Sauf mention contraire, tous les articles sont issus du journal Le Parisien
Le volley à Asnières, c'est comme le football à Saint-Etienne! (Asnières-info)
"Patin n'a qu'à moins bien former ses jeunes, les autres ne viendront plus lui piquer." (Volley-ball Magazine)
Les meilleurs équipes jeunes avaient rendez-vous, pendant le week-end de l’Ascension, pour les Finales des Coupes de France. Pas moins de dix tournois et huit clubs vainqueurs L’hégémonie n’existe (presque) pas dans le volley-ball français. Du moins chez les jeunes. Les finales des Coupes de France, disputées dans 10 villes différentes pendant le week-end de l’Ascension, en ont apporté une nouvelle illustration. Des espoirs aux benjamins, pas moins de 10 trophées étaient mis en jeu, un peu partout sur l territoire. Ils ont récompensé 8 clubs différents. Preuve que la formation, aujourd’hui, n’est plus seulement l’affaire d’une poignée d’entraîneurs.
Seule « exception » à ce réjouissant partage des lauriers, l’incontournable club d’Asnières. L’équipe de la banlieue parisienne n’est pas seulement performante chez les seniors, où elle a réussi cette saison à se hisser en PRO A, remportant brillamment, face au Goélo Saint Brieuc, le titre national de PRO B. Elle continue, année après année, à s’illustrer dans les catégories jeunes. Et cela, impressionnant tour de force, chez les garçons comme chez les filles. Asnières a en effet remporté 3 finales de Coupe de France, en cadets, cadettes et benjamins. Un triplé enrichi par une deuxième place chez les juniors garçons.
Ces finales ont également mis en valeur certains des habituels gros bras du volley-ball français ! Montpellier UC, vainqueur en espoirs masculins, deuxième en cadets ; Toulon/Six fours, titré en juniors féminines, deuxième en benjamines ; Plessis Robinson, vainqueur en minimes filles, deuxième en espoirs garçons, troisième en minimes garçons.
Considéré comme le meilleur club formateur français, Asnières possède une équipe jeune et talentueuse. Pour preuve, le parcours sans faute réalisé par les joueurs d'André Patin, victorieux de leur poule de promotion et par la suite champions de France de Pro B avec deux victoires en finale face à Saint-Brieuc.
Un succès qui leur vaut un billet direct pour l'élite.
ILS ÉTAIENT
TOUS LÀ. Les dirigeants, les entraîneurs, les joueurs professionnels
et, surtout, les enfants issus des quartiers d'Asnières. Tous s'étaient
donné rendez-vous hier soir à la mairie pour recevoir, pour la troisième
année de suite (une première en France), le Trophée Molten qui récompense
la politique de formation et les performances du club dans les sections
jeunes.
Une politique gagnante entamée au début des années 1970 dans les écoles
- « dès le CE 2 avec un emploi du temps adapté pour la pratique du
volley alors que la plupart du temps il faut attendre jusqu'au collège
», indique le coach de l'équipe première, André Patin - qui a permis
l'éclosion de nombreux talents. Ainsi, lors du Championnat du monde de
2002, quatre des Tricolores médaillés de bronze (Frangolacci, Barça-Cysique,
Henno et Patin) étaient passés par la case Asnières. Aujourd'hui,
alors que le club consacre un quart de son budget (environ 150 000) à
la formation, la relève s'appelle Kherdine Zorgui (présent au club
depuis l'âge de 8 ans), Bandiougou Traoré (8 ans) ou Clément Bleuze
(10 ans). Sacrés champions de France de Pro B mi-mai, ces trois natifs
des quartiers d'Asnières défendront les couleurs de leur club en élite
dès septembre. Un passage des bancs d'école aux parquets de Pro A qui
fait rêver tous les gamins asniérois. « Le volley à Asnières, c'est
comme le football à Saint-Etienne », aime à dire Jean-Pierre Cayla,
maire adjoint aux sports. « C'est un travail en profondeur, explique de
son côté Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières. Il n'y a pas
de mercenaires ici et les enfants peuvent s'identifier aux pros. C'est
important car le sport d'élite est une vraie locomotive pour les gamins
des quartiers. »
Ainsi, il n'est pas rare de voir, dans les cités, des jeunes improviser des matchs de volley. « A mon époque, on montait un filet entre un lampadaire et un arbre et on se faisait des passes, se remémore Clément Bleuze.
Et c'est toujours comme ça. Au volley si tu veux marquer des points, t'es obligé de compter sur tes coéquipiers. C'est un sport qui permet d'apprendre aux jeunes le respect et la rigueur.
Il y a dix jours, le club a effectué une véritable razzia lors des phases finales des Championnats de France jeunes en décrochant les titres en cadettes, cadets et benjamins et en terminant 2ème en juniors.
Julien Lesage - Le Parisien
André Patin l'entraîneur d'Asnières, fraîchement promu en PRO A, n'entend pas déroger à sa ligne de conduite : la formation des talents français.
Asnières avait quitté l'élite en avril 2003, après une triste défaite à domicile contre Avignon. Trois saisons plus tard, le meilleur club formateur français retrouve la PRO A avec une équipe "atypique" selon son entraîneur de toujours, André Patin (57 ans), présent au club depuis 1970.
"Vous voila de retour dans l'élite après une saison maîtrisée de bout en bout : premiers de la phase régulière, une seule défaite en play-offs et le titre de Champion de PRO B contre Saint Brieuc"
- Oui, c'était un petit challenge de réussir une montée avec ce collectif là, composé quasi exclusivement de jeunes joueurs français (onze sur les 12 joueurs). Cela représente l'aboutissement collectif d'une bande de copains, née il y a quelques temps déjà et mue par un état d'esprit qu'on retrouve généralement dans les compétitions de juniors ou de cadets. Cette saison, beaucoup d'équipes nous étaient supérieures en principe, mais collectivement on était plus dense, il y avait de la cohérence entre les joueurs, des certitudes aussi.
"Tout le monde prépare déjà activement la saison prochaine, où en êtes-vous ?"
- D'abord, j'essaie de préserver l'ossature de ce groupe, même si quelques uns vont devoir nous quitter. C'est un passage obligé que je n'affectionne vraiment pas, mais il faut trancher. Ensuite, nous sommes en contacts très avancé avec deux joueurs forts d'un vrai potentiel : le pointu Antonin Rouzier (2,01m, 20 ans, ex-Beauvais) et le réceptionneur-attaquant Evrard Frontin (1,88m, 25 ans, ex-Narbonne). Le central Jean-François Perez (2,05m, 26 ans, ex-Narbonne), déjà passé par Asnières, souhaite nous rejoindre.
"Qui apportera une once d'expérience à votre collectif ?"
- Nous sommes effectivement à la recherche d'un joueur d'expérience pour encadrer le groupe, un peu à la manière de ce qu'on réalisé le canadien François Bilodeau et Dimitri Tsvetkov, chez nous auparavant. Quelqu'un qui soit exemplaire en terme de niveau de jeu et de comportement, qui étende son aura sur l'équipe.
"On imagine que l'objectif sera le maintien"
- Oui, on ne fera pas de miracle : Asnières sera sans doute l'un des petits budgets de l'élite et on sait que désormais, le volet financier se révèle un élément déterminant. D'ailleurs, sur les 4 dernières saisons, les promus sont souvent vite redescendus... Nous allons tenter notre chance en restant fidèles à nos principes. En insufflant l'idée aux joueurs que s'ils veulent se montrer c'est maintenant, car il s'agit sans doute d'un moment charnière de leur carrière. Asnières leur offre leur chance. Nous n'aurons pas de pression particulière. je veux juste que cette équipe soit prête pour la bagarre.
Guillaume DEGOULET - L'Equipe
Il est un peu plus de 22 heures samedi soir.
Sur une ultime attaque de Kherdine Zorgui, le gymnase des Courtilles, transformé en sauna, chavire de bonheur. Soutenu par un public chambreur et incandescent, Asnières, déjà assuré de retrouver l’élite l’an prochain, vient de s’imposer (3-1) devant Saint-Brieuc lors de la finale retour et remporte, après 1998, le titre de champion de Pro B.
Après une saison de stress, joueurs et staff technique peuvent enfin laisser exploser leur joie.
Avant la remise du trophée, Georges Labbouz, le trésorier supporter, distribue des tee-shirts avec les surnoms de chacun des héros et « Asnières champion de Pro B 2006 » écrit dessus.
« Huit d’entre eux jouent ensemble depuis six ans »
Le petit jeu de la course à l’autographe ne fait alors que commencer pour la marée de gamins venus encourager cette équipe de « grands frères ». « Il y a quelques années, j’étais à leur place, confie Zorgui, au club depuis l’âge de 8 ans, comme Clément Bleuze. C’est ça la force d’Asnières. On n’a peut- être pas la meilleure équipe du championnat, mais on se connaît depuis des années. On est des copains avant tout. »
« Une bande de potes », confirme un Yannick Bazin à la voix cassée et aux cheveux peroxydés, qui a déjoué tous les pronostics et écrit l’une des plus belles pages d’un club pourtant déjà prestigieux (6 titres de champion en Elite et 2 Coupes de France). « C’était loin d’être évident en début de saison, et je pense qu’il n’y a qu’à Asnières qu’on peut réussir cela, affirme André Patin, mentor de plusieurs générations de champions et gardien du temple. C’était un vrai défi, et c’est une grande satisfaction d’y parvenir. Huit d’entre eux jouent ensemble depuis six ans. Une victoire comme celle-là amplifie forcément l’émotion. » Une consécration qui marque aussi « la fin d’un cycle », comme le dit Yannick Pica Bazin, puisque certains d’entre eux vont maintenant quitter le club.
Mais, en attendant, tout le monde n’a la tête qu’à la fête. Entre copains évidemment.
Julien Lesage – Le parisien du 15 mai 2006
Net vainqueur de la saison régulière, Asnières a remporté ses deux confrontations face à son second Saint-Brieuc pour l'attribution du titre de champion de France de Pro B. Un résultat au demeurant logique, même si la tâche des Parisiens a été grandement facilitée par un investissement briochin en demi teinte.
Décidés à offrir ce cadeau à leurs supporteurs, les joueurs asniérois prenaient d'entrée le match à leur compte et empochaient logiquement la première manche, malgré un retour tardif des Briochins (25-22). Revenus à leur meilleur niveau, les joueurs de Nenad Djordjevic poussaient alors, pour le plus grand plaisir du public, les Parisiens dans leurs derniers retranchements, avant d'égaliser logiquement (23-25). Mais ce crime de lèse majesté n'allait pas rester impuni. Bazin relançait ses troupes, et comme les Briochins s'accordaient un temps de récupération, l'affaire était vite pliée (25-15). A un set du titre, les jeunes joueurs d'André Patin se crispaient subitement. Ce dont profitaient les Costarmoricains pour revenir dans la partie. Mais manifestement, Bleuze et ses partenaires tenaient trop à ce titre pour le lâcher si près du but. Et dans une ambiance de feu, Asnières posait les dernières banderilles. Les meilleurs l'avaient emporté.
Côté briochin, c'était pour breaucoup le match des adieux. Car la formation de Djordjevic devrait être profondément modifiée pour aborder le championnat de Pro A où elle visera le maintien. Alors que Mehdi Hachemi prendra la direction de Tours où il a signé la semaine dernière, les autres joueurs vont rencontrer cette semaine le président Francillette pour aborder leur avenir.
Battus mercredi dans leur salle lors du match aller comptant pour l'attribution du titre de champion de France de Pro B, les Briochins se déplacent ce soir à Paris pour l'édition retour. Avec si l'on en croit les commentaires, pour seule ambition d'honorer un engagement. De la part de professionnels dont les chemins vont pour beaucoup se séparer, on pouvait espérer des adieux plus classe...
Plus qu'un match et il en sera terminé de la saison 2005-2006 pour le Saint-Brieuc Côtes-d'Armor Volley Ball. Une saison réussie sur le plan objectif puisque le club évoluera la saison prochaine en Pro A. Mais qui ne laissera pas aux supporteurs un souvenir impérissable. « On avait monté une équipe basée sur l'expérience. Ce choix s'est avéré gagnant », expliquait Nénad Djordjevic au lendemain de l'accession. C'est vrai, le contrat a été rempli, mais le spectacle n'a que rarement, sauf peut-être lors des deux rencontres face à Dunkerque, été au rendez-vous. C'est sans doute pourquoi les adieux de l'équipe à Steredenn mercredi n'avaient attiré qu'une petite chambrée. Ceux qui s'étaient déplacés espéraient voir enfin les joueurs se lâcher et livrer un match de fête. Surtout qu'en face la Bleuze... aille (moins de 24 ans de moyenne d'âge) ne cachait pas son plaisir d'être là et son envie de jouer. Mais une fois de plus, sauf peut-être Julien Laporte manifestement heureux d'être invité à la fête, et le passeur Szyszko, les Briochins se sont contentés de faire le métier. Ils ont incontestablement, en dehors du simple résultat, raté leur sortie.
La joie des minots parisiens à la fin de la rencontre faisait plaisir à voir. « Je suis heureux pour ce groupe qui travaille ensemble depuis plusieurs années, mais pour que la fête soit complète, il reste encore un match à gagner » analysait André Patin, le coach visiteur, à l'issue de la rencontre. Ce qui annonce déjà la couleur : les Parisiens veulent offrir à leurs supporteurs le titre de champion de France. Une tâche qui devrait être facilitée par la petite motivation costarmoricaine. « On va aller à Paris pour jouer, mais sans grand espoir de renverser la vapeur », confiait Bellebon à l'issue de la rencontre. Si l'on ajoute que le fait de jouer, en cas de succès, un match d'appui dimanche n'enchante pas grand monde, et que l'entraîneur reflétait un sentiment largement partagé en annonçant avant la première rencontre « On a rempli notre contrat, ce titre n'est pas un objectif », on imagine la motivation qui va habiter les joueurs au moment du coup d'envoi. Surtout que le groupe se déplacera à seulement huit joueurs. Triste baisser de rideau en perspective... Il se murmure que ce pourrait être une stratégie sciemment calculée, mais les supporteurs ont vraiment du mal à comprendre. A moins que ce désenchantement ambiant perceptible mercredi à Steredenn ne remonte jusqu'aux joueurs et provoque chez eux une réaction d'orgueil ! Sachez messieurs que cet inattendu cadeau d'adieux serait particulièrement apprécié.
Battus mercredi lors de la finale aller face à Asnières, les Briochins sont dans l'obligation de gagner ce soir, s'ils veulent encore espérer remporter le titre de champion de France de Pro B.
Mais en ont-ils vraiment envie ?
Réponse ce soir.
Après une saison mi-figue mi raison avec Narbonne au niveau des résultats, le Réunionnais Évrard Frontin s’apprête à poursuivre sa carrière de volleyeur sous d’autres cieux.
L’Entre-Deusien, Évrard Frontin, sera toujours en Pro A l’année prochaine. Même si avec son club de Narbonne, les choses ne sont pas déroulées comme il le fallait, la rétrogradation de Narbonne Volley n’empêchera ce dernier de poursuivre ses objectifs en Pro A. A l’heure actuelle, même si rien n’est encore signé, comme le précise Évrard Frontin, l’ex-pensionnaire de l’Aved a déjà entamé des discussions avec le club d’Asnières, un club de Pro B, qui va désormais joué en Pro A la saison prochaine. “Je connaissais déjà l’entraîneur. Il m’a déjà vu joué. C’est lui qui m’a contacté.” Et comme on ne change un bon élément de poste, Évrard devrait continuer au poste de réceptionneur-attaquant. Même si son départ de Narbonne est déjà programmé, l’Entre-Deusien ne semble pas regretter sa saison. Lui qui fut de tous les matchs et au milieu des moments importants. “C’était une bonne saison, cela s’est bien passé même si on descend. Nous avons connu pas mal de pépins dans l’équipe notamment avec le polonais. Troisième meilleur attaquant de son équipe, Évrard pesait lourd dans la balance et nul doute que son absence se fera sentir. Un autre challenge l’attend avec Asnières.
F.Prianon
Menés deux sets à zéro, les Parisiens ont su, tout en se faisant plaisir dans le jeu, renverser la tendance avant de s'imposer devant une équipe briochine qui n'a pas su donner à cette rencontre le grain de folie qu'on était en droit d'espérer.
A voir les cheveux colorés des 3 B parisiens Bleuze, Bazin et Blaise, le public pouvait croire qu'il allait assister à une rencontre festive. Mais du côté briochin, on devait rapidement se rendre compte que le grain de folie ne serait à nouveau pas au rendez-vous. C'est avec sérieux qu'ils entraient dans la rencontre qui ressemblait d'entrée à un classique match de championnat. Julien Laporte qui allait réaliser une prestation de qualité emmenait dans son sillage des partenaires qui profitant d'une mise en route parisienne laborieuse creusaient rapidement un premier écart. Avec Sayfulin et Hudima qui faisaient tourner le compteur on se retrouvait vite à 16-11.
Patin resserrait alors rapidement les boulons au temps mort technique. Peros se rappelait alors au bon souvenir de ses anciens partenaires et ramenait son équipe à égalité 16-16. Mais ce n'était que feu de paille. En bon capitaine Bellebon relançait la machine pour faire tomber le premier set dans l'escarcelle briochine 25-21. La seconde manche allait être la copie conforme. Avec un résultat final identique 25-17. Les choses semblaient bien engagées pour les locaux. Mais en continuant à jouer avec beaucoup de plaisir, les Parisiens remettaient le nez à la fenêtre. Bleuze et Zorguy faisaient bien des misères à une défense locale devenue friable. 25-23, le match était relancé. Nénad Djordjevic faisait alors entrer sa classe biberon avec Temgoa et Tupou. Mais Asnières ne desserrait pas l'étreinte et menait rapidement 16-10. Le retour sur le terrain des briscards ne changeait pas la donne. 25-22, on allait se départager au tie-break. Déjà vainqueur à deux reprises en championnat, les parisiens euphoriques retrouvaient leurs automatismes pour réussir la passe de trois. Ce qui au vu de la rencontre n'est finalement que très logique même si les Briochins ont pu rêver pendant deux sets. « Ce match est à l'image de notre saison avec un relâchement classique au troisième set qui relance à chaque fois l'adversaire. Ceci dit, notre objectif était atteint avant le match », concluait le capitaine briochin David Bellebon.
Pour son avant-dernier match de la saison, samedi dernier à domicile face à Asnières, le Chaumont VB 52 Haute-Marne aura offert une pâle prestation, offant rapidement le billet de Pro A qu’était venu chercher son adversaire. Une défaite (3-1) qui fait craindre le pire pour l’ultime rendez-vous Salle Jean-Masson, samedi prochain, face à Martigues.
On pouvait tout espérer ou tout craindre de la prestation du Chaumont VB 52 Haute-Marne face à Asnières, samedi dernier, et force est de constater que la rencontre a finalement donné raison à la faible affluence de Jean-Masson. Devant des tribunes très dégarnies, les Haut-Marnais n’ont, en effet, jamais vraiment offert l’impression de pouvoir rivaliser avec le leader de la saison régulière : une question d’envie essentiellement !
Face à une formation qui devait absolument remporter deux sets pour obtenir définitivement son visa pour la Pro A, les hommes de Pompiliu Dascalu se sont contentés de donner la réplique aux Asniérois avec plus ou moins de conviction, leur offrant très rapidement l’objet de leur désir. Après une petite heure de jeu, les Franciliens se congratulaient déjà sous les regards émus de leurs quel ques supporters, venus spécialement à Chaumont avec l’espoir d’assister à cette liesse collective.
Tout juste retiendra-t-on, côté cévébiste, quelques belles performances individuelles. Ainsi l’excellente prestation (quasi habituelle) de Guntis Atars, dont certaines rumeurs insistantes disent qu’il pourrait, lui aussi, rejoindre très prochainement l’élite du volley hexagonal, l’efficacité de Miroslav Milosevic, la solidité défensive d’Amine Bessrour et, à un degré moindre, les bonnes périodes de Fabien Pelc et l’entrée en jeu de Franck Vincenti, toujours aussi volontaire, font partie des points positifs à ressortir de cet avant-dernier duel de la saison.
Un collectif asniérois sans faille
Quelques satisfactions ponctuelles donc, mais bien en deçà de l’unité démontrée par une équipe d’Asnières qui, outre le talent confirmé ou prometteur des douze joueurs qui composent l’effectif, prône un état d’esprit irréprochable.
“Maître” Patin et ses “disciples” ont tout simplement offert, aux Chaumontais, une leçon de volley-ball, dans sa plus simple expression : un sport collectif.
Même le résultat en lui-même ne reflète pas vraiment la différence qui existait, le week-end dernier, entre les deux formations. Le score étriqué de la première manche est, en partie, dû à une belle erreur d’arbitrage favorable aux locaux, sur la quatrième balle de set asniéroise. Une décision litigieuse qui, il est vrai, sera “rendue” aux banlieusards parisiens en fin de deuxième manche.
Quant au gain du troisième “round”, il démontre simplement que le banc chaumontais était certainement le plus riche de Pro B. Entre deux “six” considérablement remaniés, dont l’entrée en jeu de tous les remplaçants visiteurs, le CVB 52 a tout de même mis un point d’honneur, avec difficulté
(31-29), à retarder l’échéance inévitable qui s’annonçait, face à une équipe quelque peu démobilisée par l’objectif atteint quelques minutes auparavant.
Alors qu’il reste un match au Chaumont VB 52 Haute-Marne avant d’en terminer avec cette saison, les supporters (les plus fidèles) attendront certainement de leurs favoris un dernier sursaut d’orgueil face à Martigues, samedi prochain. Un face-à-face entre deux équipes en vacances un peu trop tôt dans cette poule de “Play-Off” : un dernier effort s’il vous plaît !
Laurent Génin
(De notre correspondant local Jean-Pierre DEFREMERY).
Le succès
(3-0), samedi en fin d'après-midi à Martigues, n'aura donc rapporté au
FL Saint-Quentin que trois points sans importance puisque, dans la soirée,
le leader Asnières s'imposait (3-1) à Chaumont, empochant ainsi son
billet pour la Pro A.
Du coup, c'est pour l'honneur que Franciliens et Picards en découdront ce
week-end dans la cité des Hauts-de-Seine.
Alors, dimanche, Jean-Michel Roche passait rapidement sur cette rencontre
pour établir en quelque sorte un premier bilan : « C'est une
victoire à la Pyrrhus. Je suis déçu, même si je sais que ce sont
les défaites contre Chaumont et Asnières qui nous ont fait mal. Je tiens
cependant à redire que je disposais d'un groupe qui a super bien bossé,
bien travaillé.
Il y a un noyau de jeunes joueurs qui ont progressé et c'est positif pour
l'avenir du club. Il faut rappeler qu'on a joué l'accession quasiment
jusqu'au bout. Cela dit, si Asnières et Goëlo (St Brieuc) montent, c'est
qu'ils l'ont mérité.
Il y avait plus de moyens. Asnières remonte après des années de travail
avec un effectif stable où on apporte juste quelques retouches. Il n'y a
pas de trou ».
Hier, le président Donat, tout aussi déçu, pensait également à
l'avenir : « L'accession en Pro A n'est plus d'actualité mais
j'attends quand même le dernier match à Asnières et donc la fin de
saison pour savoir qui reste et qui ne reste pas (*). A ce sujet je trouve
anormal que l'on reçoive déjà des CV de joueurs ou d'entraîneurs qui
proposent leurs services.
Pour ce qui concerne le coach, c'est le statu quo et Jean-Michel Roche ne
sera normalement plus l'entraîneur.
Au foyer, on ne travaille pas dans la précipitation. On réfléchit à la
saison prochaine et le Comité directeur décidera quant au recrutement et
au choix de l'entraîneur »
Ainsi, demain sera un autre jour avec. un nouveau coach.
(*) A noter toutefois que, dixit le président Petar Atanassov, Brice
Donat et Dario Dukic seront encore Saint-Quentinois à la rentrée
(De notre correspondant local Jean-Pierre DEFREMERY).
Après son bon succès sur
Chaumont, et avant d'aller affronter Asnières pour l'honneur ou pour
jouer la montée, le FL Saint-Quentin affronte Martigues aujourd'hui à.
17 heures au gymnase Julien Olive.
Pourquoi si tôt ? Tout simplement pour permettre aux supporters martégaux,
dont beaucoup encouragent également l'OM, de pouvoir suivre le soir à la
télé la finale de la Coupe de France de football entre le club phocéen
et le Paris SG.
Pour Petar Atanassov et ses coéquipiers lesquels, mathématiquement,
peuvent encore prétendre à la Pro A, il faut avant toute chose battre
les Provençaux 3-0 ou 3-1 afin de glaner les trois points de la victoire
bonifiée.
S'ils y parviennent, ce qui est fort possible puisque les Saint-Quentinois
se sont imposés trois fois 3-0 cette saison, commencera alors la longue
attente du résultat de la rencontre Chaumont-Asnières dont le coup
d'envoi a été maintenu à 20 heures. En Haute-Marne, une victoire
3-0 ou 3-1, également des Champenois, est impérative afin de priver les
Franciliens du moindre point.
Jean-Michel Roche, l'entraîneur saint-quentinois veut encore y croire :
« Il reste une chance, il faut la jouer à fond sans se poser de
question. Je sais que Chaumont jouera son match à fond. Alors. ».
Oui mais Asnières connaîtra le résultat de Saint-Quentinois. JMR se
montre catégorique : « Ca n'a pas d'importance ! ».
Dans la Venise provençale, à dire vrai, on n'est plus très motivés
dans la mesure où quand on entame les play-offs en dernière position, on
peut difficilement prétendre jouer les premiers rôles. De fait, les protégés
de Peter Nonnonbroich sont toujours à la recherche d'un premier succès
dans ces barrages.
Côté effectif, à Martigues, le central Fred Suzanne, qui s'est blessé
au doigt en. cuisinant, fera défaut alors qu'à Saint-Quentin, Dario
Dukic, dos bloqué, est incertai
Premier de la saison régulière de Pro B, Asnières Volley n'a pourtant rien d'un ogre. A l'heure d'entamer samedi sa poule de promotion face à Chaumont, le club des Hauts-de-Seine a su rester fidèle à ses principes, puisqu'il est souvent considéré dans le monde du volley comme le meilleur club formateur de France. Avec un seul étranger (le Serbe Marko Peros) et un seul joueur qui atteint les 26 ans (Renaud Doué), Asnières fait tache dans le paysage de la Pro B.
« Dans les autres équipes, il y a pléthore d'étrangers et beaucoup de joueurs d'expérience. Ici, on est en cohérence avec notre politique », explique avec fierté André Patin, l'entraîneur. Une fierté compréhensible puisque outre son fils, Mathias, qui approche les 100 sélections avec les Bleus, André Patin a remporté les titres nationaux chez les jeunes en dirigeant Sébastien Frangolacci, Philippe Barça-Cysique et Hubert Henno, tous internationaux désormais.
L'éclosion de la nouvelle génération asniéroise cette saison risque cependant d'impliquer de nouveaux départs à l'intersaison. « Je suis rodé maintenant. Mais si on monte en Pro A, les jeunes voudront également se montrer pour prendre de la valeur », espère André Patin. Avant de parler d'avenir, Asnières va devoir gagner sa place parmi l'élite en remportant la poule à quatre qui comporte également Saint-Quentin, Chaumont et Martigues, trois adversaires qui ont déjà battu Asnières cette saison.
Gaël Anger
Après le retour en grâce de quelques individualités haut-marnaises, lors de la dernière victoire face à Saint-Quentin, c'est à la force du collectif que le Chaumont VB 52 Haute Marne s'est, cette fois, sorti des griffes martégales, samedi dernier (3 sets à 1). Une belle preuve de professionnalisme, pour un groupe qui reste concerné par la fin de saison.
Si les Asniérois ont quelque peu ralenti l'allure, samedi dernier, en ne gagnant à Saint-Quentin qu'au “tie-break”, c'est pourtant le Chaumont VB 52 Haute-Marne qui pourrait bien s'essouffler le premier, au cours du sprint qui régit désormais les ultimes journées de la saison. Forts d'une avance six points, les Banlieusards parisiens ont désormais un pied en Pro A, malgré les efforts répétés des Haut-Marnais qui ont pourtant tenu leur pari, en allant chercher la “victoire à trois points” du côté de Martigues. Un succès certes mérité mais qui ne se dessina qu'après deux périodes de flottement qui auraient pu coûter cher aux troupes de Pompiliu Dascalu.
Moins à l'aise que contre Saint-Quentin à domicile, le week-end précédent, le CVB 52 a dû, cette fois, faire appel à la motivation de son effectif au complet pour retourner la situation à son avantage. L'entraîneur provençal, Peter Nonnenbroich, a finalement eu raison de se méfier de ce qu'il considérait, avant la rencontre, comme le «collectif qui apparaît certainement le plus riche de la Pro B», car c'est bien cette richesse de banc qui a indéniablement contribué à mettre à mal l'équipe des Bouches-du-Rhône, samedi soir.
En débutant le match avec le “six” de départ qui avait donné entière satisfaction, lors de la victoire contre Saint-Quentin, l'entraîneur cévébiste ne prenait aucun risque sur le degré de motivation de ses hommes en place. Le premier set lui donnait d'ailleurs raison. Un bon point de départ pour une formation haut-marnaise qui, si elle veut mettre la pression sur son homologue asniéroise lors des derniers rendez-vous de l'exercice en cours, n'a pas le droit de lâcher le moindre point. Un match a priori bien engagé...
... Jusqu'à ce que Radic, le “pointu” martégal, et Peris, de retour de blessure (tendinite à l'épaule), ne viennent perturber les plans visiteurs. En assommant l'arrière-garde chaumontaise, les deux fers de lance provençaux semaient désormais le doute dans les têtes Haut-Marnaises.
Changement radical
Ainsi, si Ilkka Sammelvuo ne parvenait décidément pas à entrer dans le match, les centraux, de leur côté, n'étaient plus aussi transcendants que dans la manche précédente. Acculés, Tomislav Misin et ses coéquipiers balançaient les balles aux ailes avec le vain espoir de pouvoir retrouver un brin d'efficacité. Vadim Evtoukhovitch tentait bien de réveiller les troupes, mais la solution passait par d'autres moyens.
Depuis la défaite à Asnières, lors de la première journée des “Play-Off”, Pompiliu Dascalu ne cesse de répéter que l'avenir du club passe, entre autres, par le professionnalisme de ses joueurs et la vraie volonté de ces derniers à vouloir finir la saison la tête haute, tous ensemble. Le groupe allait, dès le troisième set, lui offrir la réponse qu'il attendait.
En bouleversant totalement la composition de son “six”, à l'entame du troisième set, l'entraîneur cévébiste espérait un renouveau. Avec Gaëtan Cantamessi à la distribution, Peter Barla sur l'aile, Viktor Zafirov au centre et l'intégration en cours de set de Fabien Pelc en “pointe”, les Chaumontais reprenaient le match en mains pour ne plus le lâcher.
Tout juste auraient-ils pu s'éviter les frayeurs de la fin de quatrième manche. Avec six points d'avance (11-17), le CVB 52 aurait dû conclure facilement la rencontre, mais il faudra attendre le retour bien inutile des Martégaux (24-24) pour finalement “arracher” l'essentiel : les trois points.
Les Chaumontais seront donc parvenus à leurs fins, face à une équipe de Martigues beaucoup plus incisive qu'on aurait pu le penser. Espérons que les Provençaux conserveront cette même envie face aux rivaux des Haut-Marnais lors des prochaines journées. Ceci pourrait ainsi servir la cause des hommes de Pompiliu Dascalu, pour peu que ces derniers s'attachent à vouloir poursuivre collectivement l'objectif qu'ils se sont donnés ensemble : ne rien regretter en fin de saison.
Laurent Génin
(De notre correspondant local Jean-Pierre DEFREMERY).
Décevant
samedi dernier à Chaumont (1-3), Saint-Quentin accueille ce soir, à 20 heures,
au Palais des sports, le leader Asnières qui a gagné facilement ses deux
premières rencontres de play-off aux dépens de Chaumont (3-0) puis de
Martigues (3-1).
La Pro A tend les bras aux Franciliens lesquels comptent 5 points d'avance
sur le dauphin axonais. Jean-Michel Roche résume parfaitement la
situation : « Après notre défaite à Chaumont, c'est un match
décisif. Si on l'emporte, il nous reste un espoir, si on perd. »
L'échec en Haute-Marne, moralement, a fait mal aux joueurs. L'ancien
coach d'Ajaccio lâche : « J'ai allongé l'entraînement pour
apporter un peu de fraîcheur mentale aux joueurs que je n'ai pas trouvé
super cette semaine ».
Il reste cependant le beau 3-0 infligé par Atanassov et ses partenaires
aux banlieusards le 4 février. JMR a évidemment apprécié mais il
tempère : « Il ne faut pas oublier qu'Asnières est un peu volé
au troisième set. Il faut être lucide, il y a trois ou quatre fautes
d'arbitrage. S'ils gagnent ce set, tout peut changer. Je considère cette
équipe comme la plus équilibrée. C'est clair, si on n'a pas la qualité
de service, on ne passera pas ». A Asnières, on ne crie surtout pas
victoire avant l'heure. On sent quand même une certaine sérénité. André
Patin admet volontiers : « On est quand même dans une
situation plus confortable. Pour Saint-Quentin c'est presqu'une finale.
Pour nous l'objectif est bien sûr de gagner ».
L'entraîneur alto-sequanais, qui a de la mémoire, signale quand même :
« J'espère que la fête ne sera pas gâchée et que les instances
vont mettre des arbitres à la hauteur de l'enjeu et de la compétition ».
« Un match d’anthologie », claironnait Jean-Michel Machut, président heureux d’un CVEC qui venait de battre le leader asniérois. Il est vrai que devant plus de 900 spectateurs qui ont donné de la voix, les Cambrésiens se sont faits une sacrée promotion. Le public a d’abord été ravi mais aussi étonné de voir son équipe dominer outrageusement le premier de la classe lors de deux sets proches de le perfection (25-14, 25-18).
Il a ensuite palpité tout au long d’un deuxième set où Asnières fut très proche de la correctionnelle. Mais le marathon fut finalement perdu 30-32 par les Cambrésiens et l’inquiétude gagna Vanpoulle quand le leader arracha le tie-break qu’il mena jusqu’à 11-7. Puis c’est l’euphorie qui gagna les supporters du CVEC quand leurs favoris inversèrent la tendance et s’imposèrent au terme d’un suspens insoutenable (23-21). Des matchs et des émotions comme ça, on en redemandent !
Paradoxalement, Cambrai a perdu une place au classement malgré cette performance de tout premier choix. Mais on notera surtout que le CVEC reste sur quatre victoires et conserve une place bien au chaud dans le peloton de tête. Et puis surtout, la terrible série face aux formations de la première partie de tableau a débuté de la meilleure manière qui soit. De quoi envisager le coriace déplacement à Saint Brieuc avec le plein de confiance et de sérénité.
Créer la surprise
« J’avais dit que si on jouait notre meilleur volley, ce n’était pas irréalisable, constatait Christophe Haffner. On a bien su les prendre dès le début en servant fort sur Blaise pour essayer de l’épuiser et de le rendre friable. Asnières a été en dedans deux sets alors que nous on était euphorique. On aurait pu gagner 3-0, mais on n’a pas su saisir nos occasions à 100%, avec des fautes de stress. Mais à 2-0, on savait très bien qu’Asnières allait avoir une réaction d’orgueil et n’allait pas nous laisser faire. Il ne fallait pas rêver. Le troisième set les a remis en selle, et dans le quatrième, ils ont joué plus en confiance et ont mieux servi. A notre tour, on a été un peu en dedans car on avait pris un coup au moral. C’est d’ailleurs dommage de réagir comme ça, car Asnières avait le droit de gagner un set. C’est devenu alors plus compliqué et dans le tie-break c’est même devenu inquiétant à 11-7 en leur faveur. Mais avec une bonne série au service, plus de block et surtout plus de lucidité, on a réussi à revenir et à l’emporter. » « Le véritable exploit aurait été de gagner 3-0. Mais on a quand même créé un petit exploit en battant une équipe qui n’avait que deux défaites.
En plus, avec le monde et l’ambiance qu’il y avait, c’est vraiment un plus. Et des salles avec une ambiance comme ça, il n’y en a pas beaucoup dans le volley français. Tout le monde a fait un bon match et est à féliciter, avec un petit plus pour Maric qui sort son meilleur match de la saison. Cette victoire est vraiment une bonne chose et prouve que cette équipe peut potentiellement jouer les premiers rôles. On peut aller encore plus de l’avant et créer la surprise en play-off. Mais on peut aussi perdre contre les derniers et il faut donc rester lucide. Maintenant, il faut se déplacer à Saint Brieuc qui, au contraire d’Asnières, nous a rarement réussi. »
Cambrai-Asnières 3-2 (25-14 en 19’, 25-18 en 20’, 30-32 en 32’, 22-25en 24’, 23-21 en 22’).
Durant 2 sets, le leader Asnières a douté avant de prendre son envol, notamment grace à Bleuze – en état de grâce – au passeur Bazin et à Doué. Après 3 victoires lors des 3 premières journées, les Saint Quentinois viennent de connaître leur troisième revers d’affilée…
Sixième victoire bonifiée pour le leader Asnières tandis que les St quentinois encaissent une troisième défaite sans marquer le moindre point… Les chiffres sont là et les joueurs de Jean Michel Roche gambergent : le moral se trouve au plus bas.
Si le début du match manquait de consistance (5-2) St Quentin montrait ensuite de bonne dispositions grâce à Atanassov (7-5), puis pour réussir dans la foulée 2 aces dans les pieds du libéro Julien Blaise (7-7). Puis César Cottini remis sur pied, réussissait deux blocks au cours du même point pour garder le contact (9-9).
Un ace de Bleuze permettait une nouvelle fois à Asnières de s’échapper à la marque (14-12 puis 19-16), jusqu’à ce que l’entraîneur St quentinois procède à un changement de joueurs.
Philippe Tuccelli laissait sa place à Ghéorgui Pétrov, qui se voyait aussitôt propulsé au service, domaine où il excelle.
Ce coaching fonctionnait : le FLSQ comblait son retard pour revenir à un point (19-18), mais Asnières jouait plus juste dans le money-time (20-19, 23-20) et Zorgui, bien seul en attaque, donnait la première balle de set aux siens (24-21).
Brice Donat laissait alors sa place à Sébastien Dunand pour apporter plus de hauteur au fil. Les St quentinois égalisaient à 24 partout, mais Bazin réussissait un block parfait (26-24).
L’entame du set suivant tournait totalement à l’avantage des axonais (0-2, 1-7), mais Asnières se ressaisissait (8-9). La sortie de Cesaire, remplacé par le géant serbe Péros, donnait une bouffée d’oxygène à Asnières, qui gardait le contact (11-12). St Quentin prenait de la marge à la suite d’un ace de Frédéric Gingreau (16-18), avant une nouvelle intervention de Jean-Michel Roche qui permettait à Petrov de s’exprimer au service.
Accroché bec et ongles à leur avance, les axonais accentuait même l’écart et Frédéric Gingreau d’une attaque rageuse arrachait l’égalisation à un set partout.
Les banlieusards parisiens ne s’attendaient pas à être autant accrochés et perdaient ainsi leur 5ème set en 6 matchs.
Vexés, les hommes d’André Patin se serraient alors les coudes et atteignaient des sommets dans le domaine du block et de la réception (5-1, 16-10, 20-13).
Bazin écopait d’un carton jaune (contestation), mais réagissait aussitôt pour reproduire le même point victorieux pour le 2-1. Le 4ème set sera du même tonneau.
Pierre Hallade
Le passeur Yannick Bazin plaisante avec Julien Soutarson qui vient de faire son retour sur le parquet pour servir. Quelques instants plus tard, le central Tommy Senger, sur une ultime attaque qui transperse le block adverse, donne la victoire à Asnières et met un terme aux souffrances de Saint Quentin (3-1).
Personne ne semble pouvoir tenir le rythme des protégés d'André Patin en ce début de saison. Après 6 journées Asnières écrase en effet le championnat et possède déjà, grace au nouveau système de décompte de points, cinq longueurs d'avance sur son dauphin St Brieuc qu'il avait corrigé (1-3) la semaine précédente.
Les paroles du coach ont fait mouche
"C'est bien car on est à 6 victoires à 3 points, on peut difficilement faire mieux, sourit André patin. Mais il faut rester concentrés et continuer à travailler. On ne doit pas jouer relâché comme on l'était au début de la rencontre. peut-être qu'on s'imaginait que ce serait facile".
Les asniérois présentaient en effet un visage assez terne lors des 2 premiers sets. Après le gain difficile de la première manche (26-24), Asnières sombre lors du suivant (2-9). André Patin prend alors un temps mort pour remobiliser ses joueurs. Les ^paroles du coach font mouche puisque son équipe revient dans le coup (9-10 puis 12-13). Mais St Quentin qui sent l'exploit possible durcit encore le jeu et remporte le set 21-25.
La mi-temps se révélera bénéfique. De retour sur le parquet, Asnières est métamorphosé. "J'ai haussé un peu la voix et je leur ai rappelé les fondamentaux, confie le coach. Quand on est pas performant, c'est le signe d'un manque d'agressivité et de concentration. Quand on est revenu, ,on était mieux en place et plus incisif dans tous les secteurs de jeu". Et le résultat ne se fait pas attendre. dépassé par le rythme, St Quentin voit impuissant les points défiler lors du troisième (25-15) et quatrième set (25-16).
Julien Lesage
Pro B (3e journée) : Asnières - Cambrai (3-0)
Les Cambrésiens peinent à trouver leur jeu en ce début de saison. ph. E. TAQUET On attendait une révolte des Cambrésiens après la correction subie à Aix, et c’est avec un deuxième revers consécutif 3-0 en poche qu’ils sont revenus d’Asnières. Mais deux mondes séparent ces deux larges scores. « On n’a pas trop mal joué, remarque Christophe Haffner. Mais on a manqué de lucidité dans les fins de set. » Si la semaine dernière, tous les Cambrésiens avaient été inconsistants, cette fois-ci, il y a eu de la bagarre, « de bonnes choses à tous les niveaux. La petite différence, c’est qu’Asnières a gagné plus de rallyes, a été plus joueur au filet. Nous, on a eu tendance à trop piquer les balles, à vo uloir trop vite le mettre à terre. On a alors fait des fautes, été contré. Alors qu’Asnières a joué les mains. Sur les points importants, le bloc d’Asnières a été plus performant. »
« Il manque une étincelle »
Le technicien cambrésien regrette également une prestation hors du coup de son pointu Galin Radichkov. « Il n’a mis que six points sur 29 ballons touchés. Je ne pensais pas qu’il aurait été aussi en dessous. » Le début de championnat semble difficile pour le Bulgare, qui était dans le naufrage collectif à Aix et avait eu un premier set délicat à Saint-Nazaire, avant pourtant de devenir impérial sur les trois suivants.
Quand le joueur censé terminer les points n’est pas dans le coup, « tout est plus facile pour l’adversaire, qui s’attend à ce qu’on joue moins sur lui et peut se focaliser sur les autres. » Mais il y a aussi d’autres points à améliorer, notamment le service, « où nous avons encore été fébriles. On a fait deux fois moins de fautes que contre Aix, autant que les Asniérois, mais c’est encore trop. » Les Cambrésiens n’ont ainsi pas pu marquer une seule de leurs quatre balles de set dans la deuxième manche, avant de plier dès le début de la troisième. « On a lâché un peu trop tôt. Asnières est une bonne équipe, qui sera en haut du classement. Chez nous, il y a des choses à revoir, mais il n’y a pas le feu. Il nous manque une étincelle dans le jeu. On va changer quelques petites choses à l’entraînement, toucher plus le ballon à proximité des matches en rajoutant une séance. On va tous en parler. » Christophe Haffner ne s’alarme pas. Il se souvient du départ difficile l’an passé, avec une victoire et trois défaites. Cette saison, après une victoire et deux défaites, il faudra encore jouer Saint-Brieuc, Saint-Quentin, Chaumont et Dunkerque. Pas une mince affaire. « Il faut être patient, rigoureux, mais je reste confiant. »
P. G
Les défaites s’enchaînent pour Cambrai qui a une nouvelle fois fléchi face à Asnières sur le score sévère de 3-0. Pourtant, au cours des deux premières manches, les Nordistes ont fait preuve de résistance et de courage. « Dans l’ensemble je suis satisfait de l’équipe, nous avons réalisé deux bons sets contre Asnières qui est une bonne équipe. Je reste en revanche sur ma faim sur la combativité. J’attends plus de joie et d’envie dans le jeu », confiait Christophe Haffner, l’entraîneur cambrésien.
Au cours de la première manche, les deux formations furent longtemps au coude à coude (15-15). Asnières prenait un instant deux points d’avance (19-17), avant que Cambrai recolle au score (20-20). Ce n’est que dans ces derniers instants que Cambrai lâchait prise et concédait cette première manche (25-20).
Le deuxième set fut encore plus disputé, un véritable marathon de plus d’une demi-heure. Les Parisiens sauvaient quatre balles de set. Cambrai en sauvait trois, mais s’inclinait sur la quatrième sur un score fleuve (31-29).
Dans la troisième manche, les hommes de Christophe Haffner n’ont pas eu le mental nécessaire pour revenir dans le match. Très vite, les Asniérois ont pris l’ascendant, portés par leur public et galvanisés par le gain de la manche précédente (17-11).
Cambrai a bien tenté de revenir (20-16), mais les Parisiens avaient pris trop d’avance et s’imposaient (25-19). « Nous avons lâché un peu trop tôt dans ce troisième set. Cette défaite trois sets à rien, avec le nouveau système de comptabilisation des points, nous rapproche des équipes du bas du classement. Le championnat est long et difficile. Nous abordons une phase délicate avec une série de matchs difficiles qui s’achèvera le 12 novembre face à Dunkerque. Il va falloir réagir et remettre tout le monde sur de bons rails, ce qui n’est pas le cas actuellement », expliquait Christophe Haffner.
Pascal THUOT
ASNIÈRES - CAMBRAI : 3-0 (25-20 en 25’, 31-29 en 33’, 25-19 en 25’).