les
Toulousains seront menés de bout en bout face à une équipe d'Asnières
tout en puissance. Avec, au passage, les deux anciens des Spacer's,
Antonin Rouzier et Florent Roure, qui ne se gênèrent pas pour se
rappeler au bon souvenir de la maison rose... « On a écouté les
consignes du coach et on ne s'est pas posé de questions, commente le
premier. L'un des clés du match, c'est aussi la grande variété dans nos
attaques. »
« Peut-être que la salle flambant neuf nous a inhibés », s'interroge
Josef Stanek. Les Spacer's restent en tout cas sur leur faim et ils n'ont
que quatre jours pour changer de menu. Dès samedi, c'est le Sud, avec
Avignon, qui se présentera à André-Brouat.
« Nous n'avons pas joué notre jeu, conclut le coach tchèque. C'est
peut-être une bonne chose. Vivement ce week-end qu'on se réveille ! »
À bon entendeur...
Patrick Desprez
SPACER'S
TOULOUSE VB - asnières VB 92 : 0-3 (23-25, 25-27, 21-25). 400 spectateurs
environ.
Arbitres : MM. Todorov (Rhône-Alpes) et Bernard (Aquitaine). Points marqués
: 146 (69 + 77). Durée : 1 h 22'(1er set 26' ; 2e : 32' ; 3e : 24').
TOULOUSE
: 3 aces (Slavev, Boula et Rejlek) ; 10 contres gagnants (Stanek et Bartik,
3) ; 38 attaques gagnantes (Rejlek, 16) ; 17 fautes directes (dont 12 au
service).
Six de départ : Slavev (8), Boula (2), Stanek (9), Chedemail (cap., 3),
Bartik (9), Rejlek (18). Libéro : Rafidison. Plus : Gendrey (2). Entraîneur
: Josef Smolka.
ASNIÈRES : 1
ace (Roure) ; 9 contres gagnants (Perez, Rouzier et Bleuze, 2) ; 50
attaques gagnantes (Rouzier, 17) ; 18 fautes directes (dont 13 au
service).
Six de départ : Perez (5), Bazin (6), Rouzier (19), Zorgui (6), Bleuze
(cap., 13), Juricic (6). Libéro : Patin. Plus : Roure (1) et Senger (4).
Entraîneur : André Patin.
A l'aube de la nouvelle saison, le volley francilien peut fièrement bomber le torse. Champion de France en titre, le Paris Volley sera accompagné cette saison par Asnières en Pro A. Après trois ans de purgatoire, le club des Hauts-de-Seine retrouve en effet l'élite. Mais si Paris a pour ambition de conserver son titre et de bien figurer en Ligue des champions, Asnières tentera de faire mentir les statistiques.
« Sur les six dernières années, 80 % des promus sont immédiatement redescendus. Il y a un écart avec les gros budgets. Dans ces conditions, le maintien, ce serait déjà bien », prône André Patin. Pour réussir cette mission, l'entraîneur asniérois comptera sur une recette inchangée. « Nous jouerons la carte de la jeunesse et de la formation. Il y a 75 étrangers en Pro A, nous n'en avons qu'un, mais ce n'est pas un aveu de faiblesse », assure Patin.
Paris débutera la saison par la réception d'Avignon, ce soir (20 h), dans la salle Charpy de Charlety (13e). Dans le même temps, Asnières se rendra à Toulouse. Cette saison, seuls les quatre premiers de la saison régulière disputeront les play-offs.
APRES RESPECTIVEMENT trois et deux semaines d'entraînement, Asnières (promu en Pro A) et Paris-Volley (champion en titre) se rencontrent aujourd'hui (16 heures, stade Charléty, Paris XIII e ) lors d'un premier match de préparation. Si le résultat final n'intéresse que partiellement les deux entraîneurs, la rencontre doit, en revanche, leur donner des indications sur le comportement de leurs joueurs. « Cela permet de voir si les systèmes qu'on a commencé à mettre en place sont compris », explique le coach parisien, Mauricio Paës, qui sera privé de son pointu Ludovic Castard (voir ci-contre) et qui devrait, prochainement, voir son effectif renforcé par un central.
« Pour l'instant, je suis satisfait de la préparation, le groupe est sain et a envie de travailler. » De son côté, Asnières se présentera sans son central Igor Juricic, reparti depuis plusieurs jours en Croatie pour obtenir son visa. « Il devrait rentrer d'ici à la fin de semaine et il n'y aura pas trop de conséquences, car il s'entraîne deux fois par jour dans un club là-bas », confie André Patin.