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Asnières Volley 92

André PATIN

André Patin

Photo Le Parisien

C'est grace à Asnières si j'en suis là !
C'est la culture PATIN ...
A Asnières, il n'y a jamais eu de structures pour être star mais celles pour devenir vraiment meilleur.

Hubert Henno
Libéro de l'équipe de France et du Paris-Volley, pour Volley ball magazine (9/2000)

André Patin et André Le Guillou (...) ont monté, avec l'aide de la mairie, le meilleur club formateur de France. Un président têtu, aussi bon gestionnaire que râleur, un entraîneur talentueux et fidèle et une cohorte bondissante de jeunes talents du cru : voilà le secret d'Asnières Volley 92 (...).

Nicolas Delasalle
Télérama - 12 avril 2000


ANDRÉ PATIN (51 ans), l'entraîneur d'Asnières, vit sa trentième saison au club. Une longue histoire notamment marquée par une expérience avortée entre 1992 et 1995 avec le PSG, devenu depuis le Paris-Volley.

Le parcours.

« Je suis venu tardivement au volley, à 18 ans, à Bois-Colombes. En 1970, j'ai rejoint Asnières, où je me suis vite impliqué dans la formation des jeunes. En 1973-1974, le club a accédé à la 1re Division. Jusqu'à mon arrêt en 1984, nous avons remporté trois titres de champion de France et j'ai été sélectionné en équipe de France (NDLR : 22 sélections). En 1986-1987, j'ai pris en main l'équipe, qui venait de perdre tous ses internationaux. En 1992-1993, Asnières s'est associé avec le PSG de Charles Biétry et nous sommes devenus champions de France. Mais Paris a peu à peu étendu son influence, et après trois années, cela a été la scission. Nous sommes repartis en N 3 avec des jeunes et sommes remontés directement en Pro A. » L'attachement au club. « Je suis arrivé à 21 ans comme joueur. La structure m'a tout de suite convenu. Evidemment, j'ai souvent reçu des propositions d'autres clubs. Mais aujourd'hui, on ne viendrait plus me contacter. On a passé près de trente ans au club ensemble avec le président Le Guilloux (NDLR : qui a quitté son poste de président l'an dernier). Les gens se sont un peu moulés à notre façon de travailler. Quand on avance, on ne se rend compte de rien. Mais quand on se retourne, on se dit :Ouais, déjà... Si je ne suis pas parti, c'est certainement à cause de mon côté affectif. Je n'aime pas quitter les gens.»

Les souvenirs.

«Des souvenirs, il y en a beaucoup. Ce qui ressort ce sont toutes les premières fois... Il y a aussi notre succès en quart de finale de la Coupe de France en 1997-1998 contre la grande équipe de Paris, alors que nous étions en Pro B. Tous les souvenirs de victoires collectives, ces instants où les émotions sont décuplées. Ici, les choses se sont adaptées, améliorées, et finalement me conviennent. C'est un peu quelque chose que j'ai construit à ma mesure. J'ai profité d'une certaine liberté, en gardant par exemple un pied dans la formation. Asnières est devenu une référence pour sa structure jeunes, avec un prolongement social.»

Les regrets.

«Par philosophie, je crois que rien n'est dû au hasard. Donc je n'ai pas de vrais regrets. Ma carrière a été assez pleine, même si je n'ai pas été international très longtemps. Je ne pense pas avoir d'ennemis, j'ai un retour plutôt positif sur ma façon de travailler. Je ne suis pas vénal, je n'ai jamais eu de plan de carrière. J'ai agi selon ce que je ressentais. La période avec le PSG a été intéressante, mais j'étais étranger à tous les rapports de pouvoir et d'influence. Je crois que dans le fonctionnement et l'esprit, Asnières est dans la juste voie. J'ai conscience que beaucoup de choses ici viennent de moi. Sans être obnubilé, je suis dans le volley 24 heures sur 24.»

Cyril Belaud - Le Parisien - 3 novembre 2000

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