Sauf mention contraire, tous les articles sont issus du journal Le Parisien
Le volley à Asnières, c'est comme le football à Saint-Etienne! (Asnières-info)
"Patin n'a qu'à moins bien former ses jeunes, les autres ne viendront plus lui piquer." (Volley-ball Magazine)
PRÈS de deux heures trente de stress à évacuer. Cinq manches remplies d'adrénaline à digérer. Il n'est pas loin de 23 heures, samedi soir, au stade des Flandres de Dunkerque, et le match défile en boucle dans les têtes.
Bientôt rejoint par son président Jean Périou, André Patin a choisi de s'isoler. Dehors, c'est le regard bas qu'il dresse sans doute un premier bilan d'une saison qui vient de s'achever. Asnières ne rejoindra pas la Pro A l'an prochain. Le dernier ticket pour l'élite a pris la direction de Dunkerque, vainqueur dans sa salle du match décisif. Le sac sur l'épaule, Clément Bleuze ébauche un sourire. « La déception est énorme », résume le capitaine asniérois. Longtemps inconsolable, le passeur Yannick Bazin semble perdu dans le brouhaha de la réception d'après match. Le champagne auquel il goûte doit être aussi amer que ses propos. « Le groupe ne méritait pas ça, lâche-t-il les yeux rougis. On doit gagner. On marque plus de points qu'eux sur le match. C'est terrible... »
« C'est la valeur collective de l'équipe qui compte » A quelques mètres, Benoît Uguet, doyen de l'équipe à seulement 26 ans, se montre plus philosophe. « C'est le genre de rencontre à haute tension au cours de laquelle tu ne gagnes pas sur des exploits personnels, confie le libero. C'est la valeur collective de l'équipe qui compte. André (Patin) nous rabâche ce genre de discours depuis le début de l'année. Ses paroles prennent là tout leur sens. On a manqué d'expérience, notamment dans la gestion de nos fins de sets. » Avec une moyenne d'âge de 21 ans et des poussières, le six de départ aligné samedi par Asnières est sans doute le plus jeune de Pro B. Si le pointu Jovan Vukanovic (26 ans) est venu apporter un peu de vécu dans le deuxième set, l'ensemble reste très vert. Sans manquer de talent, le collectif asniérois a péché dans la maîtrise de ses émotions. Illustration, ces cinq balles de première manche dilapidées ou la perte de la troisième après avoir compté un avantage conséquent (14-9 puis 19-14). « On est devant dans les quatre premiers sets, déplore le central Jean-François Perez. Après, je ne sais pas ce qui se passe. La peur, le manque de maturité. Peut-être que Dunkerque voulait plus que nous cette victoire. C'est difficile à analyser. Mais, vivre des matchs comme celui-là, ça donne envie de repartir avec la même équipe. » La page 2003-2004 encore chaude, Asnières doit pourtant se tourner dès ce matin vers le prochain exercice. Avec, sans doute, la volonté féroce de vite rebondir.
Laurent Degradi
SAMEDI soir, la salle Dewerdt est passée du chaud au froid. Finalement, elle frémit sous les acclamations de joie et de bonheur des supporters et joueurs dunkerquois qui venaient d'obtenir une victoire leur permettant d'évoluer en Pro A la saison prochaine. Ce ne fut pas une partie de plaisir pour les protégés du président Stéphane Golinski et, cela, Gaby Denys le savait. Vaincus lors du match aller des play-offs, les Dunkerquois s'étaient focalisés sur la réception d'Asnières, oubliant même la rencontre qu'ils devaient disputer à Narbonne la semaine dernière. L'entraîneur dunkerquois espérait une entame de match en faveur de ses joueurs. Mais, Denys, qui avait pris les rênes de la formation nordiste au mois d'août, devait vite déchanter puisqu'Asnières, sous l'impulsion de Perez, prenait un avantage inquiétant: 1-6 puis 5-9. Ce n'est qu'à 13-13 que les supporters maritimes se mirent à espérer à un renouveau de leur favori qui menait 22-24, trouvait des ressources grâce notamment à Jeanlys et Ustinov, auteur de deux aces pour remporter le premier set (29-27). Le DDF s'était déjà fait peur mais, avec Vukanovic laissé au repos durant la première manche, Asnières se montra intraitable durant le deuxième set, accumulant les bonnes séries après avoir fait jeu égal avec Dunkerque (7-7), se détachant ensuite 13-17 et 19-22. Cette fois-ci, les Maritimes n'avaient plus les moyens de recoller au score surtout que Vukanovic, déchaîné, plantait trois attaques qui transpercèrent le block dunkerquois, offrant ainsi à ses coéquipiers le set (20-25).
4e set catastrophe
Le danger se précisait pour les Nordistes menés 19-23 dans le troisième set. Gaby Denys, qui avait remplacé Bruce par Bollengier ainsi que Sammier par Pomeroy, entrevoyait enfin chez ses joueurs une combativité que ne pouvait contrecarrer Asnières. Ustinov puis Jeanlys au contre, permettaient au DDF de mener 24-23 pour décrocher le set à la suite d'une présence sans faille de Baranow au filet (27-25). Le scénario de la quatrième manche fut catastrophique puisque les Maritimes n'avaient plus qu'à préparer le tie-break. Menés 5-16, ils s'inclinaient (13-25). Absent le set précédent, Dunkerque se retrouvait devant Asnières au changement de côté (8-6). Après un passage à 9-9, les futurs pensionnaires de Pro A, suite à des attaques d' Ustinov, une défense de Cerha sur Perez et un contre de Baranow, concluaient une rencontre riche en émotions.
Alain BEYAERT
DUNKERQUE - ASNIERES: 3-2
(29-27 en 29', 20-25 en 24', 27-25 en 28', 13-25 en 19', 15-11 en 14').Ils ont dit :
Gaby DENYS (Dunkerque): «Mes joueurs ont mérité l'accession depuis le 11août. Ils sont sur la brèche. Certes, ce ne fut pas parfait, mais l' essentiel est acquis. Les temps morts et les changements de joueurs ont déstabilisé Asnières. C'est cela qui a fait la différence.»
André PATIN (Asnières) : «On aurait pu gagner 3-0 sans que cela soit un scandale. Mes joueurs sont jeunes. Il leur manque une saison au haut niveau pour conclure victorieusement les sets. Cela s'est joué à des petits détails. Dunkerque en a profité.»
DAIRAY (Dunkerque) : Le central Emmanuel Dairay, après le succès de Dunkerque sur Asnières : « Sportivement, c'est le plus beau jour de ma vie. On n'a pas gagné avec la manière mais on l'a fait ».
SAMMIER (Dunkerque) - L'attaquant Denis Sammier : « Cette accession me fait énormément plaisir. Je la savoure avec beaucoup plus de plaisir que celle acquise il y a trois saisons ».
BARANOW (Dunkerque) - L'attaquant Jérémy Baranow : « On a sorti nos tripes. Je suis heureux pour les joueurs qui ont connu la descente la saison dernière et surtout un grand merci au public qui nous a bien aidés ».
Une longue étreinte autour d'un yannick Bazin en larmes. C'est l'image forte qui restera du choc des play-off de pro B disputé hier soir à Dunkerque. Après un match de folie de plus de deux heures, Asnières a dû, en effet abandonner aux nordistes le dernier ticket encore en jeu pour la pro A. dans un stade des Flandres chauffé à blanc, la cinquantaine de supporter asniérois présente a longtemps cru voir ses protégés retrouver l'élite un an après l'avoir quittée. Pourtant la fin de la première manche va symboliser à elle seule les manques asniérois sur ce match décisif. Aux commandes de bout en bout, Asnières laisse filer 5 balles de sets (22/24) pour s'incliner suite à deux aces signés Ustinov. Un premier coup dur pour les partenaires de Clément Bleuze. mais sous l'impulsion d'un Vukanovic retrouvé, la jeune garde asniéroise se reprend. Dunkerque n'est pas un monstre de fiabilité. Il bafouille lui aussi et voit son hôte revenir (20/25).
La déception est énorme
Enorme, la motivation asniéroise étouffe le jeu nordiste et son public. mené 9/14 puis 11/16 puis 19/23, Dunkerque envisage un moment le pire mais le mental adverse ne suit pas. Malgré trois balles de sets sauvées, Asnières flanche (27/25). Comme vont flancher les nordistes dans les instants suivants. Totalement à la dérive, ils relancent involontairement le suspense, en offrant littéralement la manche à leur adversaire (5/17 puis 13/25). A 2-2, la tension est pesante. Sur un geste, un détail, Dunkerque réussit un break 13/10. Il sera décisif. "On ne peut rien reprocher aux joueurs" souffle Patin dans un sourire crispé. "La déception est énorme. On mène chaque set mais on paie une certaine fragilité mentale".
Les asniérois ont certainement beaucoup appris hier soir. Ils ressortiront plus forts encore d'une telle expérience.
Laurent Degradi
Kherdine Zorgui, la nouvelle vague
IL INCARNE la génération montante du VB Asnières 92 qui va tenter de retrouver la Pro A en s'imposant ce soir à Dunkerque. Une génération douée, championne de France espoir en 2001, qui se révèle à la faveur de cette saison en Pro B. Comme Clément Bleuze et Yannick Bazin, ses potes de promo, Kherdine Zorgui (22 ans) a pris cette saison une nouvelle dimension.
Joueur d'appoint l'an dernier en Pro A, derrière Bruno Château et Sylvain Guily, ce pur produit asniérois voit sa ténacité et sa fidélité récompensées.
Au club depuis la primaire Séduit par les après-midi volley, organisés par le club dans les classes primaires de la commune, le jeune réceptionneur-attaquant d'origine algérienne a rejoint la maison asniéroise à l'âge de dix ans. Des Quatre-Routes, son quartier, au gymnase des Courtilles, à quelques centaines de mètres, ce natif de Colombes cultive ses racines. « Sans ces attaches, je ne suis plus le même », s'empresse de préciser dans un sourire celui qui oeuvre également comme animateur de quartier sur la commune. Son jeune frère, Mohamed, membre de l'équipe espoir d'Asnières, et ses quatre soeurs sont en effet ses premiers supporters. Au fil du temps, ils ont pu apprécier les progrès d'un gaillard tenace auquel le volley n'a pas fait que des cadeaux. « J'ai toujours été plus petit que la moyenne. Ça m'a longtemps pénalisé, sourit-il. J'ai dû compenser par d'autres qualités physiques, notamment la détente verticale. » Désormais à 1,85 m sous la toise, Kherdine affiche en effet une tonicité et un dynamisme remarquables au filet. « Longtemps, il n'a pas eu le profil d'un joueur pouvant atteindre le haut niveau, analyse ainsi André Patin, qui le suit depuis le collège. Il a pris en taille, en qualité de saut et en puissance d'un seul coup. Aujourd'hui, il est un joueur fiable et bon techniquement. » Un joueur déterminé également à propulser à nouveau Asnières au sein de l'élite nationale. « Personne ne nous voyait à ce niveau en début de saison, lance-t-il. On est simplement une bande de potes. Notre complicité s'est développée sur le banc, en Pro A. Cette saison, on est heureux de nous retrouver sur le terrain. C'est cela notre force. Dans mon quartier, je reçois beaucoup de messages d'encouragement. On me parle de volley, de ma place dans l'équipe d'Asnières, c'est nouveau et très flatteur. » Comme le serait, ce soir, une remontée en Pro A qui ajouterait une ligne de plus sur sa jeune carte de visite.

Joueur d'appoint l'an dernier en Pro A, Kherdine Zorgui a de nouvelles
responsabilités cette saison avec Asnières, qu'il rêve de voir évoluer
de nouveau dans l'élite la saison prochaine. (LP/JEAN-BAPTISTE
QUENTIN.)
Laurent Degradi
LYON - ASNIERES : 2-3 (25-22, 23-25, 25-20, 27-29, 6-15). Arbitres : MM. Setruk et Zitouni.
Asnières : Bazin (Garin), Bleuze, Perez, Raicevic (Vukanovic), Zorgui, Césaire (Tuccelli). Libéro : Uguet. Entr. : Patin.
LA REMONTÉE en Pro A se jouera bien comme prévu samedi prochain, sur le parquet de Dunkerque, pour Asnières. Difficiles vainqueurs de Lyon (3-2) samedi soir, les Asniérois ont bien failli rater l'avant-dernière marche. « On n'y était pas, reconnaît André Patin. Nos secteurs de jeu performants à l'aller, comme le block et le service, ont été déficients cette fois. Malgré cela, on a tenu. » Reste que, même en cas de défaite, les Asniérois seraient restés en course puisque Dunkerque a subi, à Narbonne (3-1), sa deuxième défaite des play-off. Ballottés tout au long de la partie, Clément Bleuze et ses partenaires vont jusqu'à sauver trois balles de match dans la quatrième manche pour l'emporter 29-27. Regonflés, ils livrent un cavalier seul lors du tie-break (15-6) où le contre retrouvé met les Lyonnais en échec. « Gagner de cette façon fait du bien », conclut Patin. Relégué au printemps dernier, Asnières doit encore gravir une marche pour retrouver l'élite.
Laurent Degradi
Dans un contexte d'inquiétude pour la survie du club, les Lyonnais tenteront, samedi à Gerland, de surpasser leurs craintes pour prendre bien des revanches sur le sort.
C'est une atmosphère particulière qui va présider à cet ASUL - Asnières programmé samedi (20 heures) au petit palais des sports de Gerland. D'ailleurs, il en sera plus que probablement de même, dans huit jours, lorsque les Lyonnais recevront Narbonne pour le baisser de rideau des play-off. Le club, a été placé, mardi soir, en redressement judiciaire avec obligation de rétablir la situation en deux mois (voir notre édition d'hier). Sinon, ne nous voilons pas la face, ce sera la rétrogradation (en N2, sans doute), et implicitement, la disparition, pour un bon bout de temps, du volley de haut niveau à Lyon. Comment, dans cette perspective, ne pas comprendre l'inquiétude des joueurs, dont le devenir entre Rhône et Saône est désormais plus qu'incertain.« On sait que la survie du club est en jeu », souscrit le capitaine Philippe Mora, avant de plaider à propos des quatre nets revers subis (0-3) depuis le début des barrages.« Après avoir sauvé le club des play-down, toute cette conjoncture a joué sur notre sérénité, car on s'interroge sur notre avenir. Et il est délicat d'être à 100 %, de mettre de l'entrain et de l'enthousiasme, quand on pense aux lendemains, alors que face à nous, on a des équipes sereines qui jouent la montée ! »
C'est
justement le cas d'Asnières, toujours dans la roue de Dunkerque pour
disputer la finale. Avec ce rappel que les deux rencontres de la phase régulière
face aux Parisiens ont donné droit à des matches tendus, finalement
remportés sur le fil (3-2) par les hommes d'André Patin. Cette fois,
quel peut bien être le réel état d'esprit des Lyonnais qui ont tout de
même un rôle d'arbitre à tenir ?« C'est vrai, on regrette de ne pas
avoir contribué, jusque-là, à plus contrarier la mathématique des
classements, mais ça reste stimulant de tenter de compromettre les
chances des autres », convient Mora, tout en affirmant.« Malgré
tout, on reste très motivés. Quelque soit l'issue du match, on y mettra
la manière. On a une image de l'ASUL à donner et un public à remercier
».
Pour sa part, Eric Pfaifer, le président, de confirmer à propos de ses
troupes.« Les joueurs sont très motivés. Ils ont des revanches à
prendre et ils vont se défoncer. » Avant d'évoquer le soutien qui
s'est déjà mis en marche.« Je sens une mobilisation générale
autour de nous. Il le faut, car si on veut aider le volley-ball lyonnais,
c'est maintenant ! »
R. B.
LYON - ASNIERES (aller 0-3), demain soir (20 heures), Petit-Gerland à Lyon. Arbitres : MM. Setruk et Zitouni.
Asnières :Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Césaire, Bleuze,Vukanovic, Raicevic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
AUTORITAIRE aux Courtilles (trois victoires) tout au long des play-off, c'est pourtant loin de ses bases qu'Asnières va devoir gagner son ticket pour la Pro A. En affichant la même efficacité qu'à domicile, les Asniérois peuvent rêver retrouver l'élite, au soir du 8 mai, à l'issue d'un voyage à Dunkerque qui s'annonce de plus en plus décisif. Clément Bleuze et ses partenaires ont en effet leur destin entre les mains. En s'imposant lors des deux dernières journées, ils termineraient à coup sûr premiers de poule. Si le premier acte, demain à Lyon, qui n'a pas gagné le moindre set dans ces phases finales, peut apparaître comme une formalité, il a tout également du piège. « Il faut se méfier de toute perte de vigilance, lance André Patin. Quand tu as fait un voyage de 2 000 km, tu as tendance à te relâcher dans les derniers mètres. Là, tu peux te planter dans le dernier virage. A Lyon, on devra éviter ce genre d'accident. On avait su les contenir à l'aller (3-0) en ne laissant aucun espace. Il faudra refaire la même chose cette fois et, surtout, éviter d'avoir la tête déjà à Dunkerque. » Très convaincants lors de leurs deux dernières sorties contre Narbonne (3-1) et Dunkerque (3-1), les Asniérois semblent avoir franchi un cap lors de ces play-off. Le pointu Jovan Vukanovic, touché à un genou, qui n'avait pas joué contre Narbonne, s'est entraîné normalement cette semaine. Il devrait tenir son poste demain soir.
Laurent Degradi
ASNIERES - NARBONNE : 3-1
(24-26, 25-21, 25-22, 25-22). Spectateurs : 200.
Arbitres : MM. Horcholle et Thomas
Asnières : Perez (Garin), Bazin, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Tuccelli (Césaire).
Libero : Uguet. Entr. : Patin.
Narbonne : Arsov, Vial, Martin (Cojan), Mir, Régis, Bébiné. Libero :
Aragon. Entr. : Mandrou.
DUNKERQUE y avait laissé sa fierté. Narbonne y a abandonné, samedi soir, ses derniers espoirs de montée en Pro A. Aux Courtilles, les Asniérois font des dégâts. Ils tiennent, pour l'heure, leur tableau de marche à jour. Intraitables à domicile face aux Nordistes (3-1), il y a huit jours, ils ont récidivé samedi contre un adversaire plus coriace encore. La route vers la Pro A leur reste toujours accessible. Et, face à des Narbonnais qui abattaient leur dernier joker, Clément Bleuze et ses partenaires ont su afficher de solides qualités mentales. Encourageant pour la fin des play-off où tout devrait se jouer sur un match, le 8 mai à Dunkerque. « On a fait preuve d'un bon état d'esprit de conquête », se félicitait ainsi André Patin, heureux de la réaction de son collectif après la perte de la première manche. Sous l'impulsion du très tonique Kherdine Zorgui, qui trouve les bonnes diagonales en bout de filet, Asnières se relance (10-5). Mais Narbonne ne lâche rien. Les Audois se battent sur tous les ballons. Ils reviennent à 18-18. Les points se gagnent alors au couteau mais, à 20-19, les Asnièrois placent une accélération décisive (25-21). Les comptes sont rééquilibrés mais l'opposition toujours aussi féroce. Deux mauvaises réceptions consécutives replongent Asnières dans l'angoisse (11-13). André Patin ressort alors l'option Césaire. Le service atypique du jeune central chamboule la réception adverse. Asnières claque un 6-1 qui le mène de 15-18 à 21-19. Le moral narbonnais est touché. « On a su confirmer dans le quatrième set après un rude coude à coude, conclut André Patin. Même si Narbonne a bien joué le coup, notre victoire n'est pas usurpée. Il y avait de la tension. Cela nous a fait gâcher quelques situations favorables. » Reste à présent à aller cueillir des Lyonnais aux abois lors de la prochaine journée pour s'offrir une finale avant la lettre dans quinze jours dans les Flandres. Le club organise un déplacement en car à Dunkerque, le 8 mai, pour la dernière journée de play-off. La participation (voyage + entrée) se monte à 20 ?. Les inscriptions se font aujourd'hui et demain au gymnase des Courtilles. Renseignements au 01.47.99.56.91.
Laurent Degradi
Toujours en course pour la remontée en Pro A, Asnières n'a pas droit à l'erreur ce soir, aux Courtilles, face à Narbonne lors de la 4 e journée des play-off.
ASNIERES - NARBONNE (aller 2-3), ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles. Arbitres : M. Horcholle et Mlle Benoît.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
IL Y AURA comme un goût de revanche, ce soir aux Courtilles, pour le début de la phase retour des play-off. André Patin et ses hommes accueillent en effet Narbonne, seule formation à les avoir battus depuis le début des phases finales. Le 10 avril dernier, Clément Bleuze et ses partenaires s'inclinaient en effet (3-2) dans l'Aude. Le joli succès décroché avec autorité (3-1), samedi dernier contre Dunkerque, a rééquilibré les comptes. Ce soir, il faudra la même motivation et la même application au Asnières VB 92 pour prendre sa revanche et rester en course pour la remontée en Pro A.
Motivation et application « C'est une journée hyperimportante, lance André Patin. Comme toujours contre Narbonne, le match s'annonce disputé. Tout se joue sur de petits détails. Les deux premières fois (victoires 3-2 et 3-1 en saison régulière), cela avait tourné à notre avantage. Lors de notre dernière confrontation, ça a été l'inverse. On commence à bien connaître cette équipe et il faudra encore nous montrer très déterminés pour l'emporter. » En misant sur la probable victoire de Dunkerque qui accueille Lyon, un faux pas face à Narbonne contrarierait sérieusement les plans d'Asnières, qui ne serait alors plus maître de son destin pour les deux dernières journées. Touché au ménisque, le pointu Jovan Vukanovic est sous infiltration depuis jeudi. « Il ne s'est pas entraîné depuis mercredi, confie André Patin. Son infiltration a permis à son genou de se débloquer. Il pourra jouer mais son état de forme reste une interrogation. » Au poste de central, Christophe Césaire devrait de nouveau figurer dans le six de départ. Son service s'était avéré une arme précieuse contre Dunkerque. Il ne sera pas de trop ce soir pour piéger Narbonne, qu'un succès aux Courtilles relancerait totalement dans la course à la montée.

Clément Bleuze et ses
partenaires disputent un match important ce soir face à Narbonne, dans
l'optique de la montée en Pro A. (LP/FREDERIC DUGIT/ARCHIVES.)
Laurent Degradi
ASNIERES - DUNKERQUE : 3-1 (25-15, 19-25, 25-19, 25-19). Spectateurs : 200.
Arbitres : MM. Tarracor et Guignard.
Asnières : Perez, Bazin, Bleuze, Césaire, Raicevic (Zorgui), Vukanovic. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
Dunkerque : Doug (Bollengier), Cerha, Sammier (Pomeroy), Jeanlys (Dairay), Baranov, Ustinov. Libero : Stolfa. Entr. : Denys.
«ON RESTE en course ! »
En une petite phrase, André Patin a résumé l'essentiel. Solide
vainqueur de Dunkerque (3-1), samedi soir aux Courtilles, Asnières a gagné
le droit d'espérer. Un petit point sépare désormais les deux formations
qui pourraient se disputer la remontée en Pro A sur le dernier match, le
8 mai prochain, dans les Flandres. En dominant Dunkerque deux fois en un
mois, Asnières a pris en tout cas un bel ascendant psychologique sur son
concurrent direct. Sérieux, puissants et volontaires, les joueurs d'André
Patin ont rarement laissé l'initiative à un adversaire, hormis en début
de deuxième manche, qu'on attendait plus solide. « On ne leur a pas
laissé le temps de mettre en place leur jeu, résume Jean-François Perez.
On a dominé dans tous les secteurs. Dunkerque s'est mis trop de pression
sur ce match. » Irréguliers en réception, à l'image du leur libero
Stolfa, et parfois brouillons dans leurs schémas, les Nordistes, c'est
vrai, ont déçu. Le bras d'Oleg Ustinov n'a en tout cas pas suffi. Même
revenu à un set partout, Dunkerque n'a jamais trouvé son second souffle.
A l'inverse d'Asnières qui, bien que mené (6-8), s'accroche furieusement
à sa troisième manche. Révélation de la partie, Christophe Césaire
enchaîne une série de
six services. Les Asnièrois mènent alors 14-9. Ils concluent (25-19)
malgré quelques moments légitimes de déconcentration. « La fatigue
commence à se faire sentir, confie Benoît Uguet. Il va falloir gérer
cela aussi. » En remportant ses trois derniers matchs, Asnières serait
assuré de retrouver la Pro A. Reste à présent à respecter le tableau
de marche.
Laurent Degradi
Victorieux de leurs deux premières rencontres de play-off, les Dunkerquois, en cas de victoire ce soir à Asnières, feraient un grand pas vers leur retour en Pro A.
La bonne nouvelle a surgi d’une porte entrebâillée. Alors qu’ils s’apprêtaient à quitter, victorieux, la salle du « Petit Gerland », les Dunkerquois ont été alpagués samedi dernier par l’info. Dans sa salle, au terme d’un tie-break épique, Narbonne venait de donner le coup de grâce à l’équipe d’Asnières, principal rival de DDF dans la course à la montée. Une aubaine pour les joueurs de Gabriel Denys qui, profitant du système des points bonus instauré avant le début de cette seconde phase, se retrouvent avec deux longueurs d’avance : un « boulevard » vers la Pro A... « C’est vrai que ce résultat nous fait énormément de bien mais il ne faut pas s’arrêter de jouer pour autant. Nous sommes en bonne position mais il faut confirmer. C’est souvent ce qu’il y a de plus dur. Il faut absolument se préserver de toute baisse de concentration qui pourrait nous être fatale. » Prudent, Gabriel Denys, l’entraîneur maritime, compte sur le calendrier pour maintenir ses joueurs sous pression. Ce soir à Asnières, c’est en effet un match décisif qui les attend. En cas de victoire en région parisienne, il suffirait en effet aux Dunkerquois de remporter l’un de leurs trois derniers matches pour assurer l’accession !
Lourde défaite à Asnières Victorieux d’Asnières (3-1) à Dewerdt lors de la saison régulière, DDF reste sur une cuisante défaite en région parisienne. Un sec 3-0 (le moins bon résultat de la saison) encaissé dans des conditions particulières. Le 27 mars dernier, les deux adversaires étant déjà assurés de disputer les play-offs, cette dernière journée de la saison régulière n’avait qu’un intérêt très restreint. L’entraîneur dunkerquois en avait d’ailleurs profité pour laisser au repos Jérémy Baranow et Emmanuel Dairay. « Samedi, tout le monde sera sur le pont. L’effectif ne sera pas le même, l’enjeu non plus. Pour faire face à ce rendez-vous capital, contre une équipe qui se retrouve dos au mur, je demanderai aux joueurs de faire preuve de la même concentration qu’à Lyon. C’est capital dans cette rencontre car l’équipe d’Asnières peut se montrer extrêmement dangereuse si on la laisse jouer. Elle défend bien ce qui peut faire douter ses adversaires. A nous de maintenir notre niveau de concentration à son maximum. Nous sommes près du but, il faut donc faire les efforts... » Une victoire à Asnières permettrait à DDF de faire un grand pas vers la Pro A et de jouer le match de la montée à domicile samedi prochain contre Lyon (dernier du groupe et définitivement lâché)
ASNIERES - DUNKERQUE, ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles à Asnières. MM. Tarracor et Guignard.
Asnières : Pérez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli, Césaire. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
ANDRÉ PATIN et sa jeune formation avaient certainement imaginé accueillir Dunkerque ce soir dans d'autres conditions. Mais pour avoir manqué leur entame de match à Narbonne la semaine passée (2-3), les Asniérois ont rajouté un peu plus de pression cette rencontre de la 3 e journée des play-off qui n'en manquait déjà pas. Avec deux points de retard sur les Nordistes, Asnières n'a plus à calculer et doit de remporter ses quatre derniers matchs s'il veut espérer retrouver la Pro A. « Le temps n'est plus aux états d'âme ni à la gamberge mais plutôt à l'action », glisse justement André Patin.
Laurent Degradi
ASNIÈRES a vécu une soirée assez tranquille samedi pour ses débuts en play-off. Face aux Lyonnais, septièmes de la saison régulière, qu'ils avaient battus deux fois au tie-break, les Asniérois ont cette fois-ci expédié les affaires courantes en trois sets et à peine une heure et vingt minutes de jeu. Habituée aux matchs interminables, la salle des Courtilles semble prendre goût aux victoires nettes et sans bavure après celle enregistrée la semaine dernière devant Dunkerque (3-0). « Je suis content de ce qu'on a fait, apprécie André Patin. Dans l'ensemble, on a été appliqués sur notre jeu, on a respecté les consignes et le plan de match qu'on s'était fixé. » Les partenaires de Jean-François Pérez avaient en effet les crocs et dégageaient une sérénité, qui leur sera utile dans le futur. Serrée, indécise, hachée par les temps morts, la première manche ressemble d'abord à un duel tactique. Et si Lyon parvient dans un premier temps à contenir son adversaire (9-9), il va progressivement céder devant la supériorité asniéroise (23-19). Solide en défense, Asnières écoeure les attaquants lyonnais à l'image de Yannick Bazin, impressionnant au contre. Les Asniérois gagnent alors sans sourciller les deuxième et troisième sets. Ils peuvent à présent se concentrer sur la deuxième journée qui les conduira à Narbonne, défait dans le même temps à Dunkerque (3-2). « Même si c'est juste une marche, ces play-off sont bien enclenchés, conclut le coach asniérois. Il en reste encore cinq à grimper. »
Laurent Degradi
Pour espérer une éventuelle montée, l'ASUL devait impérativement l'emporter face à Asnières. Très remontés pour retrouver le chemin de la pro A, les Asnièrois ont assommé les Lyonnais 3 sets à rien.
A Asnières, gymnase des Courtilles : Asnières bat ASU Lyon 3 sets à 0 en 1 h 06. Premier set : 25-21 (23 minutes) ; 2e set 25-15 (18 minutes) ; 3e set 25-19 (25 minutes). Arbitres : MM. Lecourt et Gassani. Environ 160 spectateurs.
Pour Asnières Volley 92, les 6 de départ : Perez, Bazin, Zorgui, Bleuze, Tuccelli, Vukanovic, Uguet (libéro), puis Raicevic et Garin.
Pour ASU LYON, les 6 de départ : Sayfulin, Cordier, Ettori, Mora, Ardin, Venet, Roure (libéro), puis Moreau.
L'entraîneur de l'ASU Lyon, Sacha Sorokolet, ne pouvait être que déçu de la prestation de son équipe après un score sans appel et une partie expédiée en à peine plus d'une heure. Comme il nous l'a confié à l'issue du match : « Nous n'avions pas en tête de monter cette année car nous avons d'autres problèmes à régler avant. Toutefois, par rapport à d'autres rencontres, face à Asnières nous avons raté trop de points sur les contres et les services. Les attaques sur les ailes n'ont pas non plus été très efficaces et en face nos adversaires avaient une pêche d'enfer ». Effectivement, plus toniques dès l'entame du premier set, les locaux s'accaparaient du premier point sur une attaque de Vukanovic. Le Yougoslave allait effectuer une partie brillante durant les trois sets. En face, les Rhodaniens tentaient de répliquer au mieux avec Moreau et Ettori. Lyon parvenait ainsi à faire illusion durant 20 minutes, à 19 partout. Puis, Asnières lâchait Perez et Bazin pour conclure la première période 25-21. Même scénario dans le second set, où Lyon tenait le rythme jusqu'à 5-5, avant que, de nouveau, la paire Perez-Bazin au contre et le redoutable pointeur Vukanovic ne démoralisent complètement Mora et ses coéquipiers avec un set gagné 25-15 en moins de 20 minutes. Le sursaut d'orgueil ressenti dans la 3e période ne durait que jusqu'à 8-8, grâce entre autre au travail de Sayfulin. Cela ne suffisait pas à enrayer la machine asnièroise qui redoublait de puissance pour finalement permettre aux locaux de l'emporter 3 sets à 0. L'objectif de Lyon à présent est de finir le championnat au mieux, notamment en recevant prochainement Dunkerque.
ASNIERES - LYON, ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libéro : Uguet. Entr. : Patin.
LE SPRINT est lancé. Un sprint de six matchs qui peut permettre au VB Asnières 92, au soir du 8 mai prochain, de retrouver l'élite du volley français, un an après l'avoir quittée. Pourtant, à la veille d'entamer la ligne droite décisive, jamais les certitudes n'auront été aussi fragiles. Classés troisièmes de la saison régulière, les partenaires de Clément Bleuze ont conscience que les repères ne sont plus les mêmes, qu'un nouveau championnat débute avec sa réalité propre. « La hiérarchie de la première phase ne sera pas celle des play-off, assure ainsi André Patin. Le contexte des phases finales est particulier. Il transcende certaines équipes mais en tétanise d'autres. Mon discours a été clair. J'ai dit aux joueurs : Sur le terrain, c'est vous qui décidez. A vous d'être pro. » Une analyse qui colle pile au contexte du match de ce soir face à Lyon. Septièmes de la première phase, les Lyonnais n'ont qu'à se pencher sur leur double confrontation avec Asnières, de la première phase, pour constater qu'un rien sépare les deux formations : quatre points tout au plus. Par deux fois en effet, les Asniérois l'ont emporté mais au tie-break. 16-14 à l'aller, 15-13 au retour : un détail. « On pourrait très bien compter deux défaites, reconnaît Patin. Lyon est d'autant plus dangereux qu'il part avec trois points de retard (sur Dunkerque, premier de poule) et n'a rien à perdre. Il faut aborder ce premier match en gardant cela à l'esprit. De toute façon, les play-off, ça se gagne avant tout dans la tête. » Blessé aux cervicales, mercredi lors d'une séance de musculation, Raicevic, passé entre les mains du kiné depuis, est remis. Césaire, de son côté, a soigné sa bronchite. André Patin dispose de la totalité de son effectif. Déjà une bonne nouvelle.
Laurent Degradi
Samedi soir, les hommes
d'André Patin recevront Lyon pour la première journée des play-off. Le
coach asniérois passe au crible les trois
adversaires de son équipe. UN AN après l'avoir quittée, les volleyeurs
asniérois ont l'opportunité de retrouver l'élite du volley français à
l'issue des play-off qui débutent samedi. Conscient du potentiel de son
groupe, troisième du championnat au terme de la saison régulière, André
Patin place beaucoup d'espoirs dans ces phases finales. Il brosse le
profil de Lyon, Narbonne et Dunkerque, les trois adversaires d'Asnières
en poule finale.
Lyon (7 e de la première phase). « On les bat à deux reprises 3-2 avec, à chaque fois, deux points d'écart au tie-break. Deux matchs âpres marqués par des problèmes d'arbitrage. Dans ce contexte, Lyon a de quoi nourrir de la rancoeur à notre encontre. Il démarre les play-off avec un seul point et ses chances de terminer premier sont quasi nulles. Cette équipe jouera donc libérée. Il faut se méfier de leur Russe Sayfulin. Lorsqu'il se met à bien jouer, il y a un vrai danger. »
Narbonne (6 e ). « Par rapport à nous, c'est une équipe de vieux. Deux ou trois de ses joueurs ont plus de 30 ans et sont des anciens de Pro A comme leur central Cyril Liot (ex-Cannes). Mais il leur manque cet esprit de corps et ce collectif qui font notre force. Dans les moments difficiles, ces qualités permettent souvent de prendre le meilleur. On l'a vu lors de la première phase. Au match aller, on se retrouve en effet menés 2-0 chez nous. On s'en sort en cinq sets. Mais en gagnant tous ses matchs, Narbonne peut finir premier. Il a quelque chose à jouer dans ces play-off et ce ne sera pas facile contre cette équipe. »
Dunkerque (2 e ). « Cette équipe démarre avec tous les atouts en main : première de poule avec quatre points. Elle dispose des moyens les plus importants de Pro B. Son effectif est taillé en conséquence avec des garçons qui ont connu la Pro A, comme le pointu Ustinov et le central Jeanlys. On se doit d'oublier le 3-0 qu'on lui a infligé lors de la dernière journée. Dunkerque n'avait ni son effectif ni sa motivation habituels. Il s'agit bien sûr, d'un point de vue mathématique, de notre principal rival. Mais l'erreur serait de nous focaliser sur lui et de négliger les matchs contre Lyon et Narbonne. »

Pour retrouver la Pro A, André Patin (à
gauche) et son capitaine Clément
Bleuze doivent remporter leur poule de play-off.
Les choses sérieuses débutent samedi contre Lyon
Photo : le Parisien
Laurent Degradi
TROIS SETS et à peine plus d'une heure quinze de jeu, le dernier acte de la saison régulière s'est joué au pas de charge, samedi soir aux Courtilles. Sans réel enjeu sportif, le duel face aux deux relégués de Pro A a cruellement manqué d'intensité. Bien en place, présent au block, efficace au service, Asnières n'a pas souffert des forfaits de Tuccelli (cheville) et Césaire (bronchite), présent mais pas utilisé.
« Dunkerque a commis beaucoup d'erreurs, analyse André Patin. Même si on a subi un coup de mou en milieu de deuxième set, on a bien resserré les rangs. On a su être rigoureux dans nos options. En nous montrant solides au block, on a tout verrouillé. » Grâce à ce succès, Asnières s'assure la troisième place de la saison régulière. Dès samedi prochain, les partenaires de Clément Bleuze débuteront les play-off dans la poule de Narbonne, Lyon et... Dunkerque. « S'ils jouent comme ça contre nous en play-off, on est preneurs, se marre Patin, conscient que les deux prochains duels face aux Nordistes (17 avril et 8 mai prochains) auront une tout autre intensité. Ils pourraient, en tout cas, décider du retour éventuel d'Asnières en Pro A.
Laurent Degradi
SAINT-QUENTIN - ASNIERES (aller 1-3), ce soir (20 heures), palais des sports Pierre-Ratte à Saint-Quentin. Arbitres : MM. Kalms et Dillies.
Asnières. Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libéro : Uguet. Entraîneur : Patin.
CETTE 20 e journée marquera, quoi qu'il arrive, la fin d'une série. Saint-Quentin, co-leader, et son dauphin asniérois partagent, en effet, la particularité d'être invaincus en 2004 et l'un des deux chutera ce soir. Au-delà symbole, cette réussite commune témoigne des ambitions que nourrissent les deux adversaires du jour. S'il est certain que tous deux participeront, en avril, aux play-off d'accession à la Pro A, la rencontre de ce soir en dira plus sur les ambitions que peuvent légitimement nourrir les deux adversaires. « Les play-off commencent », n'hésite d'ailleurs pas à lancer André Patin, conscient de l'importance de ce mois de mars. Les quatre premiers vont, en effet, s'affronter au cours des trois dernières journées. Si Marseille, distancé, ne semble plus pouvoir prétendre aux deux premières places, capitales dans l'optique de la montée, Saint-Quentin, Dunkerque et... Asnières vont se battre pour deux fauteuils. Au coeur de cette lutte, Asnières doit également garder une place pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue qui débutent mercredi prochain face à Sète (Pro A). « Il faudra se servir de ce rendez-vous pour élever notre niveau de jeu, ce qui sera profitable à notre fin de championnat, analyse André Patin. A Saint-Quentin, on ne manquera pas de motivations mais l'adversaire non plus. A l'aller, on lui avait infligé sa première défaite de la saison qui avait débouché sur une mauvaise série. » Si Vukanovic effectue son retour, il risque de manquer de rythme. Pour le reste, l'effectif est sur le pied de guerre, bien décidé à poursuivre une série victorieuse, entamée le 10 janvier.
Laurent Degradi
ASNIÈRES a donc joué samedi soir un tie-break de plus, le onzième de sa saison. Comme beaucoup de ceux déjà joués, celui-là aurait pu, aurait dû être évité. C'est peut-être encore plus vrai cette fois, car les Asniérois ont eu devant Martigues toutes les cartes en main pour plier la rencontre en trois manches.
Ils le voyaient sans doute déjà à leur tableau de chasse, ce deuxième 3-0 du championnat, après avoir remonté quatre points de retard (13-17), sauvé une balle de 1-1 et conclu la manche à 30-28. Jusque-là, l'absence de Vukanovic avait tant bien que mal été compensée, grâce à un bon partage des tâches en attaque et beaucoup de volonté en défense. Mais les quelques signes de fébrilité entrevus çà et là allaient à l'entame du 3 e set se transformer en une tare durable. Asnières alterne alors les périodes de faillite, dues selon André Patin à des « chutes de concentration » et à des « décrochages individuels », avec des séries positives et convaincantes. Se mettant seul sous pression en entamant de manière catastrophique les 3 e et 4 e manches (2-9 dans cette dernière), le candidat à la remontée en Pro A se montre assez fort collectivement pour recoller au score. Presque aussi inconstant, faible au service et en réception, Martigues croit pouvoir refaire le coup du match aller en s'imposant après avoir été mené 2-0. Mais le réveil de Raicevic durant la manche décisive lance les Asniérois vers un improbable succès. Avant d'entamer un mois de mars bourratif, ils ont préservé l'essentiel mais devront, comme le dit Patin, « être plus stables dans le jeu et dans la tête » pour tenir leurs objectifs.
Laurent Degradi
ASNIERES - MARTIGUES (aller 2-3), aujourd'hui (20 heures) au gymnase des Courtilles à Asnières. Arbitre : MM. Horcholle et Guignard.
Asnières : Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Tuccelli, Pérez. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
CE SOIR devant Martigues, pour le deuxième samedi d'affilée, Jovan Vukanovic sera absent du six de départ asniérois. Le pointu yougoslave souffre du dos, les diagnostics sont divergents, et avec le joueur lui-même, c'est tout Asnières qui s'inquiète. Car Vukanovic est une pièce maîtresse - « un pointu, dans la distribution offensive, ça représente entre un tiers et la moitié des ballons, sans compter que Jovan est capable d'amener un bon rendement au service », rappelle André Patin - et que cette équipe aborde un mois de mars décisif au cours duquel elle va rencontrer tous ses concurrents à la montée et en plus le pensionnaire de Pro A, Sète en Coupe de la Ligue.
La blessure « resserre le groupe » Cette inquiétude, perceptible à Narbonne samedi dernier comme à l'entraînement cette semaine, contenterait presque Patin avant d'accueillir des Martégaux à la lutte pour les play-off, vainqueurs à l'aller et renforcés depuis par un central de 2,08 m. Asnières a trop souvent pêché par excès de confiance cette saison à domicile et, comme le souligne son entraîneur historique, la blessure d'un cadre « resserre le groupe » et rend le collectif « plus dense ». Il sera ainsi demandé de faire plus et mieux en attaque à Zorgui, Bleuze ou Pérez, de retour de blessure, alors que Raicevic aura pour mission de faire oublier Vukanovic en bout de filet. Afin d'aborder au mieux les duels face à Saint-Quentin, Marseille et Dunkerque, les Asniérois ne peuvent se permettre un troisième faux pas cette saison aux Courtilles.
Laurent Degradi
« L'inquiétude nécessaire ».
C'est grâce à cette approche qu'Asnières, invaincu en 2004 et depuis le début de la phase retour, doit en partie sa série de sept succès de rang. « A la fin des matchs aller, on s'est tous réuni pour faire le bilan, explique André Patin. J'ai principalement mis l'accent sur les secteurs où on pouvait encore progresser car j'éprouvais un sentiment de gâchis par rapport à certains matchs... On a comme objectif de remporter tous nos matchs retour. » Pour y parvenir, André Patin met en garde ses joueurs avant chaque rendez-vous. « Sans arrêt, je leur rappelle l'exigence et l'importance du détail, poursuit-il. Après chaque match, je les félicite puis je reviens sur les détails pour progresser encore. » Le coach asniérois met également en avant la solidarité et la solidité de son collectif capable de gagner bien que « privé de deux joueurs importants » comme samedi à Narbonne plutôt que parler de calendrier favorable
Laurent Degradi
Après une décennie passée au plus haut niveau, l'ex-international Gwénaël Le Rouzic évolue au Plessis-Robinson, avec lequel il entame demain les play-off.
SES ADIEUX à la Pro A, un soir d'avril 2003, garderont un goût amer. Une cinglante défaite (0-3) face à Avignon envoyait Asnières directement en Pro B. Un coup d'arrêt pour le club comme pour son central de l'époque, Gwénaël Le Rouzic, venu donner un dernier coup de main avant de « raccrocher ».
Drôle de fin de carrière pour le Breton, international à soixante reprises entre 1993 et 1997, et vainqueur de la Coupe d'Europe des Coupes avec Paris en 2000. Aujourd'hui, à 34 ans, Le Rouzic explore une autre facette du volley en Nationale 2, au Plessis-Robinson, club avec lequel il entame demain les play-off. Venu rejoindre, à l'intersaison, Frédéric Guermeur, entraîneur-joueur, son pote avec lequel il a passé ses années d'étudiant à Rennes, « Gwen » a décidé de relâcher la pression. « Je ne voulais pas abandonner le volley mais continuer à le pratiquer dans un contexte différent, avec des gens que je connais, explique-t-il. Au Plessis, l'ambiance est familiale. J'y connais plein de monde. Ma femme y a même joué. Ici, on a des gars qui évoluent avec l'équipe masculine dont la copine joue avec les filles. Cela crée vraiment un univers particulier. » Et, histoire de rompre un peu plus avec le passé, l'ancien Asniérois a décidé d'abandonner un poste de central qu'il a tenu toute sa carrière. « Au Plessis, je suis réceptionneur-attaquant. Ça me permet de reposer un peu mes vieux genoux », se marre-t-il. En dehors des parquets, Le Rouzic a par ailleurs entamé un nouveau combat, celui de la reconversion. Devenu loisir, le volley n'assure plus le quotidien et l'ancien international doit désormais penser à l'avenir. « J'essaie de mettre un pied dans l'Education nationale mais ça n'est pas évident, indique-t-il. Je postule pour des remplacements en tant que prof d'EPS mais j'arrive au mauvais moment. Les budgets sont en baisse et 40 % des postes de remplaçants ont été supprimés. » Moins pris par le volley, Le Rouzic s'est également attaché à bûcher pour décrocher son Capes. « J'ai passé l'examen la semaine dernière mais il y a de plus en plus de monde au concours. Les chances de l'obtenir sont donc plutôt minces. » En attendant de dispenser ses conseils dans les collèges, Le Rouzic en fait profiter les volleyeurs du Plessis-Robinson, club formateur et ancien pensionnaire de Pro B, qui pourrait retrouver un peu de son lustre d'antan à l'issue de ces play-off.
Laurent Degradi
IL VA FALLOIR serrer les rangs. Privé de son central Jean-François Perez et de son pointu Jovan Vukanovic, Asnières ne sera pas à la fête ce soir à Narbonne. Déjà absent la semaine dernière contre Lyon (3-2), Perez soigne une entorse de la cheville et ne pourra pas être aligné face à son ancien club.
Vukanovic, lui, souffre de douleurs dorsales. Il effectue le déplacement, mais ne figurera pas dans le six de départ. Lors de la dernière journée, il n'avait disputé que le premier set avant de passer la main à Raicevic qui, ce soir, sera dépositaire, une nouvelle fois, du secteur offensif asniérois. « Ce n'est pas le plus gênant car Raicevic peut se hisser au niveau de Vukanovic qui n'est pas un modèle de régularité, indique André Patin. En revanche, au poste de central, Césaire est moins performant que Perez au contre. Mais il faut faire avec, sachant qu'avec cet effectif léger, on se trouve très limités sur les possibilités de changement. » Face à des Narbonnais irréguliers, capables d'aller gagner à Marseille (3-0) et de perdre chez eux contre Calais (0-3), Asnières va devoir soigner son début de rencontre et faire douter l'adversaire. « On peut gagner là-bas, assure Patin. Le fait de se sentir amoindri peut booster les joueurs et on sait que lorsque Narbonne est en difficulté, il peine à se remobiliser. »
Laurent Degradi
Sur huit matches en cinq sets, l'ASUL n'en a remporté que trois. Du coup, avant la venue de Dunkerque samedi, voilà les Lyonnais re-positionnés dans la zone rouge.
Les statistiques sont parlantes et les chiffres révélateurs. En 17 journées de championnat de pro B, l'ASUL est l'équipe ayant disputé le plus grand nombre de rencontres en 5 sets. En revanche, avec seulement 3 victoires sur les 8 tie break recensés, les Lyonnais peuvent s'estimer d'autant plus maudits, qu'hormis un sprint final chanceux (à Gerland, Narbonne mena 11-6 avant de s'effondrer 12-15), tous les autres emballages un brin tangents tournèrent en leur défaveur.
Avec cette notoire précision que, tout comme l'aller à Lyon, le match retour à Asnières, la semaine passée, connut un identique scénario terminal, les Parisiens recevant un coup de pouce arbitral au moment crucial du dénouement.
«Ces erreurs d'arbitrage sont énormes» se plaint l'attaquant Vincent Cordier «C'est pénible parce que cette série de revers nous touche au plan de la confiance. Et pour moi personnellement c'est très dur car c'est la première fois que je vis cette situation. Pourtant on travaille, mais, c'est vrai, la sérénité nous fait défaut. » Quant à Sacha Sorokholet, il s'interroge «Le tie break c'est parfois comme le loto, mais toutes ces erreurs d'arbitrage me laissent tout ce même sceptique: est-ce qu'on nous en veut ?» Tout en mettant en exergue le problème récurrent de son collectif «On a beaucoup analysé et réfléchi; c'est vrai qu'on fait beaucoup de fautes de service mais l'ensemble est d'ordre psychologique, une question de mental» Puis, le coach lyonnais de toucher du doigt les soucis auxquels les siens sont confrontés cette saison «Non seulement il y a les problèmes financiers mais aussi toutes les incertitudes sportives concernant les avenirs sportifs individuels. Et le tout fait qu'on manque de concentration». Quant à Stéphane Ardin il rajoute volontiers un élément «Le manque de banc nous coûte forcément car certains joueurs ne peuvent pas se reposer» La parole maintenant au président Eric Pfaiffer qui résume parfaitement les opinions entendues en les complétant «C'est vrai qu'il nous manque notamment un passeur pour seconder Philippe Mora; c'est vrai aussi la situation du club n'est pas facile et, à contrario de ce qu'on pensait au début de saison, la division est plus forte qu'on ne l'imaginait par rapport à l'an passé».
Concrètement à 5 journées de la fin de la phase régulière, voici donc l'ASUL désormais dans le rouge des play-down avec sa 9e place (23 pts) à égalité avec Agde, dans la foulée de Martigues (8e, 24 pts) et Narbonne (7e, 25 pts) qui, eux, remportent des matches clé en ce moment. Mais l'intéressant est toutefois de noter que ce collectif conserve son capital sympathie auprès de tout le monde «La situation n'est pas dramatique. Il ne manque pas grand chose à cette équipe qui est capable du meilleur comme du pire mais peut vraiment surprendre agréablement» reprend Pfaiffer. Et Sorokholet de rajouter «Même avec ces conditions précaires l'équipe ne lâche pas; elle s'accroche et montre les dents et ça c'est bien» En consultant le programme des ultimes étapes on a conscience que les deux déplacements (à Alès le 28 février et Agde le 20 mars) seront aussi déterminants que les trois matches à demeure face à Chaumont (le 6 mars) et Grenoble (le 27 mars) sans oublier Dunkerque, le leader, ce samedi. Mais là aussi, le notoire c'est que l'optimisme demeure de rigueur dans les discours «On sait que tout est possible à condition d'être motivé» remarque Ardin. Et Cordier de souligner «On sait que la pression monte et que le couperet se rapproche mais on reste confiants. On va se défoncer pour se qualifier aux play-off».
ROLAND BOTELLA
ASNIERES - LYON : 3-2 (22-25, 20-25, 25-20, 25-20, 15-13). Spectateurs : 200. Arbitres : MM.Garreau et Rozalski.
Asnières : Bazin, Zorgui, Bleuze, Vukanovic (Raicevic), Tucelli (Garin), Césaire. Libero : Uguet. Entraîneur : Patin.
C'EST ÉTONNANT. Aussi exaspérant qu'enthousiasmant. Insoluble également pour l'entraîneur André Patin. Comment, en effet, Asnières peut-il tomber aussi bas et se réveiller d'un coup au moment le plus critique ? Comment aussi Philippe Tucelli et ses partenaires font pour ne pas retenir la leçon, eux qui ont déjà été si souvent pris au piège de la suffisance ? « On est trop jeunes, on se voit beau et on croit qu'il va suffire de monter au filet pour marquer », répète Patin. Pour la neuvième fois en seize journées, les Asniérois, privés du central Perez, sont allés au bout des cinq sets, samedi soir aux Courtilles, et pour la septième fois, ils l'ont emporté. A domicile, le scénario semble cousu de fil blanc : deux premières manches parodiques et trois dernières héroïques. Cela avait été le cas, il y a un mois devant Chaumont, cela s'est reproduit devant Lyon, sous les yeux d'un Patin abasourdi. Le relégué de Pro A semblait pourtant parti sur de bonnes bases, un peu grâce à l'efficacité de Vukanovic et Césaire, beaucoup parce que les Lyonnais se montraient maladroits au service (14-11). Puis il a fallu à ces derniers quelques contres et beaucoup d'envie afin de relever des balles difficiles pour mettre en exergue l'inconséquence asniéroise. Ni agressive ni solidaire au contre, imprécise et lisible dans son jeu d'attaque, la bande à Bleuze va peu à peu se désintégrer, cédant la première manche sans réagir (22-25) et la deuxième sans même agir (20-25). « On a démarré le match attentiste, s'emporte Patin. Résultat, on s'est fait trouer (sic), et, le pire, c'était au deuxième. » Personne, à ce moment, n'aurait misé sur une victoire de cette équipe secouée. Elle réussit pourtant à renverser la vapeur. Lyon relâchant un peu sa pression, Asnières prend les commandes dans le troisième set et retrouve de l'enthousiasme à chaque point gagnant. La fébrilité passe peu à peu du côté des Lyonnais, instables en réception et au filet et chahutés par un public volontiers chambreur. La troisième manche empochée (20-25), la quatrième ressemble à un cavalier seul (20-25) et Lyon est poussé au tie-break. Exsangues, touchés au moral, les Rhodaniens resurgissent paradoxalement dans ce set décisif. Après deux erreurs de Bleuze, ils mènent même 10-12. Mais un ace vicieux d'un Césaire convaincant et deux balles litigieuses, jugées en leur défaveur, offrent le gain du match aux Asniérois qui peuvent pousser un grand ouf de soulagement dans la perspective de la lutte pour la montée

Clément Bleuze et ses partenaires ont encore joué avec le feu contre Lyon qu'ils
ont dominé à l'issue du set décisif. (LP/FREDERIC DUGIT.)
Alexandre Bardot

Photo Le parisien / Matthieu de Martignac
A TOUT juste 20 ans, le passeur asniérois a dû assurer, en début de saison, la succession de l'international Mathias Patin, parti au Paris Volley. Un virage radical dans la carrière de Yannick Bazin, désormais propulsé au premier plan. Asnières reste sur cinq victoires sucessives.
Quel regard portez-vous sur ce bon début d'année 2004 ? Yannick Bazin. Il est très positif mais nous avons affronté quatre équipes de bas de tableau (Alès, Agde, Chaumont et Grenoble). J'ai toujours pensé que l'on gagnerait plus de matchs lors de la phase retour que lors des matchs aller. L'illustration est notre victoire nette (3-0) à Alès où on tient bien le match. Chose dont on n'était pas capables en début de saison. Les quatre formations de tête (Asnières, Saint-Quentin, Dunkerque, Marseille) se sont détachées. Les deux premières places se joueront-elles entre ces équipes ? Je le pense. Ces équipes sont très proches, même si Saint-Quentin m'a le plus impressionné. On avait réussi à l'emporter 3-1 à l'aller après un match très solide. Il faudra rééditer ce genre de performance car les deux premières places (NDLR : qui offrent quatre points en poule de play-off) se joueront au mental et à la régularité. Vous avez dû assurer la relève après le départ de Mathias Patin. Comment avez-vous géré vos nouvelles responsabilités ? Au début de saison, ça n'a pas été facile. J'ai eu du mal sur les premiers matchs. La pression était forte. Je me disais : « Là, tu n'es plus sur le banc. C'est toi qu'on regarde. » Heureusement, je n'étais pas le seul à intégrer le six de départ. D'autres jeunes comme Bleuze ou Zorgui arrivaient eux aussi. Cela m'a aidé. Comment avez-vous vécu vos deux années de « doublure » ? Très bien. Je ne pensais pas à jouer mais à apprendre. J'ai tiré beaucoup d'enseignements en regardant Mathias jouer mais, entre nous, il n'y avait pas de rapport de maître à élève. Curieusement, c'est au contact d'anciens comme Bilodeau, Nziémi ou Le Rouzic que j'ai beaucoup progressé. Mathias donnait peu de conseils. Ce n'est pas dans sa nature. Je le regrette un peu aujourd'hui. Quels sont les secteurs à améliorer dans votre jeu ? Quasiment tous (rires) . Je dois apprendre à ne pas baisser les bras, à bien préparer tous les matchs surtout ceux face à des équipes réputées plus faibles. Dernièrement, j'ai mal abordé le match face à Chaumont (3-2) que je pensais ne pas pouvoir perdre. D'ailleurs, toute l'équipe s'est relâchée. C'est la première année où je dois vraiment m'impliquer mais j'apprends à chaque match. Asnières peut-il retrouver sa place en Pro A ? Oui, j'en suis sûr. Cette année, il y a la place pour remonter. La Pro A me fait envie. Je l'ai connue mais je n'y ai jamais débuté un match. J'ai envie de retrouver ses gymnases et son ambiance.
Laurent Degradi
CALAIS - ASNIERES : 2-3 (22-25, 25-23, 25-23, 22-25, 14-16).
Asnières : Bleuze, Uguet, Bazin, Tucceli, Pérez, Vukanovic. Entr. : Patin.
DU TOUT BÉNEF. Avec sa courte victoire de samedi à Calais (2-3), Asnières reste au contact des meilleurs et prend de la marge sur un de ses concurrents du haut de tableau. Ce matin, l'équipe d'André Patin est toujours troisième du classement à égalité avec Marseille, et à une seule longueur du duo Dunkerque-Saint-Quentin. Les Calaisiens sont désormais à trois points, ce qui isole le quatuor sur les sommets et promet une lutte serrée pour la montée en Pro A. Reste que les Asniérois ont souffert pour venir à bout de leurs adversaires. Après un premier set maîtrisé (22-25), et un début de deuxième quasi parfait (20-14), Pérez et ses partenaires perdent totalement le fil du jeu. Leur panique - « on était bien, j'y croyais, puis c'est parti en brioche », sourit Patin » - permet aux Calaisiens de leur inscrire un 11-3 terrible et d'empocher la manche. Rendu fébrile par cette déconvenue, le collectif asniérois mettra plus d'un set, le temps de se retrouver mené 2-1, pour retrouver ses idées et de la stabilité. Le relégué de Pro A pousse Calais au tie-break après une bonne quatrième manche. Là, mené 10-8, puis concédant une balle de match (14-13), il s'en remet à son central Jean-François Pérez, auteur de deux contres décisifs malgré une partie en demi-teinte, pour arracher un précieux succès. « On aurait pu mieux faire, mais encore une fois on s'est fait une frayeur, constate Patin. Je crois quand même qu'on mérite cette victoire. »
Alexandre Bardot
CALAIS - ASNIERES (aller : 2-3), ce soir (20 heures), gymnase Edgar-Quinet à Calais. Arbitres : M. Carrière et M m e Vanherpe.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
«ON ÉTAIT sur le plat. Maintenant, on attaque la montée. » Ça se corse pour Asnières et André Patin résume la situation à sa façon. Invaincus en 2004, ses joueurs ont bénéficié d'un calendrier plutôt favorable et s'attendent à une opposition plus coriace ce soir à Calais. Lors des trois dernières journées, les Asniérois ont affronté les trois derniers du classement. C'est donc logiquement qu'ils ont battu Chaumont, Agde et Grenoble pour occuper, avant cette 16 e journée, la quatrième place à une longueur du tandem de leaders Dunkerque et Saint-Quentin. « Je me souviens d'un match aller très serré face à une équipe de Calais qui joue très bien au volley, poursuit Patin. On gagne le cinquième set 22-20 et, sur l'ensemble du match, Calais avait marqué plus de points que nous. » Un succès ce soir dans le Nord conforterait donc la place des partenaires de Clément Bleuze dans le haut du classement. « Pour cela, il faudra être stables sur le plan du jeu et du mental », conclut André Patin
Laurent Degradi
ASNIERES - GRENOBLE : 3-0 (25-15, 26-24, 25-17).
Spectateurs : 150.
Asnières : Pérez, Bazin, Zorgui, Bleuze, Uguet, Vukanovic, Tucelli, Garin. Entr. : Patin.
MINE DE RIEN, c'est un petit événement. Samedi soir, pour la première fois cette saison, Asnières n'a concédé aucun set à son adversaire aux Courtilles. C'était quand même la moindre des choses face à la lanterne rouge, Grenoble, qui n'a pas une victoire à son actif et n'a gagné que neuf manches en quatorze matchs. Les Asniérois ont donc fait le travail et en partie chassé les démons du relâchement qui les guettent à chaque sortie à domicile face aux « petits. » En partie seulement, car après un premier set convaincant sauf au service, Benoît Uguet et ses partenaires se sont de nouveau laissé prendre au piège de la déconcentration. Conséquence, une grosse demi-heure de bouillie de volley, des erreurs à la pelle et une balle de set en faveur de Grenoble sauvé par Zorgui. « On est retombés dans nos travers, mais, le coach a beau nous prévenir, ce n'est jamais évident quand on domine comme ça de se dire qu'en face, il y a quand même une bonne équipe et qu'il faut faire attention », s'excuse presque le jeune Yannick Bazin. Sortie d'affaire grâce à un Pérez bouillant et un contre final de Tucelli, la formation dirigée par André Patin entame idéalement la troisième manche, qu'elle conclut sans forcer 25-17 en profitant des énormes erreurs et lacunes grenobloises. « On n'a plus le droit de lâcher des points à domicile », prévient Bazin, passeur d'une équipe toujours en course pour la remontée en Pro A.
Laurent Degradi
ASNIERES - GRENOBLE (aller 3-2), ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles. Arbitres : M m e Nutte et M. Guignard.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
APRÈS CHAUMONT voici deux semaines, Asnières accueille ce soir (20 heures) un nouveau candidat promis aux play-down. Grenoble, seule formation de Pro B à n'avoir remporté aucun match en quatorze journées, constitue a priori la proie idéale pour des Asniérois invaincus en 2004. « Hormis Alès, il ne faut pas oublier qu'on n'a affronté que des mal-classés (Chaumont et Agde) depuis la reprise », coupe pourtant André Patin, douché à plusieurs reprises par les « absences » dont ses troupes ont pu faire preuve cette saison. D'ailleurs, Asnières est la seule équipe à avoir concédé deux sets (3-2 à l'aller) à la lanterne rouge iséroise qui n'a enlevé que neuf manches en tout et pour tout en championnat. « Si on n'y est pas, on peut perdre, poursuit le coach asniérois. A Agde (3-0), on était arrivés bien en place d'entrée et tout s'est bien passé. On doit apprendre à tenir notre niveau de jeu sans passer d'un extrême à l'autre. » Reste que les partenaires de Clément Bleuze doivent continuer à profiter de ce calendrier favorable pour engranger avant d'attaquer les sommets du championnat. « On jugera de la maturité du groupe lorsqu'on ira à Saint-Quentin ou Marseille, conclut Patin. Plus proche de nous, il y a ce déplacement à Calais mais pensons d'abord à battre Grenoble. » Vladimir Raicevic, toujours blessé au pied, a passé une IRM hier. Il devrait être « économisé » ce soir si la tournure du match le permet.
Laurent Degradi
AGDE - ASNIERES 0-3 (22-25, 19-25, 22-25).
Arbitres : MM. Bord et Rey.
Asnières : Bazin, Bleuze, Perez, Vukanovic, Zorgui, Césaire (Tuccelli). Libero : Uguet. Entr. : Patin.
LA SÉRIE VICTORIEUSE se poursuit pour Asnières, invaincu en 2004, qui est allé chercher son troisième succès d'affilée, samedi soir à Agde (3-0). Face à un adversaire qui, à l'aller, l'avait nettement emporté aux Courtilles (3-0), les joueurs d'André Patin ont su imposer leur loi, ne laissant pas la moindre initiative aux Héraultais. Malgré les pépins physiques de Tuccelli (gastro), entré malgré tout en fin de première manche, et de Raicevic (pied), économisé samedi, Asnières a rendu une bonne copie. « C'était un match sérieux, à défaut d'être un match plein, analyse l'entraîneur asniérois. On sentait chez mes joueurs l'envie de gagner et donc une volonté de se battre. On a bien subi quelques décrochages individuels ici ou là mais, dans l'ensemble, Agde ne nous a pas soumis à une grosse pression. » Hormis un retour en fin de première manche, les Héraultais n'ont jamais pu contester en effet la domination des partenaires de Clément Bleuze, qui réalisent la bonne opération de cette 14 e journée. Battu à Chaumont (3-2), le leader Dunkerque connaît ainsi un coup d'arrêt qui provoque un regroupement massif aux quatre premières places. Nous sommes quatre équipes à nous tenir en un point devant, constate André Patin. Voilà qui promet pour la suite de ce championnat. »
Laurent Degradi
La désillusion est terrible pour le Chaumont VB 52 qui avait enfin une deuxième victoire à portée de main, samedi soir à Asnières. Après avoir remporté les deux premiers sets, les Haut-Marnais se sont écroulés psychologiquement (3-2). Une défaite qui fait mal au moral. Existe-t-il chose plus cruelle que de se savoir si près du but, avant que de ne le voir s'éloigner, pour finalement le perdre définitivement ? Samedi soir, le Chaumont VB 52 a certainement vécu son plus mauvais cauchemar de la saison. Courant après une victoire qui leur tendait les bras, après le gain des deux premiers sets, les Haut-Marnais ont vu les deux points partir en fumée, juste après la pause, face à une équipe d'Asnières revenue à son meilleur niveau. Un peu à l'image d'un coureur de fond qui ferait la course en tête et qui, de plus en plus fatigué, sentirait son rival se rapprocher de lui, alors qu'il est en vue de la ligne d'arrivée, pour finalement lui "voler" la victoire au finish.
Ce match, le CVB 52 l'a pourtant pris à bras le corps, exactement comme il le fallait. En éliminant bon nombre de déchets de son jeu et en se montrant très présents sur les secteurs défensifs que sont la réception et le "block-défense", les Chaumontais ont tout simplement dégoûté leurs hôtes du jour. Bien loin de l'insolence observée par cette jeunesse asniéroise salle Jean-Masson, en octobre dernier, les élèves d'André Patin n'ont pas vraiment compris ce qu'il leur arrivait en ce début de soirée. Pris à la gorge, les Parisiens accumulaient les fautes directes au service comme à l'attaque, face à une formation visiteuse en pleine réussite. Une performance que réitéraient les hommes d'Olivier Lardier dans le deuxième set, à l'image d'une osmose chaumontaise jamais observée jusqu'alors, sur une aussi longue durée.
Restait à savoir si le CVB 52 allait pouvoir continuer sur sa lancée, après la pause de dix minutes. Et les premiers éléments de réponse ne tardèrent pas à venir. Menés "7-1'' après quelques minutes de jeu à peine, Philippe Bailly et ses coéquipiers ne contrôlaient plus rien.
La pause de trop
«Si on parvient à élever notre niveau de jeu à peine au-dessus du leur, on gagnera le match. Si on leur laisse la moindre faille, on aura beaucoup de mal.» Les paroles d'avant-match d'Olivier Lardier prenaient tous leurs sens. Les locaux remis en confiance, les Chaumontais se retrouvaient pris dans un "tourbillon'' d'aces qui faisait voler en éclat leur réception. Avec sept services gagnants inscrits dans les troisième et quatrième sets (contre deux dans les deux premiers), les Asniérois retrouvaient leur arme favorite et la confiance qui l'accompagne. Dès lors, le doute redevenait le compagnon habituel de Haut-Marnais de nouveau très fébriles, à l'image d'un Guy Valentin incapable de passer le moindre ballon de l'autre côté du filet, face au block parisien. Réception déstabilisée, attaque inefficace et des fautes au service qui font leur réapparition : les visiteurs se noyaient petit à petit dans leurs propres larmes de déception.
La fatalité
Après l'égalisation à deux sets partout, il était presque déjà convenu que l'équipe chaumontaise ne pourrait plus gagner cette rencontre. Une situation récurrente depuis le début de saison si l'on se réfère aux statistiques. Sur 14 matches disputés (avec l'opposition face à Beauvais en Coupe de France), le CVB 52 a disputé cinq matches au tie-break pour aucune victoire. Pire, sur 13 sets disputés au finish et gagnés par deux points d'avance seulement, les Haut-Marnais n'en ont remportés que 4. Des chiffres qui traduisent bien le manque de sang-froid qui caractérise l'équipe, au moment de jouer les manches et les points décisifs. D'apparence, cette défaite à Asnières pourrait cependant ressembler à un début de renouveau pour le CVB 52. Face à une formation qui fait partie des favorites pour la montée en Pro A, les Chaumontais ont montré qu'ils pouvaient rivaliser, et que leur place, d'un point de vue purement sportif, n'est certainement pas au onzième rang du classement. Mais il y a ces chiffres terriblement révélateurs de la fébrilité psychologique de la formation haut-marnaise. Ceux-ci restent une constante, quel que soit l'adversaire et quel que soit le score.
Quand la tête ne suit pas les jambes...
Propos recueillis par Laurent Génin
ASNIERES - CHAUMONT : 3-2 (19-25, 21-25, 25-19, 25-18, 15-11).
Spectateurs : 250.
Asnières : Pérez, Bazin, Zorgui, Bleuze, Uguet, Vukanovic, Tuccelli, puis Garin, Raicevic, Cesaire. Entr. : Patin.
EN DEUX HEURES samedi soir, les volleyeurs d'Asnières ont donné une illustration parfaite de schizophrénie sportive. Plongés dans une profonde somnolence pendant trois quarts d'heure, en panne totale de concentration et d'envie, ils ont été aussi proches de la déconvenue que, par moments, du ridicule. Puis, menés 0-2 par une équipe de Chaumont toute heureuse du cadeau, dos au mur, Kherdine Zorgui et ses équipiers ont adopté un visage radicalement différent après une petite pause dans les vestiaires. « C'est vous les acteurs », leur a alors simplement lâché André Patin, bien impuissant à redonner du souffle à ce collectif défaillant. « Qui se prépare mal se prépare à l'échec, expliquait après le match l'entraîneur asniérois. Ce n'est pas faute de les avoir prévenus. Mais les joueurs se sont dit que ça allait venir tout seul. Or, pour être compétitif, il faut être inquiet. » A l'évidence, face à ces modestes Haut-Marnais, avant-derniers, le jeune collectif banlieusard ne l'était pas, à l'image de son passeur Yannick Bazin très tôt remplacé par Aurélien Garin, mais sans amélioration notable. Après deux sets perdus sèchement et sans la moindre contestation (19-25, 21-25), il leur a donc fallu une petite pause dans le calme des vestiaires pour retrouver un esprit conquérant. Les « anciens », Jean-François Pérez et Jovan Vukanovic, montrant l'exemple grâce notamment à leur présence au contre, Asnières met le pointu de Chaumont Guy Valentin sous l'éteignoir et retrouve de l'efficacité offensive. Après avoir égalisé à 2 partout sans difficulté, les hommes d'André Patin entament le tie-break tambour battant pour le plier en quelques minutes (15-11) et s'adjuger une nouvelle victoire en cinq manches. Sauront-ils cette fois retenir la leçon ?
Laurent Degradi
ASNIERES - CHAUMONT (aller 3-0), ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles. Arbitres : MM. Lecourt et Carrière.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
L'ANNÉE 2004 A débuté par un succès prometteur à Alès (3-0) pour les volleyeurs asniérois, dont le principal souci sera de confirmer ce soir. Face à Chaumont, pourtant, avant-dernier, qui compte une seule et unique victoire face à la lanterne rouge grenobloise, André Patin n'affiche pas la sérénité d'un coach d'une formation actuellement quatrième de son championnat. « On vient de gagner 3-0. On a battu Chaumont 3-0 à l'aller et tout devrait rouler, confie, ironique, le coach asniérois. Mais je connais mes joueurs. Dans ce cas de figure, on a du mal à se mobiliser et on devient vite une équipe médiocre. » Comme cela a déjà été le cas lors de la troisième journée lorsque les Asniérois, vainqueurs 3-0 à Chaumont, s'étaient fait cueillir aux Courtilles (0-3) une semaine plus tard par Agde. « On doit rester sur nos gardes car Chaumont a recruté un nouveau central et a changé la configuration de son équipe », poursuit Patin. Lors de la dernière journée, les Chaumontais ont ainsi pris un set à Saint-Quentin (2 e). Attention à la révolte des mal-classés.
Laurent Degradi
Vu notre situation actuelle au classement et l'écart qui nous sépare de nos prédécesseurs (3 points), il faut s'attendre à ne rencontrer que des grosses cylindrées». Olivier Lardier, l'entraîneur du Chaumont VB 52, peut laisser apparaître une certaine pointe d'ironie dans ses propos. Il est pourtant clair que le challenge qui s'annonce pour le club haut-marnais, lors des dix prochaines journées, ne sera pas facile à relever. Après sa défaite face à Saint-Quentin, samedi dernier, comptant pour la première journée des matches retour, l'équipe chaumontaise se prépare à affronter, dans les semaines prochaines, les quatre autres plus fortes formations du championnat (Asnières, Dunkerque, Marseille et Alès). Une mission presque “impossible” pour Philippe Bailly et ses coéquipiers qui, pourtant, n’angoisse pas outre mesure le coach local. «Il nous faut absolument prendre quelques points face à ces adversaires, pour tenter de revenir sur nos principaux rivaux, en admettant, bien sûr, que ces derniers, eux, ne parviennent pas à en prendre. Donc, affronter tous ces tenors d'un coup, maintenant ou dans un mois, importe peu.»
Un groupe chaumontais qui a donc retrouvé les parquets pour cette nouvelle année, dans la même composition qu’il y a un mois, juste avant la trêve. Un effectif identique, certes, pour un “six” titulaire cependant inédit, lors de la réception de Saint-Quentin. Avec le repositionnement de Guy Valentin à la pointe de l'attaque, le technicien haut-marnais a choisi de privilégier la réussite offensive. «Depuis le début de saison et dans un rôle d'attaquant-réceptionneur, Guy reste notre meilleur atout offensif. J'ai donc décidé, le week-end dernier, de le placer en pointe pour optimiser notre secteur offensif. Un choix tactique qui s'imposait par rapport aux résultats enregistrés depuis l'entame de championnat et aux joueurs qui composent notre effectif.»
Une nouveauté qui n’a pas vraiment changé la donne d'un CVB 52 qui a sensiblement répété les même erreurs qu'avant la trêve, même si l'équipe s'est montrée plutôt séduisante dans les trois premiers sets. «Le bilan est toujours le même, confirme, un brin fataliste, Olivier Lardier. Il est celui d'une nouvelle défaite. Pour gagner, il faudrait que j'ai, sur le terrain, Guy et Fabien (Pelc) au maximum de leur forme offensive en même temps, et un groupe qui soit également performant dans les autres secteurs. Le double changement effectué avec Christophe (Collet) et Fabien, dans le quatrième set, n’a pas été une véritable réussite. Il faut dire que les conditions n'étaient pas optimales à ce moment de la rencontre.»
Une faute au plus mauvais moment
Une quatrième manche qui vient quelque peu “saboter” le bon travail effectué jusqu’alors dans ce match de reprise. Le coach haut-marnais y inclut d'ailleurs logiquement le dernier point du troisième set, littéralement “offert” aux Axonais, sur un service raté de Carlos Lopez. «C'est un véritable gâchis ! Alors que nous restons en course dans cette troisième manche, que nous sortons d'un temps mort, on ne se donne même pas la possibilité d'aller défendre ce point, en mettant le service dans le filet. On leur offre gratuitement ce set, avant d'enchaîner sur un début de quatrième complètement raté.»
Un point capital qui s'ajoute d'ailleurs aux nombreuses autres fautes directes commises dans la soirée, notamment au service (19 services ratés). «C'est un manque de concentration, dans la mesure où le joueur qui sert ne réfléchit pas à l'importance de son geste pour la suite du match,» ajoute l'entraîneur du chef-lieu. Vadim Evtyukhovitch, par exemple, avait su ne pas prendre de risque inconsidéré sur la balle de deuxième set gagnée par les Chaumontais, en servant pieds au sol. Des choix tactiques que tous les joueurs haut-marnais se doivent d'assimiler pour éviter ces fautes à répétition.
Au-delà de ces erreurs, certes gênantes car trop habituelles, la prestation des Haut-Marnais reste somme toute de bon augure pour la suite de la compétition. «Le groupe reste toujours aussi volontaire et combatif, tempère Olivier Lardier. C'est la situation qui procure du stress et de l'énervement. Le plus difficile est d'essayer de ne pas faire transparaître cette pression sur le terrain.»
Le prochain match, samedi à Asnières, sera, pour cela, un très bon test. Au CVB 52 de prouver qu’il peut encore croire en son étoile.
Propos recueillis par Laurent Génin
ALES - 0-3 (25-27 22-25 21- 25). Arbitres : MM. Tousin et Chouman.
Asnières : Bazin, Bleuze, Perez, Vukanovic (Raicevic, Garin), Zorgui, Tuccelli. Libéro : Uguet. Entr. : Patin.
L'ANNÉ 2004 commence à 100 à l'heure pour les volleyeurs asniérois qui sont allés grappiller un cinglant succès (3-0) samedi soir à Alès pour la première journée de la phase retour. Les joueurs d'André Patin qui restaient sur deux défaites de rang en championnat se sont bien relancés. A l'issue de cette 12 e journée, les Asniérois récupèrent la quatrième place et ne comptent plus qu'un point de retard sur le tandem Saint-Quentin - Marseille, deuxième ex aequo. Pourtant solide chez lui depuis l'entame du championnat, Alès a totalement manqué sa reprise et s'est lentement effrité au fil des points. « Pourtant, tout n'a pas été parfait de notre côté, déplore André Patin. Un certain manque de compétition s'est fait ressentir. Et, comme souvent, on réussit à se mettre la pression tout seul. » Ainsi, après avoir mené durant la majeure partie de chaque manche, les Asniérois fléchissent pour laisser Alès reprendre confiance. Lors du premier set, le coach asniérois réagit en préférant Raicevic à Vukanovic, ce dernier manquant de punch sur ses attaques et services. Globalement, on a développé un meilleur jeu que l'adversaire, reconnaît enfin Patin. On a notamment réalisé de bonnes choses en service-réception. »
Laurent Degradi
ALES - ASNIERES (aller 1-3), ce soir (20 heures), halle des Sports de Clavières. Arbitres : MM. Tousin et Chouman.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
UNE FORMATION en pleine réussite, une autre qui marque le pas. Le début de la phase retour, ce soir, n'aura pas la même saveur pour Asnières et Alès qui ont suivi des trajectoires opposées fin 2003. Si Patin et ses hommes restent sur deux revers face aux grosses écuries que sont Marseille et Dunkerque, les Cévenols, de leur côté, ont enchaîné six victoires de rang. Depuis sa défaite à domicile du 1 e r novembre contre Agde, Alès n'a plus lâché le moindre point et occupe la quatrième place juste devant Asnières. « Cette équipe a prouvé qu'elle tenait la route, indique l'entraîneur asniérois. D'ailleurs, Saint-Quentin et Dunkerque s'y sont inclinés. On a bien bossé durant cette trêve. La performance de mes joueurs est liée à leur état d'esprit au moment d'aborder la partie. Il faut que l'on soit plus constant dans nos prestations. » Dans un championnat des plus homogène, chaque point comptera cette saison. En cas de succès, les Asniérois ont l'opportunité de recoller aux coleaders Dunkerque et Marseille qui se rencontrent ce soir. « Il y a autant d'écart entre nous et le leader qu'entre nous et le huitième (2 points), rappelle justement Patin. L'équilibre de ce championnat reste très fragile. »
Laurent Degradi
DU HAUT de ses 15 ans, Hicham, ado des quartiers nord, à Asnières, a déjà six ans de pratique du volley derrière lui. Il a fait ses débuts à l'école en CM 1 et motivé par « l'envie de progresser », il s'est inscrit à la section sportive au collège Malraux dès la 6 e . Aujourd'hui en 3 e , il enfile son maillot huit heures par semaine : quatre au collège et quatre au club, tandis que ses trois petits frères et soeurs font leurs débuts à l'école. « Le volley au collège, c'est en parallèle des cours, pas à la place, insiste Hicham. On sait très bien que si on fait n'importe quoi en cours, on peut être exclus de la section sportive. » Avec quelques années de recul, il estime que la pratique du volley est constructive à plus d'un titre : « On s'investit dans l'entraînement des petits, l'arbitrage, ça permet notamment de comprendre les difficultés des arbitres. Le volley, ça permet aussi de sortir du quartier, parce qu'on part en tournoi en province. » Angers, Orléans, Rouen, l'Aveyron, ou encore Rennes, la semaine dernière, pour les qualifications du Championnat de France Cadet Elite. « Pour moi, c'est vraiment un loisir », insiste Hicham, qui compte bien pouvoir bénéficier de quelques entraînements encore au lycée. De toute façon, il est toujours possible de tendre un fil dehors pour improviser un match avec des copains du quartier.
Sur les gradins du gymnase des Courtilles, des centaines de gamins hurlent, applaudissent, tapent des pieds. En ce dernier jour d'école avant les vacances de Noël, l'excitation est à son comble. Sous leurs yeux, ce n'est pas une comédie musicale d'Harry Potter ni une énième génération de star-académiciens, mais l'équipe pro de volley d'Asnières, qui évolue dans le championnat de France de Pro B (équivalent de la 2 e Division nationale).
Son entraîneur, André Patin, ancien international, fait entrer peu à peu ces élèves de CM 1-CM 2 sur le terrain, avec les pros, tandis que sur une haute chaise d'arbitre, c'est un enfant qui siffle les fautes sans concession. Ce traditionnel rendez-vous de Noël des apprentis volleyeurs avec les « stars » asniéroises a rappelé vendredi, s'il le fallait, que le volley est à Asnières ce que le foot est à Saint-Etienne. Formidable école de formation, le VB Asnières 92 alimente régulièrement le haut niveau. Ainsi, quatre des douze joueurs de l'équipe de France médaillée de bronze au Mondial argentin de 2002 étaient issus de la maison asniéroise.
« A Asnières, le volley est autant un sport professionnel qu'un sport de masse », estime Jean-Pierre Cayla, adjoint au maire chargé des sports. Dès le CM1 et dans toutes les écoles de la ville, les élèves tâtent le ballon, en équipe, de part et d'autre d'un filet. Et cela fait trente ans que ça dure. « Une véritable pratique sociale » « Cette structure dynamique a fait ses preuves à la fois sur le plan sportif et sur le plan social », estime André Patin, dinosaure et pilier de ce chantier inédit, considéré comme une référence sur le plan national.
C'est ce formateur hors pair dont le fils, Mathias, issu du club asniérois, est l'actuel passeur de l'équipe de France, qui, il y a trente ans, a fait entrer le volley dans les écoles d'Asnières. Et depuis quatre ans, une section sportive s'est ouverte au collège André-Malraux, un établissement sensible des quartiers nord. Un collégien sur dix a signé et aujourd'hui, ils sont 110 sur le millier d'élèves que compte le collège à faire du volley quatre heures par semaine, en plus des cours et pas à la place. Pour preuve, un avertissement de travail se traduit dans le règlement par quinze jours d'exclusion à l'entraînement. « Le volley est une véritable pratique sociale à Asnières », estime Michel Hunault, prof de sport à l'origine de ces classes volley.
Ponctualité, discipline, respect des règles élémentaires, sur le terrain comme ailleurs, le volley est à Asnières une histoire de famille. On comprend alors mieux que des élastiques se tendent entre deux arbres, dans les quartiers, pour improviser un filet et... jouer au volley. Quand bien même la municipalité a décidé de tailler de 800 000 F les subventions pour l'équipe de volley, reléguée de Pro A, l'élite nationale, en Pro B au printemps dernier, la discipline n'est pas en déclin sur la commune. « On a donné la priorité au sport de masse », insiste Jean-Pierre Cayla. Il reste à espérer que la locomotive continuera à faire rêver les plus jeunes.
Carole Sterlé (avec Laurent Degradi)
DUNKERQUE - ASNIERES : 3-1 (25-23, 25-23, 20-25, 25-20). Arbitres : MM. Horcholle et Petitjean.
Asnières : Bazin, Bleuze, Perez, Vukanovic, Zorgui (Raicevic), Tuccelli (Césaire). Entr. : Patin.
LA TRÊVE hivernale tombe à pic pour Asnières, qui a concédé hier à Dunkerque, nouveau leader de Pro B, sa 2 e défaite d'affilée. Face à Marseille (2-3), lors de la journée précédente, comme contre les Nordistes, samedi soir, les Asniérois ont donné quelques signes de lassitude. « On est un peu essoufflés, concède ainsi André Patin. Le match est assez serré puisque les deux premières manches se jouent à 2 points. Mais Dunkerque s'est montré plus costaud et a su faire preuve de constance dans son jeu. » Une constance qui a notamment manqué aux visiteurs lors du second set. Pourtant en tête (16-11), ces derniers perdent le fil et ne parviennent pas à égaliser à une manche partout. Le gain du troisième set (25-20) relance un moment la machine asniéroise. Pourtant, la dynamique de Dunkerque fait la différence en fin de partie. A mi-saison, Asnières vire à la cinquième place.
Laurent Degradi
DUNKERQUE - ASNIERES, ce soir (20 heures), salle Louis-Dewerdt à Dunkerque. Arbitres : MM. Horcholle et Petitjean.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
LES CADENCES INFERNALES touchent à leur fin pour Asnières. Ce soir, à Dunkerque, se termine en effet la phase aller du championnat ainsi qu'un périple éreintant qui a conduit Clément Bleuze et ses partenaires à se frotter aux grosses écuries du championnat. Si la série avait bien débuté (3-1), voici deux semaines contre Saint-Quentin, elle s'est poursuivie par une défaite crispante (2-3), aux Courtilles, face à Marseille, lors de la dernière journée. Pas suffisamment autoritaire sur son parquet, Asnières ne se retrouve pas, avant cette onzième journée, dans une position des plus confortable. Une défaite ce soir le reléguerait ainsi à deux points des Nordistes ce qui compliquerait un peu les choses à mi-saison. « On sait qu'il faut se classer dans les quatre premiers pour aborder raisonnablement les play-off, indique André Patin. Terminer cette phase aller par une victoire serait très positif mais Dunkerque va arriver surgonflé après avoir battu Saint-Quentin chez lui. On sait qu'un match difficile nous attend. Il va falloir se bagarrer. » Hospitalisé en milieu de semaine pour des coliques néphrétiques, le passeur Yannick Bazin est opérationnel. Il s'est entraîné normalement hier et animera le jeu asniérois ce soir.
Laurent Degradi
ASNIERES - MARSEILLE, ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles. Arbitre : M l l e Le Godec et M. Dillies. Asnières :
Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Césaire, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libéro : Uguet. Entr. : Patin.
APRÈS Saint-Quentin samedi dernier, le gymnase des Courtilles accueille une nouvelle grosse affiche ce soir avec la venue de Marseille, deuxième ex aequo avec Asnières et Dunkerque. André Patin fait part de ses inquiétudes d'autant que Perez, Uguet et Zorgui, grippés cette semaine, n'ont pas pu s'entraîner normalement. Vous sortez d'un succès de prestige face au leader, Saint-Quentin. Cela relance-t-il vos chances de terminer à la première place ? André Patin. Oui. A condition de battre Marseille ce soir et d'aller gagner à Dunkerque lors de la prochaine journée. Comme je le dis depuis le début du championnat, on a une équipe capable de battre n'importe qui. Elle peut aussi perdre contre n'importe qui. Il est donc hasardeux de faire des prévisions. Les quatre premiers se rencontrent ce soir. Cette 10 e journée peut-elle être le tournant du championnat ? En tout cas, elle va préciser les choses en haut de tableau. Pour nous, il n'y a qu'un scénario idéal : gagner. Ensuite, si Saint-Quentin battait Dunkerque, on se retrouverait seuls deuxièmes mais l'heure n'est pas encore aux calculs. Il faut nous concentrer uniquement sur Marseille et bien aborder mentalement ce rendez-vous. Que retenez-vous de votre victoire contre Saint-Quentin ? Notre plus grande régularité dans le jeu. Notre prestation d'ensemble a été plus stable. On n'a pas connu de zone de dépression ce qui était notre habitude. Par rapport à l'enjeu, on a su être inquiet (sic) comme il fallait l'être. Pouvez-vous reproduire une prestation du même ordre face à Marseille ? En fait, je suis inquiet. Il ne faut pas se dire « On a battu les premiers » et partir décontractés. En plus, on a déjà dominé Marseille cette saison en Coupe de la Ligue (3-1 le 25 octobre dernier) mais, ce soir, c'est une autre rencontre. Les Marseillais étaient privés à l'époque de trois éléments dont leur pointu Leonardo Rodrigues, meilleur marqueur et serveur de Pro B. Attention au relâchement. Après neuf matchs de championnat et deux tours de Coupe de la Ligue, la fatigue se fait-elle sentir ? Oui, le cumul des rencontres génère un peu d'usure. On prendra une semaine complète de repos à partir du 19 décembre. Cela fera du bien psychologiquement. Les joueurs pourront s'aérer un peu, et revenir plus performant et la tête au boulot pour les matchs retour.
Propos recueillis par Laurent Degradi
Le leader de la poule a essuyé sa première défaite face à des Asniérois très affûtés.
Blessé à la cheville, Dukic n'était pas aligné dans le six de départ. Le début de la rencontre était quelque peu laborieux pour Saint-Quentin. Mésententes, services mal assurés, contres et soutiens peu efficaces handicapaient les Picards (11-6). Un premier temps mort était réclamé par Komnenic. Saint-Quentin grappillait quelques points et revenait à 12-10. Mais Asnières repartait de plus belle et menait 16-11 au second temps mort. Saint-Quentin courrait après le score (18-15). Dukic faisait son entrée et remplaçait Le Berre, mais rien ne changeait vraiment. Asnières empochait la première manche (25-19). Dans la seconde manche, Dukic était aligné dès le début. L'équipe tournait mieux et menait (3-1, 7-3). La lutte était rude entre deux des meilleures formations du championnat. Les Asniérois retrouvaient leur fond de jeu et revenaient (11-8). Saint-Quentin réclamait un temps mort. L'hémorragie était stoppée, les Picards repartaient de l'avant (15-9). Les Saint-Quentinois bataillaient fort et égalisaient à un set partout (25-20). Dans la troisième manche, Asnières prenait le meilleur départ (4-1). Un petit kop de supporter venait perturber la concentration des Picards. Des fautes de filet, pas toujours évidentes, perturbaient la remontée des Picards. Asnières reprenait trois points d'avance (19-16). Asnières sortait alors les aces (21-17). Saint-Quentin égalisait (22-22) avant d'obtenir une balle de set (24-23)que les Asniérois sauvaient. Les Parisiens s'adjugeaient finalement cette troisième manche (26-24).
Chaude ambiance
Au début du quatrième set, les deux équipes commettaient de nombreuses fautes directes. Les deux formations étaient au coude à coude (16-15). Dans une lutte toujours aussi intense, les Picards réussissaient à prendre deux précieux points d'avance (19-17). Les arbitres demandaient aux supporters asniérois de se calmer et de ne pas proférer d'insultes vis-à-vis des joueurs adverses. La tendance s'inversait et Asnières menait (20-19). Les Parisiens s'envolaient et l'emportaient (25-23). « Nous avons mal débuté la rencontre, mais par la suite, l'issue de la rencontre se joue finalement à peu de chose. Asnières a cherché la victoire et l'a obtenue. Ils ont très bien joué, alors que nous avons commis des fautes inhabituelles. Nous avons été un peu en dessous de notre niveau de jeu. Il nous faudra réagir face à Dunkerque la semaine prochaine et ça sera tout aussi difficile que face à Asnières » confiait Komnenic.
Auteur d'un match plein, Asnières a fait tomber Saint-Quentin invaincu cette saison et reste en embuscade à la 2 e place en compagnie de Marseille et Dunkerque, ses deux prochains adversaires
ASNIERES - SAINT-QUENTIN : 3-1 (25-19, 20-25, 26-24, 25-23). Spectateurs : 250. Arbitres : MM.Debarre et Cornicard.
Asnières : Bazin, Bleuze, Zorgui (Raicevic), Tuccelli, Vukanovic, Pérez. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
«C'EST BIEN d'avoir battu Saint-Quentin, maintenant il nous reste deux gros matchs avec la réception de Marseille et le déplacement à Dunkerque. » Toujours aussi mesuré quel que soit le résultat de son équipe, André Patin ne pouvait néanmoins dissimuler un léger sourire, samedi soir, à l'issue de la victoire de ses joueurs contre le leader (3-1). Défait contre toute attente la semaine dernière à Martigues (3-2), Asnières a su élever son niveau de jeu sur quatre sets pour infliger son premier revers en huit journées à Saint-Quentin. Avec trois petits sets perdus depuis le début de saison, les Axonais s'avançaient pourtant comme un adversaire redoutable mais la furia asniéroise, bruyamment accompagnée par un jeune public décidément de plus en plus imaginatif (djembés, cornes de brume, mégaphone et perruques), a finalement eu raison du leader. « Le public nous a boostés, remercie le coach d'Asnières. Il nous est indispensable maintenant. » Et contrairement aux victoires sur Calais (3-2) ou Narbonne (3-2), les Asniérois ont débuté leur rencontre (17-13), indiquant à son adversaire que la partie serait très disputée. Le premier set en poche (25-19), Asnières retombe quelque peu dans ses travers au début de la seconde manche (4-9 puis 15-20) et voit logiquement Saint-Quentin revenir au score (1-1). A l'entame du troisième set, la tension monte encore d'un cran aux Courtilles et le niveau de la rencontre, déjà élevé, ne baisse pas en qualité. Inspirés aux services, à l'image de Yannick Bazin auteur de deux aces, et aux contres, les Asniérois semblent mieux que leurs hôtes (21-17). Mais l'entrée de Morelle, afin de donner de la hauteur au contre saint-quentinois, produit son effet et place les visiteurs en position favorable pour le gain du set (23-24). La réaction des partenaires de Jovan Vukanovic ne se fait pas attendre et leur permet d'arracher la troisième manche (26-24). Tantôt excitant, tantôt crispant, le dernier set atteint des sommets. Chaque équipe marque sur sa mise en jeu mais aucune ne parvient réellement à creuser l'écart (7-6 puis 17-17). Saint-Quentin semble pourtant à la limite de la rupture, en témoignent ces quelques grossières erreurs de compréhension entre les joueurs. C'est finalement Philippe Tuccelli qui apporte le point victorieux à Asnières (25-23) et fait se lever de bonheur les Courtilles. « On s'est bien battus et on a su rester concentrés, apprécie André Patin. On sent qu'on a les éléments pour faire quelque chose dans ce championnat. »
Alexandre Boucher
Meilleur
marqueur: Zimaglia (17 points). 13 fautes au service. Entrés en jeu: Morelle,
Dukic, Soutarson, Borcic.
(De notre correspondant local Jérôme LAMY).
Asnières ne
roule pas économique. Depuis la quatrième journée et une victoire aux
forceps (3 sets à 2) à Grenoble, les banlieusards parisiens ont dépensé
beaucoup de carburant et de sueur pour rester tapi
dans l'ombre d'un FLSQ, leader invaincu.
Les anciens
pensionnaires de Pro A manquent sans doute de parcimonie mais certainement pas
d'envie. Vingt-cinq sets disputés lors des cinq dernières journées, quand
Saint-Quentin n'usait ses fonds de culottes sur les parquets que quatorze sets
durant !
Du coup, à l'instant d'assister à ce choc frontal entre deux principaux
candidats déclarés à l'accession en Pro A, on pouvait se demander si les
Parisiens n'allaient pas finir par rouler sur la jante. C'est en revanche lesté
par le seul souci d'éviter la première sortie de route de la saison que
Saint-Quentin se présentait sur le parquet parisien.
D'entrée, les hommes du président Adrien Donat affichaient pourtant un
visage inhabituel. Émaillée de fautes directes notamment à la réception,
leur production manquait de continuité.
Le danger Perez
Dans le sillage
de leur pointu yougoslave Vukanovic, les Parisiens faisaient la course en tête.
Et ce d'autant plus que Perez (2m03) était impérial au filet (12-7, 21-16).
Et malgré le bras gauche de Zimaglia, les services vicieux de Donat et la
rentrée de Dukic, les Aixannais lâchaient leur premier set (25-19) depuis
leur succès à Narbonne.
Vexés, les ouailles de Nénad Kommenic serraient le jeu et Dukic validait
cette envie recouvrée (5-11). L'attaquant Belge servait le plomb, le bloc
Sharaliev-Zimaglia était béton et Saint-Quentin à nouveau dans le coup
(9-15). Incapables de lire les services du géant parisien Perez, les leaders
de ProB trouvaient enfin la solution dans la présence
offensive de Zimaglia. Et Viarouge, d'un smash rageur, remettait les compteurs
à égalité (20-25).
Coup pour coup
Les coéquipiers
de Donat reversaient dans leurs pêchés initiaux : friabilité à la réception,
fautes directes en attaque et à la mise en jeu (7-3). Aux fulgurances de
Vukanovic, à la présence défensive de Tucelli, Saint-Quentin répondait néanmoins
par la puissance de Viarouge et Dukic (17-16). Et si un ace de Bazin appuyait
là ou ca fait mal, Trefle maintenait les Picards dans la roue (22-22).
Un Block Le Berre-Sharaliev conjugué à une attaque gagnante de Ducik et les
visiteurs sortaient pour la première fois de la manche la tête hors de l'eau
(23-24). Pas suffisamment pour conclure puisqu'après une mauvaise réception
du Libéro Borcic, une attaque hors des limités de Zimaglia donnait à Perez
l'occasion de régler la note (26-24).
Au quatrième set, les duettistes se répondaient coup par coup faisant montre
d'un beau pragmatisme offensif. Et si à ce petit jeu ô combien crispant, les
Parisiens craquaient les premiers (17-19), ils ne rompaient point.
Au contraire avaient-ils le dernier mot sur un smash de Bazin (25-23).
Saint-Quentin baissait pavillon pour la première fois de la saison.
UNE DERNIÈRE ligne droite de folie ! Saint-Quentin, Marseille puis Dunkerque, soit les trois premiers de Pro B, voila le menu de fin d'année que les Asnièrois vont devoir ingurgiter. D'ici le 13 décembre, date de la fin des matchs aller, un sérieux coup de balai aura été passé sur les premières marches du championnat. Surtout, les Asnièrois en sauront un peu plus sur leur potentiel et leurs chances de rejoindre la Pro A après une année de purgatoire.
« Le match contre Saint-Quentin va nous servir de test, indique le capitaine Clément Bleuze. On va voir ce que nous valons sur les matchs importants. Battre cette équipe nous donnerait un ascendant psychologique sur l'ensemble des autres formations de Pro B. ». Un sentiment partagé par le libéro Benoît Uguet qui mesure toute la portée de ces trois derniers rendez-vous de l'année 2003. « C'est une occasion de nous positionner avant la phase retour. Ces matchs sont intéressants car ils vont nous permettre de nous situer par rapport au haut de tableau de Pro B. » Et peut-être de se racheter d'une dernière sortie pas vraiment convaincante du côté de Martigues (2-3). « On souffre toujours de cette inconstance dans le jeu, souffle le passeur Yannick Bazin. Face à une équipe comme Saint-Quentin (invaincue et qui n'a perdu que trois sets en huit journées de championnat) ça ne pardonnera pas. Trois rencontres très difficiles nous attendent. On a déjà du mal dans les matchs soi-disant faciles, alors battre Saint-Quentin serait un petit exploit... » A l'image de ce que les Asnièrois avaient déjà produit, en Coupe de la Ligue, contre Cannes (3-1), équipe de Pro A, le 4 novembre dernier. Sauf que, cette fois, l'effet de surprise ne jouera pas. En atomisant (3-0) son dauphin marseillais lors de la dernière journée, Saint-Quentin a prouvé son sérieux une fois de plus. « Avant cette neuvième journée, on figure parmi les quatre premiers. Il va falloir s'y maintenir », résume simplement André Patin, peut-être privé ce soir de Vladimir Raicevic, grippé. « On sait qu'on ne jouera pas la première place cette saison, mais notre objectif commun est de battre Saint-Quentin, conclut le central Jean-François Perez. Le problème est que nous sortons d'une défaite humiliante et Saint-Quentin d'une victoire éclatante (3-0 contre Marseille). » Un succès asnièrois ce soir rééquilibrerait la balance.
Laurent Degradi
Bazin (Garin), Perez, Tuccelli, Raicevic (Zorgui), Bleuze, Vukanovic. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
CETTE FOIS, LE TEMPS n'a pas joué en faveur d'Asnières. Habitués aux matchs en cinq sets, qui jusque-là leur ont bien réussi, les joueurs d'André Patin ont chuté samedi soir à Martigues à l'issue du tie-break. « On sortait d'une victoire contre une belle équipe de Narbonne (3-2). On s'est dit qu'on allait jouer Martigues, équipe du bas de classement et, mentalement, on n'était pas prêts. » Approximatifs à la passe, perméables au contre, les Asnièrois ne rentrent dans leur match qu'à l'attaque du deuxième set. Pourtant, même s'ils reviennent à une manche partout, les partenaires de Clément Bleuze ne vont jamais trouver le bon rythme. Illustration dès le set suivant, sèchement perdu 14-25. « On avait établi un plan de jeu. Je me demande pourquoi, lance, amer, André Patin. On gagne deux sets car Martigues a mal joué. Même si on a retrouvé une certaine efficacité au service et au contre sur quelques phases, on a globalement joué à l'envers. » Les Asnièrois disposent à présent d'une semaine pour se remettre la tête à l'endroit. De grosses échéances les attendent en effet : ils vont enchaîner sur les réceptions de Saint-Quentin, leader invaincu, samedi, puis de Marseille, actuel troisième.
Laurent Degradi
MARTIGUES - ASNIERES, ce soir (20 heures), gymnase Julien-Olive à Martigues. Arbitres : MM. Charles et Saadoune.
Asnières : Perez, Bazin, Garin, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Vukanovic, Tucelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
VINGT SETS disputés lors des quatre dernières journées de championnat. Asnières ne roule pas à l'économie cette saison. Samedi dernier, face à Narbonne, Clément Bleuze et ses partenaires ont aligné leur quatrième victoire sur le score de 3-2. Une véritable épreuve pour les nerfs de leur entraîneur. « On paie là notre instabilité et notre inconstance dans le jeu, ne cesse de répéter André Patin. Mais, d'un autre côté, si on parvient à se sortir de situations qui peuvent paraître perdues, c'est que l'on possède de vraies valeurs collectives. C'est lié aux qualités relationnelles qui unissent le groupe. » Fort de sa cohésion, Asnières s'est, jusqu'alors, bien sorti des embûches de ce championnat de Pro B. Le voilà aujourd'hui deuxième avec Marseille, à un point du leader Saint-Quentin. Deux équipes que les Asnièrois accueilleront, tour à tour, lors des 9 e et 10 e journées. En attendant, il s'agit de préserver une invincibilité qui court depuis plus d'un mois à présent, ce soir à Martigues, autre ancien de Pro A qui se traîne pourtant à une pénible dixième place. « J'ai bon espoir pour ce déplacement, poursuit l'entraîneur asnièrois. Martigues semble une équipe à notre portée. Il faudra nous souvenir qu'au-delà de la notion de plaisir, la compétition reste un combat. »
Laurent Degradi
ASNIERES - NARBONNE : 3-2 (20-25, 17-25, 25-19, 25-21, 15-8). Spectateurs : 200. Arbitres : MM. Guignard et Chaladay.
Asnières : Bazin, Bleuze, Zorgui, Tuccelli (Raicevic), Vukanovic, Pérez. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
FAIRE MONTER la tension et le suspense d'un cran. Susciter la peur. Tels des réalisateurs de thrillers, les Asniérois aiment jouer avec les nerfs de leurs coach et supporters. Cela devient une dangereuse habitude mais l'essentiel est que le dénouement soit heureux. Mené deux sets zéro par de solides Narbonnais, samedi soir aux Courtilles, Asnières s'est révolté et l'a finalement emporté pour la quatrième fois d'affilée, en championnat, au tie-break (3-2). « Encore une fois on était au fond de l'enfer et voilà... » préfère sourire André Patin. Ses joueurs, complètement absents au cours des deux premières manches, lui ont encore causé une belle frayeur. « Je suis obligé de me bagarrer pour le respect des consignes, se désespère l'entraîneur asniérois. On met en place des consignes mais ils ne les suivent pas. »

En battant Narbonne
(3-2),Clément Bleuze,
ici à la réception, et ses partenaires
ont signé leur quatrième victoire de suite
au tie-break. (LP/OLIVIER CORSAN.)
Maintenant il faut essayer de gagner enfin 3-0... » Résultat, Narbonne et son pointu bulgare, Arsov, profitent des carences de leur adversaire pour organiser leur jeu et dérouler tranquillement deux sets durant (0-2). Puis le réveil. Mollassonnes jusque-là, les attaques de Vukanovic et de Raicevic se font plus tranchantes. Les contres de Pérez et de Tuccelli plus autoritaires. Transfiguré, Asnières monte en puissance et empoche logiquement le gain des deux manches suivantes (2-2). En face, la machine narbonnaise se dérègle et craque littéralement dans le tie-break devant des Asniérois portés par un public bon enfant, chambreur et bruyant (un djembé et une corne de brume accompagnant leurs encouragements). « C'est un succès que je n'osais pas espérer contre mes anciens coéquipiers, rigole Jean-François Pérez, blessé pour l'occasion (un large bandage entourait son mollet gauche). On réalise une sale entame de match mais on s'est resserré d'un coup. On gagne au tie-break en jouant mal. Maintenant il faut essayer de gagner enfin 3-0 avec la manière. »
Alexandre Boucher
SEPT ANS DE HANDBALL, sept ans de natation, un physique pas vraiment passe-partout (2,05 m), Jean-François Perez a mis quelques années à trouver sa voie. D'Avignon, sa ville natale, à Montpellier, cité qui l'a révélé au volley, le longiligne central a entamé un parcours qui l'a mené, en début d'année, à Asnières. L'ancien espoir du MUC (25 ans) retrouve ce soir, sur sa route, le Narbonne VB, dont il a porté les couleurs lors des deux dernières saisons. Un club qui lui a permis d'avoir sa chance en Pro B. « Je n'ai gardé que des amis là-bas, assure Perez. Mais il faut tout faire pour que le côté émotionnel ne joue pas sur le parquet. » Débarqué du côté des Courtilles sur les conseils de Jean-Merlin Nziémi, ex-pointu asniérois qu'il a côtoyé à Narbonne, il a dû s'atteler à la lourde succession de Radko Kolev et Gwénaël Le Rouzic, partis à l'intersaison. « Bien sûr, il a encore des choses à travailler : la vitesse d'exécution, le déplacement, la gestuelle et son registre offensif, dit de lui André Patin. Mais c'est un garçon travailleur qui a envie de progresser. »

Photo : Le Parisien
Une analyse que partage l'intéressé. « A l'image de l'équipe, je peux faire encore mieux. A Asnières, j'ai trouvé un entourage gentil, tolérant, qui m'a facilement ouvert les portes. André (Patin) a su utiliser les mots pour me convaincre de relever le challenge d'une équipe jeune. Le groupe a la hargne. Je l'ai senti dès notre premier match amical. Malgré la relégation, je n'ai pas senti un club moribond. » Classé, avant cette septième journée, meilleur contreur de Pro B avec 4,5 points de moyenne, l'ancien Narbonnais a enfin dompté ces 2,05 m qui l'ont parfois encombré. « Au collège, je prenais 10 centimètres à chaque rentrée, se marre-t-il. Quand tu mesures 1,90 m en quatrième, ce n'est pas toujours évident à gérer. C'est là que je me suis tourné vers le volley, où j'ai vite intégré un pôle espoirs. » Soumis depuis août aux cadences infernales imprimées par André Patin, l'ex-Narbonnais vit sa première saison « pro », siglée 100 % volley. « Avec deux entraînements par jour, c'est dur de faire autre chose que du volley. Malgré mon poste de contreur central, André m'oblige à toucher à tout aux entraînements : attaque, service, block, défense. C'est difficile par rapport à mes deux années précédentes, mais c'est sa philosophie du jeu. » Tout ce boulot, Jean-François Perez compte bien le rentabiliser un jour en Pro A. Pour l'avoir effleurée à deux reprises avec Narbonne, le gaillard s'est aiguisé l'appétit. Logique de le retrouver aujourd'hui, à Asnières, à la table des ambitieux.
Laurent Degradi
LYON - ASNIERES : 2-3 (21-25, 25-18, 27-29, 25-28, 14-16). Arbitres : MM. Galant et Bertin.
Asnières : Bazin (Garin), Bleuze, Perez, Vukanovic (Raicevic), Zorgui, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
LES ASNIÉROIS continuent à surfer sur la vague du succès. La victoire acquise samedi à Lyon (3-2) vient confirmer la réussite que connaît actuellement Asnières. L'équipe vient d'aligner son quatrième succès consécutif (en comptant la victoire en Coupe de la Ligue contre Cannes) et reste en embuscade à un point de Saint-Quentin, le leader. « Comme toujours, on a alterné le bon, le moins bon et le n'importe quoi, analyse André Patin. J'aimerais qu'on trouve enfin un jeu plus stable car il ne faut pas croire qu'on s'en sortira toujours aussi bien. » Dans ce match, en effet, les Asniérois se sont payé des sueurs froides à plusieurs reprises, notamment lors du tie-break où ils sauvent deux balles de match à 14-12 pour l'emporter 16-14. Rois du suspense, les partenaires de Clément Bleuze empochent leur troisième succès d'affilée, en championnat, à l'issue de la manche décisive.
Laurent Degradi
LYON - ASNIERES, ce soir (20 heures), palais des sports du Petit-Gerland. Arbitres : MM. Galant et Bertin.
Asnières :Perez, Bazin, Garin, Luga, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Vukanovic, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
LES FASTES de la Coupe de la Ligue passés, Asnières revient ce soir au championnat avec un déplacement périlleux à Lyon. Prestigieux vainqueur de Cannes (Pro A), mardi dernier, les Asniérois ont ce soir l'occasion de distancer, au classement, le peloton des poursuivants incarnés notamment par Lyon, invaincu chez lui cette saison en championnat mais dominé, mardi dernier (1-3), par Sète (Pro A) en Coupe de la Ligue. « Je m'attends à un match aussi difficile que celui face à Calais (3-2), confie André Patin. Cela va se jouer à l'arraché et la bagarre promet d'être acharnée. » Plus que l'état physique de ses joueurs (trois matchs en une semaine), c'est bien leurs dispositions psychologiques qui inquiètent leur entraîneur. Se reconcentrer et retrouver le rythme du championnat, voici les priorités asniéroises pour cette 6 e journée. « Après notre victoire contre Cannes, on va avoir un petit statut, note malicieusement l'entraîneur asniérois. Le volley français va nous considérer d'un autre oeil, à commencer par nos adversaires. Maintenant, on sait qu'on va être plus attendus encore. Il faut être prêt à cela. »
Laurent Degradi
Vainqueurs trop facilement du premier set, les joueurs de Tillie n’ont jamais contesté par la suite la supériorité des asniérois qui continuent leur chemin.
Les tours asniéroises, proches du bruyant gymnase des courtilles, leurs sont tombées sur la tête. Les cannois victimes, on ne nous l’enlèvera jamais de l’esprit, d’un premier set gagné trop facilement (25/17), crurent trop vite hier soir que l’affaire se trouvait dans leur poche. Ils firent tout simplement un énorme péché d’orgueil.
Asnières, sans bruit, laisse les visiteurs afficher leur satisfaction, les banlieusards, sourires en coin, préparaient déjà un sacré piège. Les joueurs d’André Patin avaient un plan dans la tête, et surtout, des tonnes de ressources pour atteindre leur objectif. Cannes attaque donc le deuxième acte de la soirée l’esprit libre, trop libre. Les locaux sentirent qu’il y avait un joli coup à tenter.
Dès lors, on découvrit des maillots rouges et bleus partout. Cannes fut plus d’une fois contrarié par la hargne, la force de Perez, de Vukanovic ou de Raicevic.
On ne devrait pas vous avouer cela tout de suite, mais la rencontre était déjà terminée. Les gars de la croisette ne reviendraient jamais à leur niveau. Pire, c’est Asnières, équipe de pro B, faut-il vous le rappeler, qui devint très vite maître des lieux.
Asnières était en fait entré dans la partie pour toujours … Les cannois, de leur côté semblaient avoir quitté les Courtilles depuis longtemps.
Bien sur il y eu ces deux ou trois « coups de gueules » de Christophe Meneau. Le « grand » sentant l’énorme danger qui frappait à la porte cannoise, fit plus d’une fois les gros yeux, mais cela ne servit à rien.
Asnières et son enthousiasme continuaient à lever les bras, à bousculer la hierarchie et cette équipe cannoise sans réaction et, hier soir, sans talent.
Les équipiers de Bleuze signèrent, sans qu’il faille contester quoi que ce soit les trois sets qui suivirent (25/23 25/20 25/20). Que pouvait-on ajouter sinon féliciter les asniérois …
Sitôt la rencontre terminée, ouvrant une porte des vestiaires très lourde, Laurent Tillie ne mâchait pas ses mots : « C’est le pire des cauchemars. Nous commençons bien et par la suite, c’est vraiment catastrophique. Nous avons manqué de caractère, d’agressivité … C’est carrément désastreux ! »
Un avis confirmé par Eric Harson qui avait pourtant mis en garde contre un éventuel excès de confiance. Le président, yeux noirs, épaules rentrées, avouait : « Notre comportement n’a pas été à la hauteur de notre statut. C’est indigne ! félicitations à Asnières, quele lecàon de volonté. »
Les cannois devront donc se reprendre dès samedi soir à Beauvais en championnat.
Hervé SOMNARD (Nice Matin)
TRANQUILLEMENT posé entre ces longues barres d'immeuble, le vénérable gymnase des Courtilles pensait bien ronronner et laisser filer un de ces soirs de semaine où rien de bien excitant ne se passe. Mardi, pourtant, Asnières y a écrit l'une des plus belles pages de l'histoire (déjà fournie) du club en se débarrassant de l'AS Cannes (troisième de Pro A) lors des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue.
Pro B contre Pro A, une division d'écart, mais un monde de différences que les Asniérois ont comblé en empochant les trois derniers sets d'un match totalement fou (3-1). Sous le feu des Cannois durant la première manche (perdue 17-25), Asnières a commencé sa soirée en donnant tous les signes de l'équipe résignée, déjà battue. Attaques mollassonnes, contres absents, fébrilité excessive, on pensait vivre trois petits sets rondement expédiés et retourner au coin du feu. « On avait peur dans cette première manche, analyse André Patin. Je me suis énervé. Au début du deuxième set, je leur ai dit : Faites ce que vous savez faire, et on verra. » Et on a vu.
Vu une formation d'Asnières totalement transformée, débarrassée de ses complexes, et qui, enfin, tient l'échange. Vu aussi un bloc cannois s'émietter lentement au fil des points. Vu enfin la confiance changer de camp pour faire de la formation de Pro B le vrai patron sur le terrain. « Cannes ne s'attendait pas à ce qu'on réagisse si violemment », explique le passeur Yannick Bazin, relayé par son libero Benoît Uguet : « Les Cannois ont remporté trop facilement ce premier set. Ils se sont un peu endormis ensuite. Nous, on a bien posé notre jeu. On a livré un match référence. Je crois qu'on a marqué l'esprit de nos adversaires en championnat. On bat une Pro A aux Courtilles. C'est une pression supplémentaire pour les équipes qui vont venir ici. »
Encore sur son nuage, le central Philippe Tuccelli peine à redescendre sur terre. « C'est le plus grand moment de volley que j'ai vécu, sourit-il. On a su se libérer après un premier set très crispé. C'est énorme ce qu'on réalise ce soir. » D'autant plus énorme que les Asniérois ne vont jamais laisser Cannes mener un seul instant lors des deux derniers sets. Grâce à une grosse qualité de service, un block très présent, à l'image de Jean-François Perez, et une attaque décomplexée, les gamins de Pro B donnent une véritable leçon aux Meneau, Novotny, Lemarrec et consorts. « Un match n'est jamais gagné ou perdu d'avance, glisse malicieusement André Patin à la joie toujours aussi contenue. Cannes est arrivé en se disant qu'il ne pouvait pas perdre. C'est la pire des choses pour un compétiteur. » Voila les Asniérois invités pour le tournoi final de mars prochain, où d'autres têtes pourraient tomber.
Les qualifiés pour le tournoi final (du 12 au 14 mars 2004) : Asnières (Pro B), Saint-Quentin (Pro B), Poitiers (Pro A), Paris (Pro A), Tourcoing (Pro A), Montpellier (Pro A), Ajaccio (Pro A), Arago Sète (Pro A).
Laurent Degradi
ASNIERES (Pro B) - CANNES (Pro A) :
3-1 (17-25, 25-23, 25-20, 25-20). Spectateurs : 150.
Arbitres : MM. Leconte et Takaichvili.
Asnières : Perez (Vukanovic), Bazin, Zorgui, Raicevic, Vukanovic (Bleuze), Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
Cannes : Vandaele (Schalk), Novotny, Meneau, Haldane, Hudecek (Opota), Lemarrec. Libero : Ragondet. Entr. : Tillie.
LES ASNIÉROIS ont créé, hier soir, l'exploit des 8ème de finale de la Coupe de la Ligue en éliminant Cannes (3-1), actuel quatrième du championnat de Pro A. Après une première manche crispée, perdue 17-25, Asnières a su rebondir pour pousser les Cannois dans leurs derniers retranchements. Dès l'entame de second set, on sent Clément Bleuze et ses partenaires plus libérés. Leur jeu, enfin débarrassé des maladresses vues lors de la première manche, fait mal aux pensionnaires de Pro A. Menés 6-5 puis 13-9, ces derniers se désorganisent. Asnières égalise (1-1) et évolue en pleine confiance à l'image des deux aces successifs signés Raicevic à l'entame du set suivant (7-5). Bleuze trouve des espaces au centre. Zorgui percute en bout de filet et la bande à Laurent Tillie se retrouve menée deux sets à un. Tout proches de l'exploit, les joueurs d'André Patin maintiennent leur pression. Le block, emmené par un Perez très présent, s'oppose à la puissance de Novotny, Haldane ou Opota, quasiment réduits au silence. Sur une ultime faute directe au service, Cannes laisse Asnières filer vers le tournoi final de mars prochain. « Il n'y jamais de match gagné ou perdu d'avance, souffle André Patin. On a su se libérer après un premier set tendu. Ce soir, on réussit un petit exploit. »
Laurent Degradi
ASNIERES (Pro B) - CANNES (Pro A),
ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles.
Arbitres : MM.Leconte et Takaichvili.
Asnières : Bazin, Garin, Perez, Césaire, Tuccelli, Zorgui, Bleuze, Raicevic,
Vukanovic. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
UN PETIT GOÛT d'élite, rappelant les parfums d'antan, flottera ce soir dans les travées du gymnase des Courtilles. Sept mois après avoir quitté la Pro A, Asnières s'offre en effet un savoureux retour en arrière en accueillant Cannes (Pro A), ce soir lors des 8 e s de finale de la Coupe de la Ligue. Un duel a priori déséquilibré entre l'actuel quatrième de Pro B et le quatrième de Pro A. A l'aise loin de leurs bases, les Azuréens comptent déjà trois victoires en déplacement en championnat, à Avignon, Nice et Tours. Emmené par ses deux nouveaux internationaux, Marc Schalk et Loïc Lemarrec, Cannes se présente en gros favori. « Pour moi, Cannes est la meilleure équipe de France actuellement, lâche André Patin. Si elle joue sérieusement, il n'y aura pas photo. Mes joueurs doivent faire ce qu'ils savent faire de mieux. Il y a toujours une chance de passer. Il faut prendre tout ce qui est à prendre. » Après les cinq sets disputés samedi contre Calais en championnat, les Asniérois devront faire ce soir avec des jambes sans doute un peu lourdes. Un handicap de plus dans une affiche déjà déséquilibrée.
Laurent Degradi
ASNIERES - CALAIS : 3-2 (22-25,
25-23, 17-25, 25-21, 22-20).
Spectateurs : 200.
Arbitres : MM. Garreau et Guignard.
Asnières : Bazin (Garin), Zorgui (Raicevic), Bleuze, Vukanovic, Tucceli (Pérez
puis Césaire). Libero : Uguet. Entr. : Patin.
«JE CROIS que c'est grâce à eux qu'on gagne. » Yannick Bazin, auteur du point victorieux dans le tie-break, s'extirpe de la mêlée formée par les joueurs d'Asnières et leurs supporters pour reprendre ses esprits et rendre hommage au public des Courtilles. Le passeur asniérois sait que la trentaine de jeunes a pris une part prépondérante dans le succès à l'arraché des siens, samedi soir, sur Calais (3-2). Alors qu'Asnières est mené deux manches à une, cette frange de spectateurs s'est subitement réveillée au quatrième set pour galvaniser ses protégés et les aider à renverser la vapeur. Volontiers chambreuse, elle a superbement rempli son rôle en tapant des pieds sur les gradins et en imposant une pression sur les serveurs calaisiens remarquables jusque-là. Car ce sont bien les visiteurs qui ont imprimé leur rythme à cette rencontre. Formant un bloc compact, les Nordistes empêchent des Asniérois trop prévisibles de trouver les ouvertures en attaque et mènent logiquement au score grâce aux attaques surpuissantes de son pointu camerounais, Tiedjop (1-2). Avant de céder dans la quatrième manche devant les partenaires d'Aurélien Garin, passeur suppléant inspiré. « On s'en sort bien, respire André Patin. On était bien dominés mais on a tenu et finalement gagné ce match, c'est une bonne chose. On donne encore trop de points. Notre irrégularité est liée à l'âge des joueurs. La constance est une qualité d'équipe que nous n'avons pas encore, il faut savoir rester plus lucide à certains moments. »
Laurent Degradi
ASNIERES - CALAIS , ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles. Arbitres : MM. Garreau et Guignard.
Asnières : Bazin, Garin, Perez, Césaire, Tuccelli, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Vukanovic. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
ROI DU CONTRE-PIED en ce début de championnat, Asnières va devoir gagner en constance pour négocier au mieux le calendrier délicat qui l'attend dans les prochaines semaines. « Avec Calais, ce soir, on commence nos duels face à des équipes plus compactes », analyse ainsi André Patin. Pour l'instant, il est vrai, Asnières n'a rencontré que des formations, pour l'heure, mal classées même si le raté face à Agde (défaite 0-3 à domicile lors de la 3 e journée) rappelle que le Championnat de Pro B reste ouvert. « Calais est à prendre au sérieux, clame le coach asniérois. Je sais que nous sommes capables de battre cette équipe mais, pour cela, on va devoir être plus réguliers dans notre jeu. » Atteint d'une angine qui l'a privé des séances d'entraînement de mercredi et jeudi, le pointu Jovan Vukanovic devrait tenir normalement sa place. La fièvre est en effet tombée et il a pu s'entraîner hier.
Laurent Degradi
ASNIERES (Pro B) - MARSEILLE (Pro B), ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles. Arb : MM. Garreau et Takaichvili. Asnières :
Bazin, Garin, Perez, Césaire, Tuccelli, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Vukanovic. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
APRÈS QUATRE JOURNÉES, le championnat de Pro B connaît une parenthèse ce week-end et laisse place au premier tour de la Coupe nationale de la Ligue. Vingt clubs sont concernés par ce premier acte, dont huit de Pro A qu'Asnières a pu éviter au tirage. Reste que, face au promu marseillais, Patin et ses hommes ne s'attendent pas à une partie de plaisir même s'ils ont l'avantage de recevoir. En championnat, les Provençaux affichent en effet un bilan identique à celui d'Asnières dont la dernière prestation aux Courtilles (défaite 0-3 contre Agde) n'a pas lieu de rassurer. « On a la chance d'avoir tiré une Pro B et d'évoluer à domicile. Ensuite, à nous de faire au mieux pour passer », indique André Patin qui dispose de l'intégralité de son groupe.
Laurent Degradi
EN S'IMPOSANT samedi soir en Isère (2-3), Asnières a chassé momentanément ses doutes nés de son piteux revers aux Courtilles, la semaine passée, devant un autre mal-classé, Agde (0-3). Suffisante et insuffisante face aux Héraultais, la jeune bande d'André Patin a su relever la tête pour disposer dans le tie-break de Grenoble. Si ce succès étriqué lui permet de pointer à la deuxième place en compagnie de Marseille et Dunkerque (Asnières est devancé au set-average), à une longueur de Saint-Quentin invaincu, il confirme également que l'ex-pensionnaire de Pro A devra s'arracher à chacune de ses sorties. Encore trop souvent branchés sur courant alternatif, les Asnièrois ont aussi pu mesurer le travail à accomplir s'ils veulent atteindre leurs objectifs. Ces baisses de régime ont bien failli leur coûter cher après l'égalisation grenobloise à deux manches partout. Mais le coup d'accélérateur des partenaires de Yannik Bazin dès le début du tie-break (5-0 puis 9-2) se révélera finalement décisif. « C'est une victoire laborieuse, souffle André Patin. La caractéristique de cette équipe, c'est l'inconstance. Il faut qu'on soit capable de tenir un bon niveau de jeu tout au long d'un match. La venue du promu marseillais samedi en Coupe de France est un bon test. Il faut être fort pour aller s'imposer 3-0 à Narbonne. »
Laurent Degradi
ASNIERES - AGDE, ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles. Arbitres : M. Horcholle et M l l e Pennel.
Asnières : Bazin, Garin, Perez, Césaire, Tuccelli, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Vukanovic. Libéro : Uguet. Entr. : Patin.
AUTEUR d'un sans-faute en ce début de saison, Asnières semble avoir trouvé facilement le rythme de la Pro B. Sérieux face à Alès (3-1), aux Courtilles, pour le match d'ouverture, les Asniérois ont confirmé en allant s'imposer sèchement (3-0) à Chaumont lors de la dernière journée. Une entame de championnat qui leur permet de rester invaincu tout comme Saint-Quentin et Martigues. Ce soir, André Patin et ses hommes accueillent une formation d'Agde qui a connu un début d'exercice totalement opposé. Laminés 3-0 contre Saint-Quentin et contre Martigues, les Héraultais paient sans doute un calendrier délicat. André Patin, en tout cas, ne verse pas dans l'excès de confiance et se méfie de la venue de la lanterne rouge. « Agde vient de prendre une taule (sic) chez lui et se présente chez nous en n'ayant pas grand-chose à perdre, indique-t-il. On doit se méfier. Si le début de match lui réussit, Agde peut prendre confiance et nous inquiéter. On doit être prêts à cela. Il ne faut pas nous laisser surprendre. » Au complet, les Asniérois ont donc toutes les cartes en main pour aligner un troisième succès consécutif. Même si les Courtilles donnent quelques signes de faiblesse (problème de peinture au sol), ses occupants gardent la tête sur les épaules. Leur entraîneur y veille en tout cas. « On ne doit pas s'installer dans le confort, répète André Patin. Pour l'instant, on a gagné deux matchs. Il n'y a pas de quoi se tresser des lauriers. C'est ce que je ne cesse de répéter aux joueurs. »
Laurent Degradi
CHAUMONT - ASNIERES : 0-3 (21-25, 17-25, 25-27). Arbitres : MM. Casi et Mollé.
Asnières : Bazin, Bleuze (Raicevic), Perez, Vukanovic, Zorgui, Tuccelli. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
LA saison est bien lancée pour Asnières qui est allé chercher son deuxième succès consécutif, samedi soir, à Chaumont (3-0). Concentrés, bien dans le sujet dès les premiers échanges, les joueurs d'André Patin n'ont jamais laissé l'initiative du jeu à leur adversaire. « On a su tout mettre en place pour que ça marche, résume l'entraîneur asnièrois. Chaumont était sous tension après sa défaite 3-0 à Saint-Quentin et voulait se racheter devant son public. » Une liberté qu'Asnières ne lui a jamais laissé prendre. En tête au tableau d'affichage de bout en bout des deux premières manches, Benoît Uguet et ses équipiers ne lâchent du lest qu'à l'entame de la troisième manche. Moins dominateurs, les Asnièrois laissent Chaumont reprendre confiance. « On a desserré notre emprise, poursuit André Patin. Chaumont s'est même procuré une balle de set à 24 mais on a su donner le coup de rein nécessaire pour conclure. »
Laurent Degradi
APRÈS avoir réussi ses premiers pas en Pro B contre Alès (3-1), la jeune garde asniéroise s'attaque ce soir à un vieux briscard de ce championnat. Chaumont entame en effet sa sixième saison à ce niveau. Passée tout près de la relégation l'an dernier, l'équipe de Haute-Marne a connu une première journée difficile à Saint-Quentin qui l'a cueillie 3-0. Pourtant, dans leur salle, les Chaumontais vont offrir un tout autre visage et André Patin appréhende un peu l'accueil qui attend ses troupes. « Le public est chaud et cette ambiance peut déstabiliser notre jeune équipe, note l'entraîneur asniérois. C'est ce que je crains le plus de notre déplacement. » Pour s'être rencontrées durant la phase de préparation, les deux équipes se connaissent bien. Le rapport de force semble assez équilibré comme le reconnaît André Patin. « Le match me paraît plutôt ouvert, indique-t-il. Le contexte, lui, sera bien entendu différent de celui d'avant-saison. Chaumont sort d'un 3-0 et sera très motivé pour son premier match à domicile. De notre côté, il va falloir produire un niveau de jeu constant. Si on y parvient, ce match peut être à notre portée. » Le groupe vainqueur d'Alès est reconduit dans son intégralité pour ce premier déplacement.
Laurent Degradi
ASNIERES - ALES, ce soir (20 heures), gymnase des Courtilles.
Arbitres : MM. Van Herpe et Thomas.
Asnières : Bazin, Garin, Perez, Césaire, Tuccelli, Zorgui, Bleuze, Raicevic, Vukanovic. Libero : Uguet. Entr. : Patin.
LE PROMU face au relégué de Pro A, le championnat s'ouvre sur un duel plutôt symbolique pour l'équipe d'Asnières. Enfin relogés au gymnase des Courtilles, après deux saisons en anonyme à Eaubonne, André Patin et ses troupes comptent profiter de ce retour au bercail pour relancer la machine. La descente en Pro B et le départ de la quasi-totalité des joueurs majeurs (dont le passeur international Mathias Patin pour Paris) ont laissé le champ libre aux jeunes. Même si le libero Benoît Uguet et le pointu Jovan Vukanovic ont du métier, le collectif va souffrir d'un certain manque d'expérience. « On a les qualités et les défauts d'une équipe jeune (22 ans de moyenne d'âge) », indique André Patin qui se délecte déjà de ce nouveau challenge. « Il faut apprendre à gérer le stress, les fins de set et tous les moments de tension d'une rencontre. Mais le principal piège pour un compétiteur est le confort. Il faut sans cesse s'inquiéter et veiller. La préparation a été bonne et nous sommes prêts à entrer dans la compétition. » Arrivé à l'intersaison de Narbonne (Pro B) sur les conseils de Jean-Merlin Nziémi, un ancien de la maison asnièroise, Jean-François Perez aura un rôle important. Les départs de Le Rouzic et Kolev ont en effet laissé un vide au poste de central. « Je sais que j'aurais plus de responsabilité ici qu'à Narbonne », assure le gaillard (2,05 m). Reste maintenant à empoigner au plus vite cette saison à bras-le-corps.
Laurent Degradi
Composé d'un groupe très rajeuni, Asnières entame samedi un nouveau championnat, qui s'annonce homogène, avec la volonté de retrouver rapidement la Pro A. RELÉGUÉ de Pro A l'an dernier et amputé d'un bon cinquième de son budget, Asnières démarre samedi une saison charnière qui va tourner autour de trois mots d'ordre.
Rebondir.
Les challenges, André Patin connaît. Au club depuis 33 ans, l'emblématique gourou asniérois n'est pas du genre à ronronner. Son envie : retrouver la Pro A dès le printemps prochain. Enfin de retour aux Courtilles, gymnase témoin de tant de grands moments, le club va s'efforcer de se classer aux huit premières places, synonymes de play-off. « Je n'ai pas une idée précise du niveau de la Pro B, indique André Patin. Cette année, l'équipe peut battre n'importe qui. Elle peut aussi perdre à tout moment. Au fond de moi, je suis pourtant certain que ce groupe peut réussir quelque chose. »
Responsabiliser.
Sur les six joueurs majeurs de la dernière saison, cinq sont partis (Le Rouzic, Guily, Kolev, Château et Mathias Patin). Asnières se trouve donc soumis à un renouvellement (trop) rapide des générations. Désormais, les « doublures » sont appelées à jouer les premiers rôles. Pas évident, surtout pour le jeune Yannick Bazin (20 ans), qui succède à Mathias Patin à la passe, poste clé par excellence. « Mathias apportait une stabilité et une sérénité au jeu qui se répercutaient sur toute l'équipe, analyse André Patin. Yannick passe cette année du statut de remplaçant à celui de responsable. On va voir comment il va réagir. »
Surprendre.
« Si on parvient à maintenir un niveau de jeu constant, on peut faire un bon truc. » Jean-François Perez, central transfuge de Narbonne (Pro B), résume bien la recette du succès. Dans un championnat qui s'annonce homogène où « il n'y aura pas de cavalier seul », dixit l'ex-Narbonnais, la constance sera primordiale. Si Uguet (27 ans), Vukanovic (26 ans) et Perez issu du six majeur de Narbonne, pourront s'appuyer sur leur métier, les plus jeunes, eux, devront maîtriser un trac bien légitime. Pour surprendre le promu marseillais, annoncé comme musclé, Narbonne, au recrutement complet, ou Saint-Quentin, toujours placé, Asnières va devoir réussir en priorité son mariage des générations.
L'EFFECTIF.
Passeurs : Bazin, Garin (espoirs).
Centraux : Perez (Narbonne, Pro B), Césaire (Fontenay, N 2), Tuccelli.
Réceptionneurs-attaquants : Zorgui, Bleuze, Raicevic.
Pointu : Vukanovic.
Libero : Uguet.
Entr. : Patin.
Laurent Degradi
Aujourd’hui et demain, le Chaumont VB 52 se rend dans la capitale pour y rejoindre la formation d’Asnières et effectuer plusieurs séances d’entraînement en commun. Un séjour qui se terminera demain, à 17 h, par une opposition entre les deux équipes.
Pour le Chaumont VB 52, la préparation se poursuit avec ses difficultés habituelles depuis la reprise, liées à un effectif particulièrement réduit. Après les retrouvailles avec le terrain à Nancy (défaite 3 sets à 1) et à Epinal (défaite
2 sets à 1), c'est du côté d'Asnières que les Haut-Marnais repartent en campagne, aujourd'hui et demain, pour un "stage" de deux jours, basé esssentiellement sur des exercices d'entraînement avec les Parisiens, et qui se clôturera, demain en fin d'après-midi (17 h), par un match entre les deux formations. Une formule que les deux clubs avaient déjà mise en place l'an passé et particulièrement appréciée des deux entraîneurs. «Avec André (Patin), nous avons de nombreux points communs dans la façon de travailler et de préparer les futures échéances, avoue le coach chaumontais Olivier Lardier. Le premier jour, nous avons prévu plusieurs séances en commun afin de régler les systèmes mis en place, avant de poursuivre par un entraînement matinal avec mon équipe demain, puis un match en soirée, en situation réelle.»
Un programme chargé pour un collectif du CVB 52 qui se déplacera, encore une fois, amputé d'un grand nombre d'éléments. Guillaume Creuzot, Jean-Stéphane Tolar et Guy Valentin absents, Olivier Lardier ne devrait pas non plus solliciter énormément Carlos Lopez. Le passeur portoricain (ex-Agde, Pro B) doit, en effet, rejoindre aujourd'hui les troupes chaumontaises à Paris, débarquant directement d'Amérique Centrale à Roissy. «Je pense qu'il faudra certainement un peu de temps à Carlos pour se remettre du décalage horaire, et je ne sais pas s'il sera vraiment en état de jouer. De toutes façons, il est important que Stéphane (Collet) peaufine également ses automatismes avec ses coéquipiers, car il sera très certainement amené à rentrer plusieurs fois sur le terrain cette saison.»
Mais si le coach haut-marnais ne se fait pas trop de souci sur la forme de ses passeurs, il n'en va pas de même pour les centraux où, sans Jean-Stéphane Tolar dont l'arrivée n'est prévue que le 11 septembre, le secteur reste particulièrement défectueux. Philippe Bailly, toujours gêné par une blessure au pied qui ne veut pas s'estomper, et Guillaume Creuzot, également victime d'une douleur récurrente à l'épaule, n'offrent pas actuellement les garanties nécessaires pour l'équipe. Si le premier devrait néanmoins faire partie du voyage dans la capitale, le second, bloqué pour raisons professionnelles, est d'ores et déjà forfait. Enfin, Olivier Lardier ne pourra compter sur Eric Person, également tenu par ses obligations professionnelles, que pour le match de demain soir.
Des difficultés qui, si elles n'effraient pas un Olivier Lardier se voulant résolument optimiste, ne facilitent pas la préparation d'une équipe qui doit, le 27 septembre prochain, débuter le championnat du côté de Saint-Quentin. «Aujourd'hui, pour moi, les déboires n'existent plus. Nous avons le recrutement que nous souhaitions, après avoir essuyé les différents revers tunisiens. Les absences de Jean-Stéphane (Tolar) et de Guy (Valentin) étaient prévues, et l'intégration de Georgi (Sabchev) s'effectue parfaitement. Je peux aussi compter sur les deux jeunes Réunionnais du Centre de Formation. Je me veux serein et satisfait de cet effectif.»
Asnières mise sur la jeunesse
Du côté d'Asnières, l'entraîneur André Patin joue également la carte de la sérénité. Malgré un effectif véritablement bouleversé à l'intersaison avec «cinq titulaires du "six" parti sous d'autres cieux», le coach parisien n'a pas pour habitude de se lamenter sur son sort. Toujours soucieux de l'avenir du club, l'équipe asniéroise se base depuis toujours sur un travail de formation payant. «Mis à part Jean-François Perez, venu de Narbonne (Pro B), nous avons conservé sept joueurs de l'effectif de l'an dernier et rajouté cinq espoirs du club. Pour ses sept éléments qui ont côtoyé l'élite et qui évoluaient au poste de "stagiaire", il leur est offert une véritable occasion de prendre des postes à responsabilité et de montrer qu'ils sont capables de tenir la distance.»
Mais si Asnières se doit de reconquérir une place parmi l'élite quittée à l'intersaison, André Patin ne fait pas une fixation de cet objectif. «Je ne connais pas vraiment le niveau de la Pro B. Mon ambition est de travailler sereinement et si nous pouvons accrocher une place pour la montée, nous la prendrons, si nous nous faisons battre par plus fort, on poursuivra la lutte en Pro B.»
Contrairement au CVB 52, le coach parisien a la chance de pourvoir compter sur un effectif au complet depuis la reprise (le 11 août dernier), et si sa formation a déjà disputé deux rencontres de préparation face à Beauvais (une victoire et une défaite), André Patin préfère fixer son attention sur la réalité du terrain, faisant fi du tableau d'affichage. «Dans les périodes de préparation, on a toujours tendance à mettre l'accent sur les choses qui ne vont pas. Actuellement, c'est cela qui m'intéresse et que je tiens à améliorer. Les deux jours que nous allons passer en compagnie des Chaumontais devraient m'aider à franchir un nouveau palier.»
Un objectif commun pour deux formations qui se retrouveront le week-end des 19, 20 et 21 septembre, à Chaumont cette fois, pour une ultime revue d'effectif avant le début de compétition. De l'eau aura coulé sous les ponts...
Laurent Génin
Après avoir disputé, la semaine dernière, ses deux premiers matchs de préparation de l'intersaison face à Beauvais, promu en Pro A, Asnières a choisi de poursuivre son travail en compagnie de Chaumont (Pro B).
Aujourd'hui, les deux formations ont programmé un entraînement en commun au CDFAS d'Eaubonne, le gymnase des Courtilles, inoccupé durant deux ans, étant toujours indisponible. Demain (17 heures), Asnières et Chaumont se retrouveront, toujours au CDFAS, pour une rencontre amicale. « Ces séances servent surtout de revue d'effectif, note André Patin. De mon côté, je m'attache en priorité à corriger nos défauts qui sont ceux d'une équipe jeune (22 ans de moyenne d'âge). Il y a encore beaucoup de choses à travailler. » Principale satisfaction de cette reprise, le central Jean-François Perez (ex-Narbonne) qui paraît se fondre idéalement à son nouveau collectif. Dans la foulée de ce nouveau test face à Chaumont, les Asnièrois enchaîneront vendredi par un autre match amical contre Le Goëlo, lui aussi promu en Pro A.
Laurent Degradi
Malgré la baisse de son budget, Asnières a pu conserver son pointu, Jovan Vukanovic, qui va apporter son expérience à un groupe rajeuni.
LE CHANTIER de reconstruction du VB Asnières 92 est désormais bien avancé. Un mois et demi après sa relégation en Pro B, le club est pratiquement prêt à repartir au combat. Le recrutement, baisse du budget oblige, reste minimaliste avec, pour l'heure, la seule venue de l'ex-central de Narbonne (Pro B) Jean-François Perez (24 ans ; 2,05 m). André Patin, qui avoue entretenir des contacts avec un deuxième central, a su éviter une « fuite des cerveaux » trop importante. Si Kolev (Montpellier) et Château (Nice) ont légitimement souhaité poursuivre en Pro A, le libero Benoît Uguet et le pointu yougoslave Jovan Vukanovic, meilleur marqueur du club lors de la saison écoulée, feront toujours partie de l'effectif l'an prochain. Une touche bienvenue d'expérience au coeur d'un groupe très rajeuni. Ainsi Yannick Bazin aura, à 20 ans, la lourde tâche de succéder à la passe à Mathias Patin désormais au Paris Volley. Bleuze (21 ans), Raicevic (23 ans), Zorgui (22 ans) et Tuccelli (23 ans) constitueront l'ossature du groupe. L'une de leurs tâches principales sera de faire oublier les absences de Gwenaël Le Rouzic et de Sylvain Guily qui ont décidé de stopper leur carrière sportive. « La saison prochaine, le club sera limité sur le plan financier et il a fallu jouer serré, indique André Patin. Malgré cela, on a pu conserver Vukanovic, qui a consenti à faire un effort sur un plan financier. Il avait à coeur de rester à Asnières. Il m'a confié qu'il appréciait le groupe et l'entourage du club et ne voulait pas se prendre la tête à chercher ailleurs. » Enfin, deux jeunes issus du groupe espoir, qualifié pour la finale du Championnat de France les 7 et 8 juin, rejoignent l'effectif de Pro B avec un statut amateur : Aurélien Garin en tant que deuxième passeur et le central Grégory Luga. L'ensemble de l'effectif se retrouvera pour le classique stage d'été à Saint-Nazaire, du 11 au 21 août, avant d'attaquer la saison qui débutera le 27 septembre.
Julien Lesage
Asnières en chantier
ANDRÉ PATIN a rencontré ses joueurs vendredi pour évoquer l'avenir du club. Seule certitude, quatre joueurs ne joueront plus sous les couleurs d'Asnières la saison prochaine. Mathias Patin a déjà annoncé son départ au Paris-Volley, Kolev partira sous d'autres cieux, alors que Le Rouzic et Guily ont décidé de se consacrer à leurs activités professionnelles. Pour faire face à ces départs, l'entraîneur-formateur misera sur une jeune génération emmenée par le passeur Bazin (19 ans, 1,88 m), le central Tucceli (22 ans, 1,97 m), sous contrat pendant encore une saison, et peut-être sur deux jeunes du cru qui évoluait cette saison au CNVB de Montpellier, Ludovic Castard et Fodé Keïta (20 ans). Uguet et Chateau restant, eux, encore indécis ». Pour les encadrer, le coach espère également attirer dans ses filets un joueur expérimenté et reproduire le coup qui lui avait permis de monter en Pro A, il y a quelques années, avec un Dimitri Tsvetkov à la tête de la génération des Patin ou Frangolacci... Malgré un budget amputé de 122 000 ? (800 000 F), il tournerait désormais autour de 565 000 ? (3,7 MF), le club ne compte donc pas faire de vieux os dans l'antichambre de l'élite. Mon objectif est de remonter le plus rapidement possible, confie André Patin. Pour le moral des joueurs, il vaut mieux jouer pour monter que pour ne pas descendre comme c'était le cas cette année. Et puis, vu notre nouveau budget, ce n'est peut-être pas un mal de repartir en Pro B. »
Julien Lesage